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10.05.2007

C'est qui qui regarde? Pas sarko!

Notre blog!

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Problème? no problem! Si un peu quand même.

Le problème des blogs est leur continuité dans l'objet. Or, Le blog répond temporairement à un événement bien délimité. Et celui-ci, la politique, fait des sauts de haies. L'autre problème est le nombre de lecteurs, pour qui nous devons poursuivre, parce que se sont des lecteurs habituels, beaucoup sont assidus. Cependant, Carole, Corinne, et martin, ne savons pourquoi ? Aussi avant de fourbir armes et bagages, un petit test serait utile.

Si quelques passants pouvaient juste dire pourquoi ils s'arrêtent à la machine à café, cela permettra de choisir entre l'arabica et le robusta, le thé vert ou en poudre. L'eau c'est 20 minutes.

A t'a l'heure.

martingrall


Comme je viens de passer chez l'NRV, économie premissive sarkozyste, faut pas trop en abuser, donc on va plutôt faire dans l'écolo

09.05.2007

Voir ou revoir "La campagne du net"

proposépar martingrall


Présidentielles.com : Voir ou revoir gratuitement le documentaire La campagne du net pendant une semaine sur arte.tv, disponible en ligne juste après sa diffusion (environ 21h45) le 8 mai.

Le film est disponible en deux parties : le documentaire ET l'épilogue. Merci de lancer les deux fichiers successivement.

Voir le documentaire
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Voir l'épilogue
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>> Vers le blog "e-campagne_2007"


Le film :

Des blogueurs aux QG Internet des candidats, chacun y va de son clic pour peser sur les débats. Qui sortira gagnant de ces affrontements politiques en ligne ?

Les candidats se sont tous mis à Internet, avec plus ou moins de bonheur. Mais ils sont peu nombreux à avoir entendu cet appel au renouvellement du débat que lancent les internautes. Sur la Toile, les réactions se déchaînent. Sont-elles représentatives de l’ensemble des électeurs français ? Y a-t-il des “e-favoris” parmi les candidats ? S’efforçant de répondre à ces interrogations, le film part à la découverte des différents acteurs de la présidentielle sur le Net : équipes Web des candidats, “emilitants”, blogueurs plus ou moins influents… Il suit la chronologie de cette campagne numérique, des premières escarmouches d’automne (la vidéo montrant Ségolène Royal parlant des professeurs, à Angers) jusqu’aux grandes batailles du printemps. Il tente également de cerner le rôle d’Internet en tant qu’outil politique et démocratique, pointant au passage la diffi culté avec laquelle les médias traditionnels prennent la mesure de ce phénomène et de ses règles du jeu.

La campagne du net
Documentaire de Frédéric Biamonti et Alexandre Hallier
(France, 2007, 52mn)
Coproduction : ARTE France, La Générale de Production

23.03.2007

Comme un barreau de chaise cassé

Proposé par Corinne

Ce matin, je ne suis pas tombée sur la tête ni réveillée du mauvais pied.
Je viens seulement vous saluer.
Ca paraît con de venir s’entretenir avec des personnes que l’on connaît à peine ?!
C’est certainement moi qui suis très conne. Moi, qui suis souvent triste comme un barreau de chaise cassé de constater que dans cette putain de belle vie -Oui ! Elle est quand même drôlement belle- si peu s’intéresse à si peu.
J’ai fait le bilan de cette année. « Vachement tôt », me direz-vous. Nous ne sommes qu’à la fin du premier trimestre de l’année 2007.
C’est le manque de travail entre décembre 2006 et février 2007 qui a été le déclencheur.
J’ai fini par trouver une pige à faire dès la fin février. Une enquête pour un hebdomadaire. Deux semaines sur le terrain à accumuler les ITW, à faire des recherches pour un sujet spécifique. J’ai rendu ma copie. J’attends toujours d’être payée.
J’ai beau rappeler tous les jours à celui qui m’a employée pour ce job que je suis dans la mouise. Rien n’y fait.
Je comptais sur le fruit de cette pige pour calmer le banquier et tenter de repartir en ligne droite.
Les choses se sont précipitées. Rejet de tous mes prélèvements par ma banque qui me ponctionne au passage à chaque fois qu’elle refuse d’honorer un paiement.
La classe verte de mon petit loup n’a pas été payée en temps et en heure. J’ai du négocier sur la base d’un chèque en…bois.
Comprenez. Ce chèque sera présenté à la fin du mois et comment sera-t-il crédité ? J’ai peu d’espoir d’être payée d’ici là.
Ah ! La fin du mois.
Quelle jolie formule.
« Attendez la fin du mois », « Ca ira mieux à la fin du mois » etc.
Je suis devenue une usagère de la formule.
Je fais du chrome chez mon boucher, mon marchand de légumes. Ils me connaissent bien. Je suis « réglo » malgré mes soucis financiers. Je régularise dès que je peux le faire.
Il y a quelques mois, j’acceptais d’écrire un livre pour les éditions Privé. Ce livre n’aura été qu’un pansement financier sur mes emmerdes de fric. C’est tout ce qu’il aura fait. Je ne l’ai pas rédigé de gaieté de cœur puisqu’il a remué des démons dont je me suis débarrassée avec, je le crois, force et courage.
Cette fois c’est La der des der !
Nous trimons, mon mari et moi-même - je ne suis pas toute seule à assumer-, pour des procédures intentées par la défense et rejetées par la justice à chaque fois.
On en aura bavé, chié pour que dale. On ne nous dira même pas : « Merci ou au revoir ». medium_CouvTaisez-vous_.3.jpg
Alors le livre Taisez-vous ! ?
Un flop. N’est-ce pas ce qu’on dit dans le jargon de l’édition ? Une maigre consolation des retours positifs de ceux qui l’ont lu et bien lu. Un saut à l’élastique pour moi. Le dernier sur l’affaire. Une mauvaise affaire. Surtout pour notre fille. Pour ses parents.
Qui nous a réellement aidés ces dernières années ?
Personne. Rien ni personne n’était jamais totalement désintéressé. Je ne fais pas allusion au quidam, au commun des mortels, mais à tous ces gens « bien intentionnés » qui me soufflaient : « Tu devrais écrire, faire ceci ou cela… ».
Pensez donc, cette affaire criminelle dont on dit qu’elle est une des plus importantes de la fin du XX me siècle.
Je l’ai fait pour me libérer de cette douleur insoutenable, innommable.
Je l’ai fait pour informer sur ce fiasco médiatique qu’à été le traitement de ce dossier judiciaire par les média.
Je l’ai fait car je crois qu’il est nécessaire de dénoncer les dérapages médiatiques de ceux qui nous dictent « ce qu’il faut penser ou en penser ».
J’ai connu un prof qui disait que l’écriture journalistique était l’école de la rigueur.
Il est enseigné aux futurs journalistes de s’appuyer toujours sur un maximum de faits qu’ils devront rechercher, étudier, vérifier, recouper.
Il ne s’agit pas d’écrire pour un « cercle d’initiés » mais de transmettre une information qui sera comprise par le lecteur lambda.
Les lecteurs ont bien lu mes livres.
J’ai laissé couler l’encre et passer le temps. Le temps qui cicatrise les blessures. Avant toute chose, la mienne. Je n’ai même pas pu récupérer mon boulot de pigiste ici, chez moi, à la PQR. Je ne demandais rien d’autre. Je crois me souvenir que mon travail y était apprécié. Puis, j’ai essayé de démontrer mes capacités à être autre chose, quelqu’un d’autre.
La pirouette était périlleuse. Je l’ai effectué sans me briser à la réception. En récompense, je n’ai pas eu droit à une cacahuète. Bref, je ne vaux pas une cacahuète.
Un singe dans un zoo, on lui balance des friandises. Ce con-là, il les arrache des mains de l’Homo sapiens qui les lui tend. Il pousse des cris stridents proches du mépris pour cet homme qui croit être le seul du nom. Un distributeur de récompenses, un donneur de leçons à son frère simien. Mais l’homme est un singe, le singe est un homme. Qui singe l’autre ?
Pour ce qui me concerne, pour la cacahuète faudra repasser. Je suis allergique à l’arachide.
Quelle chieuse ! C’est jusqu’au bout que je fais chier.
Il m’a fallu du temps pour admettre que je suis décalée.
Combien ont profité de mon décalage ?
Je suis à côté de la plaque. Trop confiante, trop crédule, trop entière.
Pomme ou poire. Je peux l’être selon les saisons. Vu que les saisons n’existent plus pour les fruits. Je suis « pomme-poire » toute l’année.
On peut remplir son cabas avec moi. « Des pommes, des poires, et des scoubidous, bidous, whoua ».
J’ai même chanté sous la pluie, les bottes dans la gadoue. « La gadoue, la gadoue… »
C’est peu dire. Je suis « barjo ».
« Délicieusement folle », dit l’un de mes amis.
Dans ce monde où tout sonne faux, où ça chante faux. Je suis une extra-terrestre.
Ca rassure, le cercle d’initiés, les vrais gens, comme moi, de la vraie vie.
Hélas, mes qualités sont autant de défauts. Les barons des média, je ne les fréquente pas. Leurs subalternes non plus. Mais aujourd’hui, j’ai progressé. Je refuse d’être payée en monnaie de singe. Rien à foutre des considérations. Il est évident que j’ai un don pour me faire entuber. Certains sont consentants pour se faire empapaouter, moi, c’est l’entube ! Je préfère être une entubée qu’une empapaoutée. Ca me permet au moins de conserver mon amour-propre. L’estime de soi.
J’ai voulu me battre à fer émoulu mais je n’ai pas gagné la partie. Il y a des bottes secrètes que je ne maîtrise pas. Ma certitude c’est que je ne suis à la botte de personne.
Mon erreur c’est d’y avoir cru à chaque fois. J’ai donné, je me suis investie sans compter dans des projets tous plus lacunaires ou lunaires les uns que les autres. En production TV, en presse écrite etc. Je n’ai pas souhaité le beurre et l’argent du beurre. Je voulais seulement travailler et être rémunérée. C’est un droit !
Cette situation n’est plus raisonnable. Ni pour moi ni pour les miens. medium_aregnt.jpg
Le chiffre 50 se rapproche doucement de mon anniversaire. Il me conseille de séparer le bon grain de l’ivraie. Choisir la raison et non pas l’ivresse de la déraison.
A partir de la prochaine rentrée universitaire, je vais enseigner à temps complet.
Il y a certainement des jours où je vais m’ennuyer, où les étudiants ou journalistes en formation me mettront les nerfs à vif, où…
Où, je ne vais pas regretter de mettre ma famille à l’abri, d’augmenter ma retraite de quelques points supplémentaires. Là, j’ai un sacré retard à rattraper. Je peux bosser jusqu’à 65 balais.
Mon banquier ne m’appellera plus pour me dire que mon compte est débiteur.
« Comment encore ? »
Il n’y a pas pire débiteur que celui qui sait qu’il l’est.
Il n’y a pas de meilleur fond de roulement pour une banque que les débiteurs.
La ligne de mon portable sera rétablie.
Mon mari ne devra pas charmer une nana de Neuf Cegetel pour le maintien d’internet et de notre poste fixe.
Quand, c’est moi qui appelle, ça tourne en eau de boudin.
Je ne suis pas diplomate. J’ai des restes du temps où je fréquentais ceux de la LCR…
Action, réaction.
Je suis fatiguée de ces soucis.
Je tourne la page. Le livre est terminé.
Je vais en commencer un autre.
Seul le livre du bonheur de ma vie personnelle reste ouvert en permanence.
Celui-là, je ne me lasse pas de le relire et d’y ajouter des pages toujours plus belles.medium_nouveaulivre.jpg
C’est un livre extensible.

Pour vous écrire que nos routes se sont croisées. Ce qui aura compté c’est le temps de la confiance, du respect entre nous. J’ai été heureuse de faire la connaissance de certains d’entre vous.
Corinne

 
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