28.11.2007
L’art de raconter des histoires. Sarkozy élu.
Proposé par martingrall.

Et M’sieurs, Dames, c’est que ça fait le lard de nos très heureux écrivains de récits, ça. A la louche cela fait bien 250 ans que les auteurs français n’ont plus le droit de penser, avec un E. avec un A voir plus haut. Et avec un A c’est bien mieux pour les a valoir. Et plus les a valoir sont énormes au plus l’éditeur doit faire vendre la daube pour rentrer dans ses sous. Et nous les prendre, et nous on veut pas. Alors.
Et bien Olivennes bis va s’y coller. Ben oui disposer en magasin de politiques aussi demeurés cela frôle le génie tout en faisant bouillir et les auditeurs, quelques audiophiles, ils en reste, et bien sur la marmite des vendeurs, avec les sous qu’ils veulent nous prendre et on ne veut toujours pas. Alors. Il est vrai que demander à la FNAC comment se passer de la FNAC ! On comprend, on compatit, un cerveau politique n’est vraiment pas un cerveau normal. Alors pour le livre e-livre les mêmes entrelacs de fins boyaux de la tête judicieusement répartis en partis, politiques, (Tiens à tout hasard, définition du mot politique. Je ne retiens que l’intérêt général) vont solliciter Eyrolles. Serge ! Comment se passer d’Eyrolles, de Flammarion, de…à vous de remplir la case, faut y mettre un peu du votre, je ne vais pas tout écrire, un indice. Cette très belle maison de la rue Jacob dont c’est le 70 me anniversaire ces jours-ci, et dont notre musée national pour une fois contemporain, organise une rétro-prospective riche en couleur et en lumières. En 220 volts. Et ça fait des lustres, depuis les lumières, que la France littéraire ne doit plus penser pouvoir en faire, chacun son métier, place à EDF et Aréva. Tiens ces deux faiseurs de lumières disposent de fondations, et elles éditent quoi ? Ben oui des histoires, des récits, les français ne veulent que des récits. Ben non. Si on me donnait à penser, je l’achèterai. Mais. Le storytelling est le seul remède que nos éditeurs aient trouvé pour nos maux de dents. Il est vrai que c’est une bien belle machine à fabriquer des rêves historiques préinstallés. Les éditeurs ne font pas non plus dans la météo, futur et tout ce charabia incertain, non écrire ce qui s’est déjà passé, c’est bien plus sur et rentable, chacun s’y reconnaissant. Oui, mais moi je veux éclore, naître et être. Et penser, penser, penser et encore penser. Mort aux dieux. Tudieu. Mais penser.
Qu’ai-je à lire d "A la recherche des trois poils de cul de Loana "? Tous les éditeurs ont parachevé cette technique permettant de laver les cerveaux des peuples avant d’y implémenter une joliette historiette très soigneusement et néanmoins conçue. "Ils n’étaient pas perdus, juste un peu trop peroxydés". Mais dans cette très jolie construction de puzzle, de légo et mécano, un boulon s’e-prend de liberté.
Et patatras. Et un cri monte des maisons, ‘’Serge, Eyrolles, sauves-nous.
Là c’est pas sur, parce que comme pour le téléchargement rendu illégal unilatéralement, ailleurs, dans le monde d’autres chantent, bien mieux et c’est légalement open.
Là c’est pas sur, parce que comme pour le téléchargement rendu illégal unilatéralement, ailleurs, dans le monde d’autres e-crivent la pensée et je les lis.
Nous reviendrons sur Pourquoi priver les lecteurs français de pensées, pensant tout un livre.
Alors donc. Sur la table, trois tas. Un tas tous les français sont écrivants (Léo Scheer), un tas ou les nouveaux lecteurs deviennent e-lecteurs, un tas ou s’extraient des e-diteursdistributeurlibraire.
Et j’ai un doute sur la réélection automatique des femmes et des hommes politiques notablement établis.
Mais je peux me tromper.
15:00 Publié dans brêves du bar sans culotte | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : eyrolles, leo scheer, e-livre, e-lecteurs











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