05.06.2009
Ensemble, Musulmans, Juifs, Ctrétiens, et tous les autres, puisque dieu nous a voulu ainsi. Même pour un athée, ça donne envie
Nicolas Sarkozy à Dakar, Barack Obama au Caire. Deux époques pour la même Afrique.
Propos du président Barack Obama
Un nouveau départ Université du Caire
Le Caire, Égypte
4 juin 2009, 13h10 (heure locale)
Je vous remercie. Bonjour à tous. C'est pour moi un honneur de me trouver dans cette ville intemporelle qu'est le Caire et d'être reçu par deux institutions remarquables. Depuis plus de mille ans, Al-Azhar est un haut lieu de transmission du savoir dans le monde musulman et, depuis plus d'un siècle, l'université du Caire est une source de progrès pour l'Égypte. Ensemble, vous représentez l'harmonie entre la tradition et le progrès. Je vous suis reconnaissant de votre hospitalité et de celle du peuple égyptien. Je suis fier aussi de vous transmettre la bonne volonté du peuple américain et une salutation de paix de la part des communautés musulmanes de mon pays : « Salamm aleïkoum ». (Applaudissements)
Notre rencontre survient à un moment de grande tension entre les États-Unis et les musulmans du monde entier - tension ancrée dans des forces historiques qui dépassent le cadre des débats actuels de politique générale. Les relations entre l'islam et l'Occident se caractérisent par des siècles de coexistence et de coopération, mais aussi par des conflits et des guerres de religion. Dans un passé relativement plus récent, les tensions ont été nourries par le colonialisme qui a privé beaucoup de musulmans de droits et de chances de réussir, ainsi que par une guerre froide qui s'est trop souvent déroulée par acteurs interposés, dans des pays à majorité musulmane et au mépris de leurs propres aspirations. En outre, les mutations de grande envergure qui sont nées de la modernité et de la mondialisation ont poussé beaucoup de musulmans à voir dans l'Occident un élément hostile aux traditions de l'islam.
Des extrémistes violents ont exploité ces tensions auprès d'une minorité de musulmans, qui pour être réduite n'en est pas moins puissante. Les attentats du 11 septembre 2001, conjugués à la poursuite des actions violentes engagées par ces extrémistes contre des civils, ont amené certains dans mon pays à juger l'islam inévitablement hostile non seulement à l'Amérique et aux pays occidentaux, mais aussi aux droits de l'homme. La peur et la méfiance se sont ainsi accentuées.
Tant que notre relation restera définie par nos différences, nous donnerons du pouvoir à ceux qui sèment la haine et non la paix et qui encouragent le conflit au lieu de la coopération qui peut aider nos deux peuples à connaître la justice et la prospérité. C'est ce cycle de la méfiance et de la discorde qui doit être brisé.
Je suis venu ici au Caire en quête d'un nouveau départ pour les États-Unis et les musulmans du monde entier, un départ fondé sur l'intérêt mutuel et le respect mutuel, et reposant sur la proposition vraie que l'Amérique et l'islam ne s'excluent pas et qu'ils n'ont pas lieu de se faire concurrence. Bien au contraire, l'Amérique et l'islam se recoupent et se nourrissent de principes communs, à savoir la justice et le progrès, la tolérance et la dignité de chaque être humain.
Ce faisant, je reconnais que le changement ne se produira pas du jour au lendemain. Il y a eu beaucoup de publicité à propos de mon discours, mais aucun discours ne peut éradiquer des années de méfiance, et dans l'espace de cet après-midi, je n'ai pas la réponse non plus aux questions complexes qui nous ont menés au point où nous sommes maintenant. Mais je suis convaincu que pour aller de l'avant, nous devons dire ouvertement entre nous ce que nous recelons dans notre cour et que trop souvent nous n'exprimons qu'à huis clos. Nous devons consentir un effort soutenu afin de nous mettre à l'écoute et d'apprendre les uns des autres ; de nous respecter mutuellement et de rechercher un terrain d'entente. Comme le dit le Saint Coran, « Crains Dieu et dis toujours la vérité ». (Applaudissements) C'est ce que je vais essayer de faire aujourd'hui - de dire la vérité de mon mieux, rendu humble par la tâche qui nous attend et ferme dans ma conviction que les intérêts que nous partageons parce que nous sommes des êtres humains sont beaucoup plus puissants que les forces qui nous séparent.
Cette conviction s'enracine en partie dans mon vécu. Je suis chrétien, mais mon père était issu d'une famille kényane qui compte des générations de musulmans. Enfant, j'ai passé plusieurs années en Indonésie où j'ai entendu l'appel à la prière (azan) à l'aube et au crépuscule. Jeune homme, j'ai travaillé dans des quartiers de Chicago où j'ai côtoyé beaucoup de gens qui trouvaient la dignité et la paix dans leur foi musulmane.
Féru d'histoire, je sais aussi la dette que la civilisation doit à l'islam. C'est l'islam - dans des lieux tels qu'Al-Azhar -, qui a brandi le flambeau du savoir pendant de nombreux siècles et ouvert la voie à la Renaissance et au Siècle des Lumières en Europe. C'est de l'innovation au sein des communautés musulmanes (Applaudissements) - c'est de l'innovation au sein des communautés musulmanes que nous viennent l'algèbre, le compas et les outils de navigation, notre maîtrise de l'écriture et de l'imprimerie, notre compréhension des mécanismes de propagation des maladies et des moyens de les guérir. La culture islamique nous a donné la majesté des arcs et l'élan des flèches de pierre vers le ciel, l'immortalité de la poésie et l'inspiration de la musique, l'élégance de la calligraphie et la sérénité des lieux de contemplation. Et tout au long de l'histoire, l'islam a donné la preuve, en mots et en actes, des possibilités de la tolérance religieuse et de l'égalité raciale. (Applaudissements)
Je sais aussi que l'islam a de tout temps fait partie de l'histoire de l'Amérique. C'est le Maroc qui fut le premier pays à reconnaître mon pays. En signant le traité de Tripoli en 1796, notre deuxième président, John Adams, nota ceci : « Les États-Unis n'ont aucun caractère hostile aux lois, à la religion ou la tranquillité des musulmans. »
Depuis notre fondation, les musulmans américains enrichissent les États-Unis. Ils ont combattu dans nos guerres, servi le gouvernement, pris la défense des droits civils, créé des entreprises, enseigné dans nos universités, brillé dans le domaine des sports, remporté des prix Nobel, construit notre plus haut immeuble et allumé le flambeau olympique. Et, récemment, le premier Américain musulman qui a été élu au Congrès a fait le serment de défendre notre Constitution sur le Coran que l'un de nos Pères fondateurs, Thomas Jefferson, conservait dans sa bibliothèque personnelle. (Applaudissements)
J'ai donc connu l'islam sur trois continents avant de venir dans la région où il a été révélé pour la première fois. Cette expérience guide ma conviction que le partenariat entre l'Amérique et l'islam doit se fonder sur ce qu'est l'islam, et non sur ce qu'il n'est pas, et j'estime qu'il est de mon devoir de président des États-Unis de combattre les stéréotypes négatifs de l'islam où qu'ils se manifestent. (Applaudissements)
Or ce même principe doit s'appliquer à la façon dont l'Amérique est perçue par les musulmans. Tout comme les musulmans ne se résument pas à un stéréotype grossier, l'Amérique n'est pas le stéréotype grossier d'un empire qui n'a d'autre intérêt que le sien. Les États-Unis représentent l'une des plus grandes sources de progrès que le monde ait connues. Nous sommes nés d'une révolution contre un empire ; nous sommes fondés sur l'idéal de l'égalité de tous et nous avons versé de notre sang et combattu pendant des siècles pour donner un sens à ces mots - sur notre territoire et à travers le monde. Nous sommes façonnés par chaque culture, issus des quatre coins du monde et acquis à un concept simple : E pluribus unum : « De plusieurs peuples, un seul ».
Eh bien, qu'un Américain d'origine africaine et ayant pour nom Barack Hussein Obama ait pu être élu président a fait couler beaucoup d'encre. (Applaudissements)
Mais mon parcours n'est pas unique. Le rêve des chances de réussir ne s'est pas concrétisé pour tous en Amérique, mais cette promesse demeure pour tous ceux qui débarquent sur nos rivages - y compris les près de sept millions de musulmans américains qui vivent aujourd'hui dans notre pays et dont le revenu et le niveau d'éducation, disons-le, sont supérieurs à la moyenne. (Applaudissements)
En outre, la liberté en Amérique est indissociable de celle de pratiquer sa religion. C'est pour cette raison que chaque État de notre union compte au moins une mosquée et qu'on en dénombre plus de mille deux cents sur notre territoire. C'est pour cette raison que le gouvernement des États-Unis a recours aux tribunaux pour protéger le droit des femmes et des filles à porter le hijab et pour punir ceux qui leur contesteraient ce droit. (Applaudissements)
Le doute n'est pas permis : l'islam fait bel et bien partie de l'Amérique. Et je suis convaincu que l'Amérique contient en elle la proposition vraie qu'indépendamment de notre race, de notre religion ou de notre condition sociale nous aspirons tous à la même chose - vivre dans la paix et la sécurité ; faire des études et travailler dans la dignité ; aimer notre famille, notre communauté et notre Dieu. C'est cela que nous avons en commun. C'est l'espoir de l'humanité tout entière.
Certes, notre tâche commence seulement quand nous avons pris conscience de notre humanité commune. Ce n'est pas par des paroles que nous pouvons répondre aux besoins de nos peuples. Nous ne pourrons les satisfaire qu'à condition d'agir avec audace dans les années à venir et de comprendre que nous nous heurtons à des défis communs et qu'en nous abstenant d'y faire face c'est à nous tous que nous faisons tort.
Car nous en avons fait récemment l'expérience : quand le système financier d'un pays particulier s'affaiblit, la prospérité est mise à mal partout. Quand une nouvelle grippe infecte un seul être humain, nous courons tous un risque. Quand un pays particulier tente de se doter d'une arme nucléaire, le risque d'attaque nucléaire augmente dans toutes les nations. Quand des extrémistes violents sévissent dans une certaine région de montagnes, les populations situées par-delà l'océan sont mises en danger. Et quand des innocents en Bosnie et au Darfour sont massacrés, c'est notre conscience collective qui est souillée. (Applaudissements)
Vivre ensemble dans le monde, voilà ce que cela signifie au vingt et unième siècle. C'est la responsabilité que nous avons les uns envers les autres en tant qu'êtres humains.
C'est une responsabilité difficile à assumer. Car l'histoire de l'humanité est trop souvent le récit de nations et de tribus - et admettons-le, de religions - qui s'asservissent en visant leur propre intérêt. Mais dans cette ère nouvelle, une telle attitude est autodestructrice. Au vu de notre interdépendance, tout ordre mondial qui élève un pays ou un groupe d'individus au détriment d'un autre est inévitablement voué à l'échec. Quelle que soit notre opinion du passé, nous ne devons pas en être prisonniers. Nous devons régler nos problèmes par le biais du partenariat et partager nos progrès. (Applaudissements)
Il ne faut pas en conclure que nous devrions faire sembler d'ignorer les sources de tension. C'est l'inverse qui nous est suggéré : nous devons affronter carrément ces tensions. Dans cet esprit, permettez-moi de m'exprimer aussi clairement et aussi simplement que possible sur certaines questions précises auxquelles nous devons maintenant faire face ensemble.
La première est celle de l'extrémisme violent sous toutes ses formes.
À Ankara, j'ai fait clairement savoir que l'Amérique n'est pas - et ne sera jamais - en guerre contre l'islam. (Applaudissements)
En revanche, nous affronterons inlassablement les extrémistes violents qui font peser une menace grave sur notre sécurité. Parce que nous rejetons ce que rejettent les gens de toutes confessions : le meurtre d'hommes, de femmes et d'enfants innocents. Et il m'incombe d'abord, en tant que président, de protéger le peuple américain.
La situation qui prévaut en Afghanistan illustre les objectifs de l'Amérique et la nécessité de collaborer tous ensemble. Voilà maintenant plus de sept ans, forts d'un large appui de la communauté internationale, les États-Unis ont donné la chasse à al-Qaïda et aux talibans. Nous avons agi de la sorte non par choix, mais par nécessité. Je suis conscient que d'aucuns mettent encore en question ou même justifient les événements du 11 Septembre. Mais soyons clairs : Al-Qaïda a tué près de trois mille personnes ce jour-là. Ses victimes étaient des hommes, des femmes et des enfants innocents, venus d'Amérique et de beaucoup d'autres pays, et qui n'avaient rien fait à personne. Mais al-Qaïda a choisi de les tuer sans merci, de revendiquer les attentats et il réaffirme aujourd'hui encore sa détermination à commettre d'autres meurtres à une échelle massive. Ce réseau a des membres dans de nombreux pays et il essaie d'élargir son rayon d'action. Il ne s'agit pas là d'opinions à débattre - ce sont des faits à combattre.
Eh bien, ne vous y trompez pas : nous ne voulons pas laisser nos soldats en Afghanistan. Nous ne cherchons pas - nous ne cherchons pas à y établir des bases militaires. Il nous est douloureux pour l'Amérique de perdre ses jeunes gens et ses jeunes femmes. La poursuite de ce conflit s'avère coûteuse et politiquement difficile. Nous ne demanderions pas mieux que de rapatrier tous nos soldats, jusqu'au dernier, si nous avions l'assurance que l'Afghanistan et maintenant le Pakistan n'abritaient pas d'éléments extrémistes déterminés à tuer le plus grand nombre possible d'Américains. Mais ce n'est pas encore le cas.
C'est pourquoi nous ouvrons en partenariat avec une coalition de 46 pays. Malgré les couts en cause, la volonté de l'Amérique ne va pas fléchir. Assurément, aucun d'entre nous ne doit tolérer ces éléments extrémistes. Ils ont fait des morts dans beaucoup de pays. Ils ont tué des gens de toutes religions - et surtout des musulmans. Leurs actions sont irréconciliables avec les droits de l'homme, le progrès des nations et l'islam. Le Saint Coran nous enseigne que quiconque tue un innocent tue l'humanité tout entière, (Applaudissements) et que quiconque sauve quelqu'un, sauve l'humanité tout entière. (Applaudissements) La foi enracinée de plus d'un milliard d'habitants de la planète est tellement plus vaste que la haine étroite de quelques-uns. Quand il s'agit de combattre l'extrémisme violent, l'islam ne fait pas partie du problème - il constitue une partie importante de la marche vers la paix.
Nous savons en outre que la puissance militaire ne va pas à elle seule résoudre les problèmes qui se posent en Afghanistan et au Pakistan. C'est pour cette raison que nous comptons investir 1,5 milliard de dollars par an, au cours des cinq prochaines années, dans la construction d'écoles et d'hôpitaux, de routes et d'entreprises, en partenariat avec les Pakistanais, ainsi que des centaines de millions de dollars pour venir en aide aux personnes déplacées. C'est pour cette raison encore que nous fournissons plus de 2,8 milliards de dollars aux Afghans afin de les aider à développer leur économie et à prodiguer les services dont la population a besoin.
Je voudrais aussi aborder le dossier de l'Irak. Contrairement à la guerre en Afghanistan, la guerre en Irak est le résultat d'un choix, lequel a provoqué des différences marquées dans mon pays et à travers le monde. Tout en étant convaincu que le peuple irakien a gagné au bout du compte à être libéré de la tyrannie de Saddam Hussein, je crois aussi que les événements en Irak ont rappelé à l'Amérique la nécessité de recourir à la diplomatie et de construire un consensus international pour résoudre ses problèmes à chaque fois que c'est possible. (Applaudissements) De fait, nous avons en mémoire les propos de Thomas Jefferson, qui disait ceci : « J'espère que notre sagesse grandira avec notre puissance et qu'elle nous enseignera que moins nous utiliserons cette dernière, plus elle fera de l'effet. »
Aujourd'hui, l'Amérique possède une double responsabilité : aider l'Irak à se forger un avenir meilleur et laisser l'Irak aux Irakiens. J'ai fait clairement savoir au peuple irakien (Applaudissements) que nous ne cherchons nullement à établir des bases en Irak ni à revendiquer son territoire ou ses ressources. La souveraineté de l'Irak appartient à l'Irak. C'est pour cette raison que j'ai ordonné le retrait de nos brigades de combat d'ici au mois d'août de l'année prochaine. C'est pour cette raison que nous allons honorer l'accord que nous avons conclu avec le gouvernement irakien, élu démocratiquement, concernant le retrait de nos troupes de combat des villes irakiennes d'ici au mois de juillet et de toutes nos troupes du territoire irakien d'ici à 2012. (Applaudissements) Nous aiderons l'Irak à former ses forces de sécurité et à développer son économie. Mais c'est en tant que partenaires, et jamais en tant que protecteurs, que nous apporterons notre appui à un Irak sécurisé et uni.
Enfin, tout comme l'Amérique ne tolérera jamais la violence des extrémistes, elle ne doit jamais altérer ni oublier ses principes. Les événements du 11 Septembre ont infligé un traumatisme considérable à notre pays. La peur et la colère qu'ils ont provoquées sont compréhensibles, mais dans certains cas ces sentiments nous ont conduits à agir de manière contraire à nos traditions et à nos idéaux. Nous prenons maintenant des mesures concrètes pour rectifier cette situation. J'ai interdit sans équivoque l'usage de la torture par les États-Unis et j'ai ordonné la fermeture de la prison à Guantanamo Bay d'ici au début de l'année prochaine. (Applaudissements)
L'Amérique va donc se défendre, dans le respect de la souveraineté des nations et de la primauté du droit. Et nous agirons en ce sens en partenariat avec les communautés musulmanes qui sont elles aussi menacées. Plus vite les extrémistes seront isolés et malvenus dans les communautés musulmanes, plus vite nous connaîtrons tous une sécurité accrue.
La deuxième grande source de tension que nous devons aborder concerne la situation entre les Israéliens, les Palestiniens et le monde arabe.
Les liens solides qui unissent l'Amérique à Israël sont bien connus. Cette relation est immuable. Elle se fonde sur des liens culturels et historiques et sur la reconnaissance du fait que l'aspiration à un territoire juif est ancré dans un passé tragique indéniable.
À travers le monde, le peuple juif a été persécuté pendant des siècles et l'antisémitisme en Europe a atteint son paroxysme avec un holocauste sans précédent. Demain, je me rendrai à Buchenwald, qui faisait partie d'un réseau de camps où des Juifs étaient réduits à l'esclavage, torturés, abattus et envoyés aux chambres à gaz par le Troisième Reich. Six millions de Juifs ont été tués - soit un nombre supérieur à celui de toute la population juive d'Israël aujourd'hui. Il est injustifié, ignorant et odieux de nier ce fait. Il est profondément injuste de menacer Israël de destruction, ou répéter de vils stéréotypes sur les Juifs et cela ne sert qu'à évoquer dans l'esprit des Israéliens cette page la plus douloureuse de leur passé et à empêcher de prendre racine la paix à laquelle ont droit les habitants de cette région.
Ceci dit, il est également indéniable que le peuple palestinien, qui regroupe des musulmans et des chrétiens, a souffert en quête d'un territoire. Depuis plus de soixante ans, il connaît la douleur de la dislocation. Beaucoup attendent dans des camps de réfugiés en Cisjordanie, à Gaza et dans des terres voisines de connaître une vie de paix et de sécurité à laquelle ils n'ont jamais eu le droit de goûter. Ils subissent au quotidien les humiliations - grandes et petites - qui accompagnent l'occupation. Il n'est pas permis d'en douter : la situation du peuple palestinien est intolérable. L'Amérique ne tournera pas le dos à l'aspiration légitime du peuple palestinien à la dignité, aux chances de réussir et à un État à lui. (Applaudissements)
Depuis des dizaines d'années, une impasse persiste : deux peuples aux aspirations légitimes, chacun marqué par un passé douloureux qui rend un compromis insaisissable. Il est aisé de pointer un doigt accusateur : les Palestiniens peuvent attirer l'attention sur la dislocation consécutive à la fondation d'Israël, et les Israéliens peuvent dénoncer l'hostilité et les attaques dont le pays a de tout temps fait l'objet à l'intérieur même de ses frontières et par-delà. Mais si nous examinons ce conflit à travers le prisme de l'une ou de l'autre partie, nos oeillères nous cacheront la vérité : la seule résolution consiste à répondre aux aspirations des uns et des autres en créant deux États, où Israéliens et Palestiniens vivront chacun dans la paix et la sécurité. C'est dans l'intérêt d'Israël, dans l'intérêt de la Palestine, dans l'intérêt de l'Amérique, dans l'intérêt du monde. C'est pourquoi je compte personnellement poursuivre un tel aboutissement avec toute la patience et le dévouement qu'exige cette tâche.
Les obligations qu'ont acceptées les parties en vertu de la Feuille de route sont claires. Pour que règne la paix, il est temps que les parties - et que nous tous -se montrent à la hauteur de leurs responsabilités.
Les Palestiniens doivent renoncer à la violence. La résistance sous forme de violence et de massacre n'aboutira pas. Les Noirs en Amérique ont souffert du fouet quand ils étaient esclaves et de l'humiliation de la ségrégation. Mais ce ne fut pas la violence qui leur a finalement permis d'obtenir l'égalité des droits dans son intégrité. Ce fut la persévérance ferme et pacifique pour les idéaux au cour même de la création de l'Amérique. Cette même histoire peut être racontée par des peuples de l'Afrique du sud à l'Asie du sud ; de l'Europe de l'est à l'Indonésie. C'est une histoire avec une simple vérité : la violence ne mène nulle part. Lancer des roquettes contre des enfants israéliens endormis ou tuer des vieilles femmes dans un autobus, n'est pas un signe de courage ni de force. Ce n'est pas de cette manière que l'on revendique l'autorité morale ; c'est ainsi qu'on l'abdique.
Le moment est maintenant venu pour les Palestiniens de se concentrer sur ce qu'ils peuvent bâtir. L'Autorité palestinienne doit développer ses capacités de gouverner avec des institutions qui répondent aux besoins de son peuple. Hamas jouit du soutien de certains Palestiniens, mais il doit aussi reconnaître ses responsabilités. Il doit jouer un rôle pour réaliser les aspirations des Palestiniens et unir le peuple palestinien. Hamas doit mettre fin à la violence, reconnaître les accords passés et reconnaître le droit à l'existence d'Israël.
En même temps, Israël doit reconnaître que tout comme le droit à l'existence d'Israël ne peut être nié, il en est de même pour la Palestine. Les États-Unis n'acceptent pas la légitimité de la continuation des colonies israéliennes.
Ces constructions constituent une violation des accords passés et portent préjudice aux efforts de paix.
Le moment est venu pour que ces colonies cessent.
Israël doit aussi honorer ses obligations et assurer que les Palestiniens puissent vivre, travailler et développer leur société. Tout comme elle ravage les familles palestiniennes, la continuation de la crise humanitaire à Gaza ne sert pas à promouvoir la sécurité d'Israël, l'absence persistante de chances de réussite en Cisjordanie non plus. Des améliorations dans la vie de tous les jours du peuple palestinien doivent constituer une partie cruciale de la feuille de route pour la paix.
Enfin, les États arabes doivent reconnaître que l'initiative arabe de paix a été un début important, mais non la fin de leurs responsabilités. Le conflit israélo-arabe ne devrait plus être utilisé pour distraire les populations des États arabes des autres problèmes. Il doit au contraire servir de raison pour aider les populations palestiniennes à développer les institutions qui permettront d'asseoir leur État ; à reconnaître la légitimité d'Israël ; et à opter pour le progrès au lieu de se polariser de manière autodestructive sur le passé.
L'Amérique alignera ses politiques avec ceux qui veulent la paix. Nous dirons en public ce que nous dirons en privé aux Israéliens, aux Palestiniens et aux Arabes.
Nous ne pouvons pas imposer la paix. Mais en privé, de nombreux Musulmans reconnaissent qu'Israël ne disparaîtra pas ; de même, de nombreux Israéliens reconnaissent la nécessité d'un État palestinien. Le moment est venu de prendre une initiative, sur ce que tous savent être vrai.
Trop de larmes ont coulé. Trop de sang a été versé. Nous avons tous la responsabilité d'ouvrer pour le jour où les mères d'Israéliens et de Palestiniens pourront voir leurs enfants grandir sans peur ; où la terre sainte de trois grandes religions sera ce lieu de paix que Dieu avait voulu ; où Jérusalem sera un lieu de résidence sur et permanent pour les Juifs, les Chrétiens et les Musulmans et un lieu où tous les enfants d'Abraham pourront se côtoyer dans la paix comme dans l'histoire d'Israh,
Comme dans l'histoire d'Israh, de Moïse, de Jésus et de Mohammed (que la paix soit avec eux) unis dans la prière.
La troisième source de tension est nos intérêts en commun à l'égard des droits et des responsabilités des États concernant les armes nucléaires.
Cette question a constitué une source de tension entre les États-Unis et la République islamique d'Iran. Pendant de nombreuses années, l'Iran s'est défini en partie par son opposition à mon pays et il existe en effet un passé tumultueux entre nos deux pays. En pleine Guerre froide, les États-Unis ont joué un rôle dans le renversement d'un gouvernement iranien démocratiquement élu. Depuis la révolution islamique, l'Iran a joué un rôle dans la prise d'otages et dans des actes de violence à l'encontre des troupes et des civils américains. Cette histoire est bien connue. Plutôt que de rester emprisonné par le passé, j'ai dit clairement au peuple et aux dirigeants iraniens que mon pays est prêt à aller de l'avant. La question qui se pose maintenant n'est pas de savoir à quoi l'Iran s'oppose, mais plutôt quel est l'avenir qu'il souhaite bâtir.
Je comprends qu'il sera difficile de surmonter des décennies de méfiance, mais nous allons procéder avec courage, rectitude et fermeté. Il y aura de nombreux problèmes à examiner entre nos deux pays et nous sommes disposés à aller de l'avant sans conditions préalables, sur la base d'un respect mutuel. Mais il est clair pour tous ceux préoccupés par les armes nucléaires que nous sommes arrivés à un tournant décisif. Ce n'est pas simplement dans l'intérêt des États-Unis, c'est pour empêcher une course aux armes nucléaires susceptible d'entraîner cette région sur une voie extrêmement dangereuse .
Je comprends ceux qui protestent contre le fait que certains pays possèdent des armes que d'autres ne possèdent pas. Aucun État ne devrait décider et choisir qui sont les pays à avoir des armes nucléaires. C'est pourquoi je réaffirme fermement l'engagement de l'Amérique à vouloir un monde dans lequel aucun pays ne possède d'armes nucléaires. (Applaudissements) Et chaque pays, y compris l'Iran, devrait avoir le droit d'avoir accès à l'énergie nucléaire pacifique s'il respecte ses engagements dans le cadre du Traité de non-prolifération nucléaire. Cet engagement est au cour du Traité et il doit être pris par tous ceux qui y souscrivent pleinement. J'espère que tous les pays de la région pourront partager cet objectif.
Le quatrième point je vais aborder est la démocratie. (Applaudissements)
Je sais - je sais qu'il y a eu une polémique, au cours des récentes années, au sujet de la promotion de la démocratie et qu'une grande partie de cette controverse est liée à la guerre en Irak. Par conséquent, permettez-moi de le dire clairement : aucun système de gouvernement ne peut ou ne devrait être imposé par un pays à un autre.
Toutefois, cela ne diminue pas mon engagement à l'égard des gouvernements qui reflètent la volonté du peuple. Chaque nation donne naissance à ce principe de sa propre manière, en fonction des traditions de son propre peuple. L'Amérique ne prétend pas savoir ce qui est le mieux pour tout et chacun, tout comme nous ne voudrions pas prétendre décider des résultats d'une élection pacifique. Mais j'ai la ferme conviction que tous les peuples aspirent à certaines choses : la possibilité de s'exprimer et d'avoir une voix dans la façon dont ils sont gouvernés ; la confiance en l'État de droit et l'application équitable de la justice ; un gouvernement qui est transparent et qui ne vole pas ce qui appartient à son peuple ; la liberté de vivre selon leur choix. Il ne s'agit pas simplement d'idéaux américains, il s'agit des droits de l'homme et c'est pourquoi nous les encouragerons dans le monde entier.
C'est vrai, il n'y a pas de route directe pour honorer cette promesse. Mais une chose est claire, les gouvernements qui défendent ces droits sont à terme plus stables, meilleurs et plus en sécurité. La suppression des idées ne réussit jamais à les éliminer. L'Amérique respecte la liberté d'expression de tous ceux, dans le monde entier, qui sont pacifiques et respectueux de la loi, même si nous ne sommes pas d'accord avec eux. Nous accueillerons tous les gouvernements élus pacifiques - à condition qu'ils gouvernent en respectant toutes leurs populations.
Ce point est important car il y a ceux qui encouragent la démocratie uniquement lorsqu'ils ne sont pas au pouvoir ; et une fois au pouvoir ils sont sans scrupules dans la suppression des droits d'autrui.
Quel que soit là où il prend forme, le gouvernement du peuple et par le peuple est le seul étalon par lequel on mesure tous ceux qui sont au pouvoir : il faut conserver le pouvoir par le consentement du peuple et non la coercition ; il faut respecter les droits des minorités et participer, dans un esprit de tolérance et de compromis ; il faut mettre les intérêts du peuple et le déroulement légitime du processus politique avant ceux de son parti. Sans ces ingrédients, les élections ne créent pas une vraie démocratie à elles seules.
Un membre du public : Barack Obama, on vous aime !
Le président Obama : Je vous remercie.
Le cinquième point que nous allons aborder ensemble est celui de la liberté de religion.
L'Islam a une tradition de tolérance dont il est fier. Nous le constatons dans l'histoire de l'Andalousie et de Cordoue pendant l'Inquisition. Je l'ai constaté de première main pendant mon enfance en Indonésie, où des Chrétiens dévots pratiquaient ouvertement leur religion dans un pays à prépondérance musulmane. C'est cet esprit qu'il nous faut aujourd'hui. Les habitants de tous les pays doivent être libres de choisir et de vivre leur religion d'après leur conviction d'esprit, de cour et d'âme. Cette tolérance est essentielle pour que la religion puisse s'épanouir, or elle est assaillie de plusieurs façons différentes.
Parmi certains musulmans, on constate que certains ont malheureusement tendance à mesurer leur propre croyance à l'aune du rejet des croyances d'autrui. Il faut soutenir la richesse de la diversité religieuse, que ce soit pour les Maronites au Liban ou les Coptes en Égypte. (Applaudissements)
Et pour être francs, il faut aussi mettre fin aux divergences entre les musulmans, car les divisions entre les sunnites et les chiites ont provoqué des violences tragiques, tout particulièrement en Irak.
La liberté de religion joue un rôle crucial pour permettre aux gens de vivre en harmonie. Nous devons toujours examiner les façons dont nous la protégeons. Aux États-Unis, par exemple, les musulmans ont plus de mal à s'acquitter de l'obligation religieuse de la zakat étant donné les règles relatives aux dons de bienfaisance. C'est pour cette raison que je suis résolu à oeuvrer avec les musulmans américains pour leur permettre de s'acquitter de la zakat.
De même, il importe que les pays occidentaux évitent d'empêcher les musulmans de pratiquer leur religion comme ils le souhaitent, par exemple, en dictant ce qu'une musulmane devrait porter. En un mot, nous ne pouvons pas déguiser l'hostilité envers la religion sous couvert de libéralisme.
De fait, la foi devrait nous unir. C'est pour cette raison que nous sommes en train de créer de nouveaux programmes de service communautaire en Amérique qui réunissent des chrétiens, des musulmans et des juifs.
C'est également pour cette raison que nous nous réjouissons des initiatives telles que le dialogue interreligieux du roi Abdallah d'Arabie Saoudite et le leadership de la Turquie dans l'Alliance des civilisations.
À travers le monde, nous pouvons transformer le dialogue en un service interreligieux de sorte que les ponts entre les êtres humains mènent à des actions en faveur de notre humanité commune, que ce soit pour lutter contre le paludisme en Afrique ou pour fournir des secours après une catastrophe naturelle.
La sixième question - la sixième question dont je veux parler porte sur les droits des femmes.
Je sais - je sais, et vous pouvez le voir d'après ce public - que cette question suscite un sain débat. Je rejette l'opinion de certains selon laquelle une femme qui choisit de se couvrir la tête est d'une façon ou d'une autre moins égale, mais j'ai la conviction qu'une femme que l'on prive d'éducation est privée d'égalité.
Et ce n'est pas une coïncidence si les pays dans lesquels les femmes reçoivent une bonne éducation connaissent bien plus probablement la prospérité.
Je tiens à préciser une chose : les questions relatives à l'égalité des femmes ne sont absolument pas un sujet qui concerne uniquement l'Islam. En Turquie, au Pakistan, au Bangladesh et en Indonésie, nous avons vu des pays à majorité musulmane élire une femme à leur tête, tandis que la lutte pour l'égalité des femmes continue dans beaucoup d'aspects de la vie américaine, et dans les pays du monde entier.
Je suis convaincu que nos filles peuvent offrir une contribution à la société tout aussi importante que nos fils, et que notre prospérité commune sera favorisée si nous utilisons les talents de toute l'humanité, hommes et femmes. Je ne crois pas que les femmes doivent faire les mêmes choix que les hommes pour assurer leur égalité, et je respecte celles qui choisissent de suivre un rôle traditionnel. Mais cela devrait être leur choix. C'est pour cela que les États-Unis oeuvreront en partenariat avec tout pays à majorité musulmane pour améliorer l'alphabétisation des filles. Nous aiderons aussi les jeunes femmes à faire la transition de l'école au monde du travail par l'intermédiaire du microfinancement qui permet aux gens de réaliser leurs rêves.
Finalement, je veux parler de notre intérêt commun à favoriser le développement et les opportunités économiques.
Je sais que pour beaucoup, la mondialisation présente des aspects contradictoires. Internet et la télévision peuvent transmettre dans les foyers des connaissances et des informations, mais également une sexualité vulgaire et une violence gratuite. Le commerce peut s'accompagner de nouvelles richesses et opportunités, mais aussi de grands bouleversements et de changements au niveau communautaire. Dans tous les pays, y compris en Amérique, ce changement provoque la peur. La peur que la modernité signifie la perte du contrôle de nos choix économiques, de nos décisions politiques et, il s'agit d'un élément encore plus important, de notre identité, c'est-à-dire des choses qui nous attachent à notre communauté, notre famille et notre foi.
Mais je sais aussi qu'on ne peut pas empêcher le progrès humain. Le développement et la tradition ne sont pas nécessairement contradictoires. Des pays comme le Japon et la Corée du Sud ont connu une prodigieuse croissance économique tout en conservant leur culture distincte. Il en va de même pour les progrès remarquables au sein de pays à majorité musulmane, de Kuala Lumpur à Dubaï. Par le passé et de nos jours, les communautés musulmanes ont été à la pointe de l'innovation et de l'éducation.
Ceci est important car aucune stratégie de développement ne peut se fonder uniquement sur ce que produit la terre et elle ne peut être durable si les jeunes n'ont pas de travail. De nombreux pays du Golfe se sont énormément enrichis grâce au pétrole et certains commencent à concentrer leurs ressources sur le développement plus large. Mais nous devons tous garder à l'esprit que l'éducation et l'innovation seront la monnaie d'échange du 21e siècle.
Dans trop de communautés musulmanes, le sous-investissement en ces domaines persiste. J'attire l'attention sur cette réalité dans mon propre pays. Et à la différence du passé pendant lequel l'Amérique se concentrait sur le pétrole et le gaz, s'agissant de cette partie du monde, nous chercherons désormais à agir dans des domaines plus variés.
Dans le domaine de l'éducation, nous allons élargir les programmes d'échange et augmenter les bourses, comme celle qui a permis à mon père de venir en Amérique, tout en encourageant davantage d'Américains à étudier dans des communautés musulmanes. Nous offrirons à des étudiants musulmans prometteurs des stages aux États-Unis ; nous investirons dans l'enseignement en ligne destiné aux enseignants et aux enfants à travers le monde ; et nous créerons un nouveau réseau informatique qui permettra à un jeune du Kansas de communiquer instantanément avec un jeune du Caire.
Dans le domaine du développement économique, nous créerons un nouveau corps de volontaires des milieux d'affaires qui formeront des partenariats avec des homologues de pays à majorité musulmane. Je vais aussi accueillir un Sommet sur l'entrepreneuriat cette année pour trouver les moyens d'approfondir les liens entre les leaders du monde des affaires, les fondations et les entrepreneurs sociaux des États-Unis et des communautés musulmanes à travers le monde.
Dans le domaine des sciences et des technologies, nous établirons un nouveau fonds pour appuyer le développement technologique dans les pays à majorité musulmane et pour aider à concrétiser commercialement des idées pour qu'elles créent des emplois. Nous ouvrirons des centres d'excellence scientifiques en Afrique, au Moyen-Orient et en Asie du Sud-Est, et nous nommerons de nouveaux émissaires pour les sciences chargés de collaborer à des programmes qui mettront au point de nouvelles sources d'énergie, créeront des emplois verts, numériseront les registres et archives, purifieront l'eau et produiront de nouvelles cultures. Dans le domaine de la santé au niveau mondial, j'annonce aujourd'hui une nouvelle initiative avec l'Organisation de la conférence islamique pour éradiquer la polio et nous intensifierons nos partenariats avec des communautés musulmanes pour améliorer la santé maternelle et infantile.
Tout cela doit être accompli en partenariat. Les Américains sont prêts à se joindre aux citoyens et gouvernements, aux organisations communautaires, aux dirigeants religieux et aux entreprises dans les communautés musulmanes du monde entier afin d'aider nos populations à améliorer leur vie.
Il ne sera pas facile de régler les questions dont je viens de parler. Mais nous avons la responsabilité de nous unir pour réaliser le monde auquel nous aspirons, un monde où les extrémistes ne menacent plus notre pays et où les soldats américains sont rentrés chez eux, un monde où les Palestiniens et les Israéliens vivent chacun en sécurité dans un État qui leur est propre et où l'énergie nucléaire est utilisée à des fins pacifiques, un monde où les gouvernements servent les intérêts de leurs citoyens et où les droits de tous les enfants de Dieu sont respectés. Tel est le monde auquel nous aspirons et nous n'y parviendrons qu'ensemble.
Je sais qu'un grand nombre de gens - musulmans et non musulmans - se demandent si nous arriverons vraiment à prendre ce nouveau départ. Certains veulent attiser les flammes de la division et entraver le progrès. Certains suggèrent que ça ne vaut pas la peine ; ils avancent qu'il y aura fatalement des désaccords et que les civilisations finissent toujours par s'affronter. Beaucoup plus ont tout simplement des doutes. Il y a tellement de peur, tellement de méfiance qui se sont accumulées avec les ans. Mais si nous choisissons de nous laisser enchaîner par le passé, nous n'irons jamais de l'avant. Je veux particulièrement le déclarer aux jeunes de toutes les fois et de tous les pays, plus que quiconque, vous avez la possibilité de ré-imaginer le monde, de refaire le monde.
Nous partageons tous cette planète pendant un court instant. À nous de décider si nous passons ce temps à nous concentrer sur ce qui nous sépare ou si nous nous engageons à faire ce qu'il faut - de façon soutenue - pour trouver un terrain d'entente, pour nous concentrer sur l'avenir que nous désirons pour nos enfants, et pour respecter la dignité de tous les êtres humains.
Tout ceci n'est pas simple. Il est plus facile de se lancer dans une guerre que de faire la paix. Il est plus facile de blâmer autrui que de s'examiner soi-même ; il est plus facile de voir ce qui nous distingue, plutôt que ce que nous avons en commun. Mais il faut choisir le bon chemin, et non le plus facile. Il y a une règle essentielle qui sous-tend toutes les religions : celle de traiter les autres comme nous aimerions être traités. Cette vérité transcende les nations et les peuples. C'est une croyance qui n'est pas nouvelle, qui n'est ni noire ni blanche ni basanée, qui n'est ni chrétienne ni musulmane ni juive. C'est une foi qui a animé le berceau de la civilisation et qui bat encore dans le cour de milliards d'êtres humains. C'est la foi dans autrui et c'est ce qui m'a mené ici aujourd'hui.
Nous avons le pouvoir de construire le monde auquel nous aspirons, mais seulement si nous avons le courage de prendre un nouveau départ, en gardant à l'esprit ce qui a été écrit.
Le Saint Coran nous dit : « Ô hommes ! Nous vous avons créés d'un mâle et d'une femelle, et Nous avons fait de vous des nations et des tribus, pour que vous vous entre-connaissiez. »
Le Talmud nous dit : « Toute la Torah a pour objectif de promouvoir la paix. »
La Bible nous dit : « Bienheureux les artisans de paix : ils seront appelés fils de Dieu. »
Les habitants du monde peuvent cohabiter en paix. Nous savons que telle est la vision de Dieu. C'est maintenant notre tâche sur cette Terre. Je vous remercie et que la paix de Dieu soit avec vous.
Je vous remercie. Je vous remercie.
FIN 14h05 (heure locale)
14:53 Publié dans brêves du bar sans culotte | Lien permanent | Commentaires (5) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : barack obama, musulmans, juifs, crétiens
27.05.2009
Sarkozy l’américain, croit toujours au lac Wobegon* Il n’a n’a toujours pas compris la fin de son Amérique à lui.
Surtout son système financier. Heureusement, Ben Bernanke associé à Mark Blyth et surtout le brillantissime Garrison Keillor vont s’atteler à sa formation.
Il est possible, après avoir calculé ce que les statisticiens appellent une série chronologique des rendements du secteur financier américain de 1947 à 2008, de parler avec confiance du taux de rentabilité moyen du secteur sur la période, des sommets (des années 1990 au milieu des années 2000) et des creux (de 1947 à 1967), ainsi que de la forte augmentation de la rentabilité du secteur au cours des dix dernières années. Il suffit cependant d'ajouter les données de la période comprise entre le mois d'août 2008 et le mois d'avril 2009 pour que la série chronologique se désagrège, comme l'a vécu le système bancaire lui-même.
Les moyennes, les médianes, les écarts et autres agrégats explosent sous l'impact des événements récents. Il y a donc lieu de s'inquiéter lorsqu'Alan Greenspan, ancien président de la Réserve fédérale, admet avoir mal compris les mécanismes des marchés financiers, tandis que le président actuel, Ben Bernanke, déclare que nous nous heurtons à la crise la plus sérieuse depuis la dépression des années 1930.
Mais avant d’analyser plus avant la question où se trouve le Lac Wobegon ?
Ben, comment dire, comment le lui dire à not président de la république sans peuple, c’est que Wobegon est fictif
Et c’est là que not p’tit Nicolas, tombe dans l’eau séche..
Ce lac, cela peut être une île, un éperon rocheux, en frait n’importe quoi pouvant servir de toile de fond à une émission radiophonique, animée par Garrison Keillor, décrivant le Lac Wobegon comme « une petite ville oubliée par l'histoire et figée dans le temps », où « toutes les femmes ont du caractère, et s’appellent Carla, tous les hommes sont beaux et se nomment Nicolas et tous les enfants ont un coefficient intellectuel supérieur à la moyenne, et tous seront dépités i-nal-té-rables ».
Donc ceci, l’illusion, étant, la gravité de la situation financière est un fait.
C’est qu’après avoir vu son actif fondre de 1,3 billion de dollars et son passif atteindre 3,6 billions de dollars, le système financier américain a en outre souffert d'une réduction de moitié des cours de la Bourse. Il est désormais sous pression, voire en cessation de paiements. Certains considèrent même qu'il ne s'en remettra pas. Naturellement, ce n'est pas la première fois que la fin du capitalisme est annoncée.
Et pour paraphraser l'écrivain américain Mark Twain, les rumeurs faisant état de sa mort sont très exagérées.
La situation est grave mais. Un soleil nouveau se lève sur l’Amérique.
Le modèle de capitalisme américain qui émergera de la crise sera très différent de la version que nous avons vu prospérer au cours des vingt dernières années, dans un environnement caractérisé par le développement des marchés financiers, une consommation excessive et le déséquilibre de la balance commerciale.
Ce modèle a déjà évolué, puisque l'on peut dire que Wall Street n'existe plus au sens propre du terme. Il ne faudrait toutefois pas oublier que ce n'est pas la première fois que des événements de ce genre se sont produits. Même si la crise actuelle est sans précédent, les crises du capitalisme ne sont pas un phénomène nouveau. Elles sont même monnaie courante, mais ce sont les États-Unis qui sont à l'origine de la tempête cette fois-ci, et non pas une autre partie du monde. Quoi qu'il en soit, nous avons connu des situations analogues par le passé et nous avons survécu. Il convient de s'en rappeler avant de dire que le capitalisme américain est moribond.
On peut sans doute attribuer la crise à différents facteurs, qu'il s'agisse des primes de résultat excessives distribuées par les banques à leurs cadres, de la thésaurisation de la Chine ou de la rigidité financière de l'Allemagne. Ces explications ne doivent cependant pas masquer des causes plus fondamentales. Pour remettre la crise en perspective, nous devons revenir trente ans en arrière et examiner ce qui arrive lorsque des liquidités illimitées font la chasse à des catégories d'actifs limitées. La situation dans laquelle nous nous trouvons aujourd'hui est le résultat de six phénomènes.
Phénomèmes ? Vu la contaminations des marchés je pencherais plutôt pour les phénomérones, pour leur reconnaissance binaires. Mais donc.
en une.
Au début des années 1980, les grandes places financières du monde ont déréglementé leur marché intérieur du crédit et libéralisé l'accès aux marchés financiers. Cette mondialisation de la finance a provoqué une augmentation spectaculaire des liquidités disponibles, des marchés isolés jusqu'alors étant désormais liés.
Et deux
Ces liquidités ont énormément augmenté sous l'effet du développement de nouveaux instruments financiers, en particulier ceux provenant des techniques de titrisation et du recours croissant aux dérivés de crédit.
Et trois.
Cette augmentation des liquidités mondiales s'est ensuite traduite par une baisse accélérée des taux d'intérêt à long terme comme à court terme. Dès 1991, les taux des prêts bancaires et les taux des fonds fédéraux (et donc les taux d'intérêt du monde entier) ont amorcé leur longue décrue, passant de taux à deux chiffres aux plus bas niveaux jamais connus.
Et quatre.
On observe une concentration croissante du secteur bancaire dans les pays tirés par la finance. Le crédit bancaire disponible a donc décollé alors même que les pouvoirs publics abandonnaient certaines de leurs responsabilités, notamment en matière de retraite. Ce mouvement a favorisé le développement de puissants investisseurs institutionnels non bancaires, qui ont tous cherché à obtenir des rendements « supérieurs à la moyenne » (pour assurer leur carrière, les gestionnaires devaient obtenir des résultats supérieurs à certains indices, en général le Standard & Poor's 500 ou un indice donné de performance du secteur dont ils s'occupaient).
Et cinq.
Le déficit des paiements courants des États-Unis a atteint le niveau en pourcentage du produit intérieur brut (PIB) le plus élevé de l'histoire du pays. Les États-Unis ont emprunté entre 3 et 6 % du PIB chaque année pendant plus de vingt ans. Les prêts semblaient quasiment gratuits, compte tenu de la faiblesse des taux d'intérêt et de la croissance économique à laquelle nous nous étions habitués.
Et c’est là que le lac d’eau sèche Wobegon, vert ou jaune refait surface, comme un simple U-Boat, ou torpille amochée.
En six et dernier. Et le sarkoshisme va se rhabiller.
Un profond changement de philosophie, peut-être facilité par les événements discutés ci-dessus, s'est produit aux États-Unis entre 1970 et 2000.
Les politiciens, les spécialistes de tous bords et le public ont fini par considérer que les marchés étaient des modèles d'efficacité capables de s'autoréguler et de produire sans risque des résultats toujours croissants, sous réserve que les pouvoirs publics les libèrent du carcan inutile et contre-productif de la réglementation, ce que les politiciens bien intentionnés des partis aussi bien démocrate que républicain se sont empressés de faire. Combinez tous ces éléments, et vous avez un secteur financier qui ne peut perdurer qu'en obtenant, de manière continue, des rendements supérieurs à la moyenne, alors même que sa part du PIB américain ne fait qu'augmenter.
Les limites du modèle de Lac Wobegon
Le problème de la chasse aux rendements élevés est que la moyenne ne fait qu'augmenter. Dans le cas présent, les catégories d'actifs capables de fournir des rendements supérieurs à la moyenne sont limitées. Seules quelques catégories d'actifs s'offrent aux investisseurs : les actions, les instruments monétaires et les obligations. On y ajoutera l'immobilier et les matières premières. Les actions, qui étaient relativement sous-évaluées au début des années 1990, sont devenues le moyen privilégié pour obtenir des rendements supérieurs. La masse des liquidités en quête de tels rendements a d'abord saturé les marchés boursiers des États-Unis, avant d'envahir les marchés boursiers d'autres pays durant la deuxième moitié des années 1990.
Après l'éclatement de cette bulle, de manière particulièrement spectaculaire en Asie de l'Est, ni les obligations, ni les autres produits à revenu fixe ne pouvaient à eux seuls produire les rendements supérieurs à la moyenne que les marchés, et tous ceux qui en dépendaient, attendaient désormais. Les investisseurs se sont donc intéressés aux cyber-entreprises, dont la bulle allait bientôt exploser avec fracas, puis à la catégorie d'actifs la plus évidente, l'immobilier. C'est cet intérêt qui sera à l'origine de la hausse mondiale des prix des logements, amorcée dans la foulée immédiate de l'éclatement de la bulle des internet-entreprises à la fin des années 1990. En 2008, la bulle de l'immobilier avait épuisé son potentiel d'emprunteurs solvables, en partie en raison de la hausse des taux d'intérêt décidée par le président de la Réserve fédérale, Alan Greenspan, au milieu de la première décennie du nouveau siècle. Toujours à la poursuite de nouvelles sources de rendement,
les investisseurs se sont alors rabattus sur une nouvelle catégorie d'actifs, les matières premières.
Le pétrole verra donc son prix quadrupler, alors que les denrées alimentaires de base augmentaient de 40 à 70% en l'espace d'un an. Ces marchés étaient toutefois beaucoup trop étroits pour faire face à un tel afflux de liquidités, sauf en ce qui concerne le marché pétrolier, et ces bulles ont rapidement éclaté.
L'effondrement du marché des matières premières et les pertes du marché des dérivés des prêts hypothécaires à haut risque devaient alors provoquer la crise actuelle.
Bien qu'on l'appelle crise des « subprimes » (prêts hypothécaires à haut risque), la crise actuelle est en fait une crise systémique dont les prêts hypothécaires à haut risque n'ont été que le facteur de déclenchement, lorsque toutes les pratiques de gestion des risques des acteurs financiers n'ont pas permis de faire face à l'ensemble des problèmes.
Si les banques et les autres établissements financiers disposent effectivement de modèles complexes de gestion des risques (de crédit, de liquidité, etc.), ces mêmes modèles peuvent créer de l'instabilité au sein des marchés en faisant oublier aux participants le risque lié à la réalisation d'événements extrêmes (le risque se diffusant à travers les portefeuilles et les catégories d'actifs lorsque tous les acteurs se protègent de la même manière). En outre, un lien se crée entre les catégories d'actifs lorsque les banques doivent liquider leurs positions pour trouver des liquidités. Ainsi, ce qui est logique pour une banque peut créer un risque systémique pour le secteur bancaire pris dans son ensemble, les positions détenues se trouvant corrélées en série à la baisse comme à la hausse en présence d'un phénomène de bulle.
La crise était inévitable une fois le système bancaire saturé en dérivés de prêts hypothécaires et en swaps de défaut (« credit default swaps »). Elle s'est manifestée lorsque les pertes de plusieurs grandes banques américaines ont provoqué la faillite de Lehman Brothers, qui a elle-même entraîné des pertes massives sur des marchés désormais liés de manière systémique, en particulier l'énorme marché des swaps de défaut. Les liquidités s'étant évanouies, la crise n'avait plus qu'à se propager.
S'il est difficile de prévoir son évolution, devons-nous considérer qu'elle marque la fin du capitalisme américain ?
Il y a plusieurs raisons de penser que ce n'est pas le cas.
Parce que comme toujours en Amérique chaque jour que dieu fait, dispose de son héros. Et aujourd’hui, après la prière du matin et de son bon pain, c’est
Mark Twain et ses trois raisons de garder espoir qui sortent du chapeau.
Il faut noter que si le président de la Réserve fédérale, Ben Bernanke, a dit que « nous étions en proie, je trouve le mot bien trouvé, à la crise la plus grave depuis la dépression des années 1930 », il n'a pas dit qu'elle était tout aussi grave.
La réalité de cette dépression, c'était un taux de chômage de 20 à 40 %, l'effondrement du commerce mondial, des dévaluations répétées et ruineuses, des droits de douane absurdes et la fin du régime démocratique dans plusieurs pays.
Certes, la crise actuelle est douloureuse, et elle pourrait encore s'aggraver, mais la situation est loin d'être aussi désespérée qu'elle l'était dans les années 1930. L'anecdote de Mark Twain montre qu'il faut savoir rester optimiste.
En toute hypothèse, le monde actuel est très différent de celui des années 1930. Les aiguilles du temps avancent toujours dans la même direction, et les circonstances à un moment donné ne sont jamais ce qu'elles ont été par le passé.
Trois éléments nouveaux depuis 1930 permettent d'espérer que l'on ne répètera pas les erreurs d'antan.
Et Un :
Nous pouvons tirer parti des leçons du passé. Nous n'avons pas à répéter les erreurs des années 1930 précisément parce que nous savons que ces années-là se sont mal passées et que les mesures égoïstes prises par les uns et les autres pour se protéger durant cette période ont tourné au désavantage de tous.
Cette leçon a conduit les pays du monde entier à adopter des mesures automatiques de stabilisation de leur économie afin d'éviter un effondrement de la consommation de nature à provoquer des réflexes protectionnistes et nationalistes.
Elle les a également conduits à se reposer sur la coopération multilatérale pour éviter les erreurs de politique économique.
Certes, tous les pays ne semblent pas avoir retenu les mêmes leçons.
Ainsi, les Allemands craignent les conséquences inflationnistes des dépenses auxquelles les Américains incitent les Européens dans le but d'éviter la hausse du chômage qu'ils redoutent.
Mais l'objectif des réunions des groupes tels que le G20 est précisément de discuter de ces différences et de trouver des compromis. Il s'agit en fait d'établir un équilibre entre la stimulation des économies et leur encadrement. Des deux côtés de l'Atlantique, les dirigeants savent qu'ils doivent trouver un terrain d'entente pour sortir de l'ornière.
Et deux :
La raison d'être optimiste est liée à un nouveau concept de DMA. Durant la guerre froide, DMA signifiait « destruction mutuellement assurée » : les États-Unis et l'Union soviétique avaient accumulé de telles quantités d'armes nucléaires qu'aucun des deux adversaires ne pouvait détruire l'autre sans se détruire lui-même.
Remplaçez « mutuellement » par « monétaire » et vous obtenez le nouveau concept de DMA, la « destruction monétaire assurée », qui plane sur les relations entre la Chine et les États-Unis.
L'une des conséquences de la financiarisation de l'économie américaine est que nous avons obtenu de la Chine qu'elle échange, depuis plus de vingt ans, des biens tangibles contre du papier très mal rémunéré. Durant cette période, la Chine et d'autres pays d'Asie de l'Est ont vu leurs excédents commerciaux et leurs balances des paiements courants atteindre des niveaux extraordinaires. Fondamentalement, et sans que cela ait jamais été formalisé, les États-Unis ont parié qu'ils pouvaient faire tourner leur économie grâce à la finance, selon une division du travail qui voit les Chinois fabriquer des produits en contrepartie de dollars que la Chine prête aux États-Unis afin qu'elle puisse acheter les produits chinois.
Ce système est, lui aussi, arrivé à son terme.
La Chine doit consommer davantage et les États-Unis doivent produire autre chose que des dérivés de prêts hypothécaires.
Les deux parties le savent.
Y parvenir sera douloureux, mais l'alternative est la destruction monétaire assurée : le dollar s'effondre, le commerce international s'évanouit. Mais cette fois-ci, les parties concernées savent qu'elles doivent éviter toute politique dont la logique égoïste serait désastreuse pour tous.
Et de trois,
L'échec confirmé des solutions dogmatiques. L'idée que les marchés ont toujours raison et qu'ils sont capables de s'autoréguler, tandis que les pouvoirs publics ne savent que créer une réglementation inutile, est l'un des cauchemars récurrents de l'histoire du capitalisme.
Les années 1930 nous ont appris que la confiance aveugle dans la capacité des marchés à s'autoréguler est fallacieuse.
Cette philosophie sera supplantée par la méthode keynésienne, caractérisée par la réglementation des marchés financiers et l'État-providence. Les années 1970, autre période de crise du XXe siècle, nous ont appris que John Maynard Keynes avait tort et qu'il convenait de libéraliser les marchés et les mécanismes financiers. Ce système, que l'on peut appeler le système de mondialisation néolibérale, est celui qui vient de s'effondrer. Quelles leçons allons-nous apprendre cette fois-ci ?
Les leçons de cette crise ne sont pas toutes connues, mais nous savons désormais que les intérêts des marchés et des États se recouvrent et s'alimentent mutuellement, en favorisant la croissance en dépit de tendances antagonistes. Le système capitaliste prospère dans un environnement de réglementation prudente de la part des États. Il n'y a aucune raison que le capitalisme américain fasse exception. L'équilibre exact entre le rôle de l'État et le rôle des marchés est une question politique que chaque pays doit décider pour lui-même. Presque tous les pays, y compris par les États-Unis, reconnaissent désormais qu'un tel équilibre est nécessaire.
17:19 Publié dans brêves du bar sans culotte | Lien permanent | Commentaires (1) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : sarkozy, lac wobegon, ben bernanke, mark blyth
04.05.2009
Not P’tit Nicolas Sarkozy et le laxicographe
Il est probable que le Sargot© ne disparaîtra pas, tant qu'il y aura des adolescents à UMPs pour sarkozy. À l'heure actuelle, les moyens électroniques de communication, et le changement d'attitude de certains linguistes, ont contribué à faire passer le sargot© du domaine du mot parlé à celui du mot écrit avec un plus grand degré d'acceptation. Ben c’est que les américains ont encore de l’avance sur le français dans le langage électronique. Si, lors d’une virée en amoureux à New York, c’est là et pas ailleurs que l’on fait les plus beaux bisous aux jambons, vous avez l'impression que la langue anglaise s'abrège, vous avez peut-être raison. Qu'il s'agisse d'infocapsules, du langage texto ou de la réduction de la durée d'attention, nous disons les choses en moins de mots et nous nous servons davantage de l'argot. (Bon là il est 10 heures de mat heure de Paris Madrid, on va tout abrégé en un seul petit point.) Pourquoi ? On peut citer plusieurs raisons, dont la saturation inévitable sur le plan technologique alliée à un rythme de vie toujours accéléré, la tentation incessante du vocabulaire des adolescents et, tout simplement, la poursuite de l'érosion inéluctable de la langue, vers le moins au lieu du plus. Si ! Enfin c’est que disent les analystes. L’amour toujours est une chanson, rien d’autre. Alors qu'une grande partie de nos communications quotidiennes ont lieu en ligne de nos jours - et cela ne comprend pas seulement le courriel, mais aussi la messagerie textuelle sur des appareils d'une miniaturisation croissante -, il semble que l'anglais courant se soit réduit à un code d'abréviations, de combinaisons mystérieuses de chiffres et de lettres et même de symboles représentant des expressions du visage. :) Souvent tout est en sarkoscule©, enfin en minuscule. Certains chiffres, dont 2 et 4 en particulier, jouent en anglais un rôle vedette et remplacent les prépositions to (à ou vers) et for (pour). Toutefois, l'évolution bien plus fascinante est l'adoption du chiffre 3 pour la lettre e (b3 et th3) et du chiffre 8 pour le son qu'il produit (gr8 et l8r pour great et later). Si certains de ces nouveaux acronymes peuvent se comprendre facilement (u pour you et ur pour your), être assez logiques (b4 pour before), indiquer les sons que les lettres font (qt pour cutie et cu pour see you), servir d'abréviations (cuz pour because), être de simples initiales (bff pour best friends forever), quelques-uns d'entre eux sont quelque peu étranges (peeps for people). Et, dans certains cas, l'expression argotique est plus longue que celle qu'elle a remplacée (i luv u est maintenant i heart u). Certains termes qui sont en circulation depuis pas mal de temps sont faciles à reconnaître : lol (laughing out loud), btw (by the way) et imho (in my humble opinion). Cette dernière est non retenue pour le dico sarkozien En revanche, d'autres sont très énigmatiques : iykwim (if you know what i mean), mtbwy (may the force be with you) et wysiwyg (what you see is what you get),(ce dernier est d’ailleurs proposé comme insulte à tout politique, quelque soit son origine, sa condition, ses opinions, son âge, sa religion, Parfois, ce mélange de lettres de l'alphabet donne le vertige à toute personne autre que les linguistes et les fanas de l'informatique. Force est, cependant, d'en reconnaître la rapidité, voire la nécessité, lorsqu'on est obligé de se servir d'un gadget de la taille d'une brosse à dent pour répondre à un message du bureau tout en conduisant sa voiture (ce qui n'est ni recommandé ni légal, mais malheureusement bien trop courant). À l'exception de peeps, tous les exemples ci-dessus font partie de l'argot écrit. L'argot parlé est une affaire tout à fait différente, et c'est là que la jeune génération a une grande influence. De nos jours, l'argot change plus rapidement que le mot à la mode des années passées. C'est parce que les mots qui étaient populaires il y a seulement quelques années ont perdu la faveur des adolescents d'aujourd'hui sans raison particulière. Ces mots comprennent phat, sweet, excellent et awesome (qui veulent tous dire bon). Il en est de même du mot dude (mec) des années 1990. De toute façon, l'argot n'est-il pas, par définition, de courte durée ? Pour qu'il soit argotique, il faut qu'on ait l'impression qu'il change sans cesse. L'argot est comme la mode : il ne dure jamais longtemps. Les Américains finissent par se fatiguer des mots les plus populaires, et la sélection naturelle fait que seuls les plus forts survivent. Qu'en est-il à l'heure actuelle, c'est-à-dire ce mois-ci ? Si on emploie l'adjectif hot (pour dire bon et aussi attirant), on est dans le vent et inversement, du moins du point de vue de la température, si on se sert de l'adjectif que toutes les générations depuis la dépression des années 1930 ont adopté, on paraîtra alors cool (super, génial). Cool est carrément préhistorique selon les critères de l'argot. Il a son origine chez les musiciens de jazz de la fin des années 1930, mais chaque génération l'a fait sienne. En fait, de nombreux adjectifs ayant le même sens que cool (bully, groovy, hep, crazy, bodacious, far-out, rad, swell) n'ont pas réussi à durer aussi longtemps que cool. Cool est d'un usage courant non seulement chez les adolescents actuels, mais aussi chez leurs parents. Les adultes sont bien connus pour emprunter le jargon de leurs enfants, d’autant que de nos jours le fait de savoir s'adresser au marché des jeunes peut faire littéralement la différence entre la rentabilité et la faillite. La catégorie des jeunes représente un marché annuel de 170 milliards de dollars dans l'économie américaine, selon le Taylor Group, organisme de recherche qui suit les tendances de ce marché. Ce fait pourrait expliquer pourquoi tant de mots d'argot sont devenus d'un usage général, que ce soit dans les médias, dans la culture populaire ou chez les générations plus âgées (stick it to the man, you rock, whatever, old school et talk to the hand). Ha celui là, je sais c’est une chanson du net. L'attraction inhérente de l'argot tient, après tout, à la possibilité qu'il offre à chaque génération de créer son propre vocabulaire. Il en résulte un ensemble de mots dont on se sert par plaisir linguistique. Toutefois, certains de ces mots peuvent être choquants car ils proviennent souvent du milieu ou de la pègre. En fait, les adversaires de l'argot prétendent depuis longtemps qu'il a un effet dégradant sur l'expression verbale de la pensée en dehors de la vie privée. Cette accusation ne fait cependant qu'illustrer son pouvoir. Après tout, l'argot est par définition plus astucieux que l'anglais courant. Il est accrocheur et peut susciter des traits d'esprit et même de la poésie. Non ! Je ne dis pas qu’il y a obligatoirement un rapport entre ce qui s’étale plus haut et le Sargot. En 1961, les éditeurs du dictionnaire Merriam- Webster's Collegiate Dictionary, dont la création remonte à 1898, ont tiré les nouveaux mots répertoriés dans la troisième édition de leur ouvrage de publications s'adressant au grand public, au lieu de consulter un petit nombre de linguistes, comme il était de rigueur autrefois. Cette troisième édition, qui comprenait des mots d'argot pour la première fois, s'est vue qualifiée de « monstrueuse », de « déplorable » et de « scandaleuse ». Adjectifs infocapsulés de la politique Chiraquienne. De nos jours, sous le règne sarkozyste, toutefois, tous les dictionnaires comprennent des mots d'argot, même si cela ne plaît pas à certains. Un mouvement dit « normatif » se compose de linguistes qui estiment que les dictionnaires devraient servir à enseigner le bon usage de la langue : ils qualifient leurs adversaires de « laxicographes » (au lieu de lexicographes) tout en les accusant d'encourager l'illettrisme. En revanche, le mouvement « descriptif » comprend des linguistes qui pensent que tous les mots utilisés couramment doivent figurer dans le dictionnaire. Ces linguistes s'intéressent plus à une bonne communication qu'au bon usage de la langue, selon eux, peu importe les mots que les gens utilisent si tout le monde peut les comprendre. Les anciennes générations peuvent résister aux innovations linguistiques des jeunes à cause de leur nostalgie pour le bon vieux temps ou de leur horreur des nouveaux horribles mots exécrables. En fait, toutefois, on ne peut pas réellement parler de bon usage de la langue car la langue ne cesse d'évoluer. Ah, New york………… New york…………
Dans les années 1930 et 1940, le swing et le jitterburg, musique et danses qui étaient alors à la mode, eurent une influence sur la langue. Dans les années 1950, ce fut le tour des poètes beat et des animateurs de radio au parler rapide, que suivirent dans les années 1960 les hippies. À l'heure actuelle, les nouveaux mots d'argot tirent leur origine dans le hip-hop et le rap. Et à cela nous disons : « Capiche, yo ? » (tu piges, quoi ?) Guy Birenbaum lui écrit capiche, tout seul, sans le yo. GB capiche Moi mtbwy (may the force be with you) GB wysiwyg (what you see is what you get) Moi omss (oui, mais je suis sourd)
10:52 | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : argot, texto, sargot
27.02.2009
Afin de permettre le changement de société qui est en formation, faudra t-il fonder un groupe de défense des libertés publiques?
P’tit Nicolas arrive en retard, dans un monde exigeant de plus en plus de liberté, il n’arrive pas à coller les morceaux. Il a très peu compris qu’il n’était qu’un cardan transmettant la force et le mouvement.
Proposé par martingrall,
Bien sur nous pouvons compiler tout ce qu’il a dit et fait, sur la prime enfance à délinquance génétique, nettoyage et corruption républicaine positive, mais c’était dans son monde d’avant.
Le changement, ce n’est pas le polissage de vernis administratifs, l’établissement de personnalités aux postes de commandement, réformer une aile cabossée, c’est changer le fonctionnement de la société pour en redécouvrir toutes les qualités et valeurs.
Bien sur et nous en sommes tous conscients, protéger les citoyens contre les abus des forces de l’ordre, nous incite à accepter que la police ne réponde pas toujours à ses seules obligations. Cependant, alors que cette assistance citoyenne appartient de fait au maire, premier magistrat de la cité, beaucoup de ces débordements ne sont pas soulevés par son administration.
Peut et doit on prendre le risque de la suspicion généralisée sur les faits et gestes des forces de l’ordre. Oui. Deux fois. Parce que ce groupe de défense des libertés publiques, nous fait renouer avec la confiance que l’on doit avoir envers nos mandataires.
Le monde est en change, soyons dans les premiers, ne nommons pas quelques potes pour conduire la voiture balai.
Donc, aux états- Unis, cela s’appelle L'American Civil Liberties Union ou ACLU.
Et protège les citoyens contre les excès des forces de l'ordre. La plupart du temps, aux États-Unis, quand les citoyens ont affaire à la police, les choses se passent sans accroc, mais pas toujours - et c'est là que des organisations, telle l'American Civil Liberties Union (Union américaine des libertés publiques), peuvent jouer un rôle important.
Avec près de 200 avocats à sa solde et des milliers d'autres bénévoles, l'ACLU s'occupe - gratuitement - d'innombrables affaires de droits civils, chaque année, à partir de ses bureaux répartis dans les 50 États du pays, ainsi qu'à Porto-Rico et dans la capitale fédérale, le District de Columbia. Ces procès portent sur tout un éventail de questions de droit civil, dont les allégations d'abus de pouvoir des agents de police.
« Nous prenons cette question très au sérieux », dit Reggie Shuford, avocat au Programme de justice raciale de l'ACLU, administré au siège national de cette organisation à New York.
« Aux États-Unis, il est évident que nous avons beaucoup de chance car notre Constitution nous octroie de nombreux droits auxquels la police - au niveau local, national ou des États - ne peut pas porter atteinte », a dit M. Shuford. « Nous avons un bon ensemble d'antécédents juridiques et de dossiers qui interprètent les droits assurés par la Constitution et notamment la Déclaration des droits et qui établissent les limites que doivent respecter toutes les entités policières. »
Néanmoins, dit-il, l'ACLU répond à un besoin crucial.
« Les organisations telles que l'ACLU doivent rester vigilantes et protéger les droits constitutionnels des gens parce qu'en fait, tout le monde ne respecte pas les restrictions imposées par la Constitution. Alors quand il y a des abus, il est important d'avoir des organisations comme l'ACLU », a dit M. Shuford.
De tels efforts de la part d'organisations non gouvernementales viennent s'ajouter aux programmes établis par le gouvernement fédéral et les autorités des États et des municipalités pour assurer le respect des droits des citoyens par leur personnel.
Les États-Unis n'ont pas de police nationale, mais les États, les comtés et les villes ont leurs propres forces de police, donc des milliers d'entités séparées. D'autres organismes de police, tel le FBI, relèvent du gouvernement fédéral. Certains policiers, comme ceux qui travaillent à l'Administration pour la sécurité des transports (TSA), doivent respecter les limites très spécifiques de leur autorité.
Le problème du délit de faciès
L'ACLU a récemment gagné un procès, très médiatisé, intenté au nom de Raed Jarrar, un résident des États-Unis d'origine irako-palestinienne dont la liberté d'expression et le droit de ne faire l'objet d'aucune discrimination auraient été violés.
En 2006, des policiers de la TSA avaient empêché M. Jarrar de monter à bord d'un avion de JetBlue Airways parce qu'il portait un T-shirt sur lequel on pouvait lire, en anglais et en arabe, « Nous ne nous tairons pas ». Lorsqu'il avait été autorisé à prendre son vol, après avoir mis un second T-shirt pour cacher l'inscription, on l'a obligé à s'asseoir à l'arrière de la cabine.
En 2007, l'ACLU a porté plainte au nom de M. Jarrar pour violations de ses droits civils ; en janvier 2009, deux responsables de la TSA et la compagnie aérienne JetBlue Airways ont versé 240.000 dollars à M. Jarrar en compensation de la discrimination illégale dont il avait été l'objet sur la base de son origine ethnique et de l'inscription en arabe sur sa chemise.
Selon M. Shuford, les actes de discrimination contre les personnes de type moyen-oriental sont devenus plus fréquents depuis les attaques terroristes perpétrées contre les États-Unis le 11 septembre 2001. Mais ce genre de discrimination peut cibler d'autres minorités aux États-Unis, notamment les Afro-Américains.
L'ACLU est récemment parvenue à un accord à l'amiable dans son procès, entamé contre la police de l'État du Maryland, qui était accusée de pratiques discriminatoires dans ses contrôles sur l'autoroute 95, une artère très utilisée dans l'est du pays.
La nécessité d'éduquer et de rester toujours vigilant
L'ACLU soumet des plaintes devant les tribunaux dans seulement « une poignée » d'affaires, chaque année, aux États-Unis, dit M. Shuford. « Les procès constituent une petite partie de tout le travail que l'ACLU fait pour s'opposer aux abus de pouvoir de la police », a-t-il précisé.
« Nous offrons des conseils bien plus souvent que nous n'entamons de procès », a dit M. Shuford. « Toutes les questions de comportement policier ne finissent pas devant les tribunaux. Nos ressources ne seraient pas utilisées de manière efficace s'il fallait constamment recourir aux tribunaux. » Il a ajouté : « Les procès que nous entamons sont plutôt ceux qui impliquent un groupe de personnes et prennent de 5 à 10 ans avant de s'achever. »
« Le meilleur travail que nous faisons (à l'ACLU) n'est pas forcément de déposer des plaintes formelles mais de donner aux particuliers les outils nécessaires pour défendre leurs droits », a dit M. Shuford. « Les groupes qui observent le comportement des policiers dans les collectivités sont un élément important de cet effort. »
« Mais nous sommes aussi convaincus de l'importance d'avoir des partenariats entre la police et les citoyens, c'est pourquoi nous appuyons également ce genre d'initiatives », a dit M. Shuford. « Alors que les contentieux sont évidemment un processus de confrontation, nous appuyons très souvent une approche qui favorise la collaboration dans les relations entre la police et la communauté. »
Pour aider à mieux comprendre comment agir quand les citoyens ont affaire à la police, l'ACLU publie sur Internet des brochures qui conseillent sur la manière adéquate de se comporter avec la police et de se joindre à d'autres dans leurs communautés pour surveiller le comportement policier.
M. Shuford a dit que son organisation prévoit de continuer ses efforts pour éduquer le public sur ses droits et indiquer clairement aux administrations policières qu'un comportement préjudiciable peut conduire à des procès. « Nous devons rester vigilants, et c'est ce que nous faisons, je pense. »
12:25 Publié dans brêves du bar sans culotte | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : american civil liberties
26.02.2009
Ouaou, allez, on va mettre un H aspiré Houaou. Aspirez bien fort, faut prendre son souffle. Houaou, le plan de relance de Barack Obama décoiffe le plus chauve des sénateurs américains.
Par martingrall
C’est que la patrie du libéralisme, devenue libérashisme© pour l’heure, ça j’le garde comme sarkoshisme©©, fait de l’ingérence de l’Etat fédéral dans les institutions privées, sa loyauté envers le peuple des Etats-Unis.
Et c’est encore une fois le contraire de not’p’tit Nicolas. Un jour sur son banc, en dégustant la tartine de pain bis qu’amoureusement lui aura préparé sa maman, sur, il apprendra qu’un pays ne peut être contraire à la légalité. ‘’Tu mourras là, par où tu auras pêché. Comme attrapé, saisir. Pécher, comme manqué.
Thatcher n’était pas ‘légal’ et le monde diffus et insidieux lui a rendu la monnaie. Depuis, ce sont tous les britanniques qui, toujours, individuellement et collectivement, payent le principal. Et les français n’ont pas envie de voir leurs centenaires devoir laver des voitures pour payer leur loyer, afin que quelques uns, puissent se faire construire un yacht dont la poupe n’a pas encore quitter le port, que la proue s’amarre à destination. Sur, not p’tit Nicolas était plutôt nul en anglais, bien sur il n’a jamais bien compris les paroles de Dylan, non pas ‘car le monde est en change’, mais pourquoi. Barack, prêtre laïque des quartiers, Hillary étudiante et thésarde de Saul Alinsky, Rules for radicals,… C’est là que l’Amérique fait sa différence. L‘homme créateur en lieu et place de l’homme outil.
Alors le Président Barack Obama, annonce son plan de relance au Congrès.
Et toujours sans ajout ni rature,
On trouvera ci-après les principaux extraits du discours prononcé le 24 février 2009 par le président des États-Unis, M. Barack Obama, devant le Sénat et la Chambre des représentants réunis en séance conjointe.
(Début de la transcription)
Je suis venu ici ce soir non seulement pour prendre la parole devant les hommes et les femmes distingués réunis en cette auguste chambre, mais aussi pour parler franchement et directement à tous les hommes et à toutes les femmes qui nous ont élus.
Je sais que, pour beaucoup d'Américains qui nous regardent maintenant, l'état de notre économie est un sujet de préoccupation qui surpasse tous les autres, ce qui est tout à fait normal. Si vous n'êtes pas touché personnellement par cette récession, il est probable que vous connaissez quelqu'un qui l'est : un ami, un voisin, un membre de votre famille. Vous n'avez pas besoin d'entendre une nouvelle liste de statistiques pour savoir que notre économie est en crise, parce que vous le constatez tous les jours. C'est l'inquiétude qui vous saisit au réveil et qui vous cause des nuits blanches. C'est l'emploi que vous pensiez tenir jusqu'à votre retraite, mais qui a maintenant disparu. C'est l'entreprise sur laquelle vous aviez fondé vos aspirations et qui ne tient plus qu'à un fil. C'est la lettre d'acceptation d'une université que votre enfant a dû remettre dans son enveloppe. Les effets de cette récession sont réels et ils se manifestent partout.
Néanmoins, si notre économie est peut-être affaiblie et notre confiance ébranlée et que nous vivons des temps difficiles et incertains, je tiens ce soir à ce que tous les Américains sachent ceci : nous allons reconstruire, nous allons nous rétablir, et les États-Unis d'Amérique en sortiront plus forts qu'auparavant.
L'ampleur de cette crise ne va pas déterminer le destin de notre pays. Les solutions de nos problèmes ne sont pas hors de notre portée. Elles existent dans nos laboratoires et dans nos universités, dans nos champs et dans nos usines, dans l'imagination de nos créateurs d'entreprise et dans la fierté des gens les plus travailleurs du monde. Ces qualités qui ont fait des États-Unis la plus grande force de progrès et de prospérité de l'histoire humaine, nous les possédons encore en quantité amplement suffisante. Ce qu'il faut maintenant, c'est que notre pays se mobilise, qu'il s'attaque carrément à ses problèmes et qu'il prenne en main son avenir une fois de plus.
Maintenant, si nous sommes honnêtes, nous admettrons que pendant trop longtemps nous ne nous sommes pas acquittés de ces obligations, en tant que gouvernement et en tant que peuple. Je dis cela non pas pour en rejeter la responsabilité sur quelqu'un ou pour regarder en arrière, mais parce que c'est seulement en comprenant comment nous sommes arrivés à cette situation difficile que nous serons capables de nous en sortir.
(...)
Nous avons vécu une période où trop souvent nous attachions plus de prix aux avantages à court terme qu'à la prospérité de longue durée, où nous n'avons pas regardé plus loin que le prochain paiement, le prochain trimestre ou la prochaine élection. Les excédents budgétaires sont devenus une excuse pour transférer de la richesse à des riches au lieu d'une occasion d'investir dans notre avenir. La réglementation a été réduite à son minimum pour favoriser les profits rapides au détriment d'un marché qui fonctionne normalement. Des gens ont acheté des maisons qu'ils savaient ne pas pouvoir se permettre, grâce aux mauvais prêts que les banques et les autres organismes de crédit leur ont accordés malgré ce. Et pendant tout ce temps, on a remis à plus tard les débats essentiels et les décisions difficiles.
Eh bien, l'heure de vérité a sonné, et le moment de prendre en main notre avenir est arrivé.
Il est temps maintenant d'agir hardiment et judicieusement, non seulement pour revigorer l'économie, mais aussi pour poser les fondements d'une prospérité durable. Il est temps de relancer la création d'emplois et le crédit et d'investir dans des domaines tels que l'énergie, la santé et l'éducation qui feront développer notre économie, même lorsque nous ferons des choix difficiles pour réduire notre déficit budgétaire. C'est ce que mon programme économique est destiné à faire et c'est ce dont j'aimerais vous parler ce soir.
C'est un programme qui commence par l'emploi.
Dès que je suis entré en fonction, j'ai demandé au Congrès de me soumettre avant la Journée des présidents (16 février) un plan de redressement susceptible de permettre aux gens de retrouver un emploi et de se mettre de l'argent en poche. Ce n'est pas parce que je suis convaincu que l'État doit jouer un plus grand rôle dans l'économie, car je ne le suis pas. Ce n'est pas parce que je ne suis pas attentif à l'énorme dette dont nous avons hérité, car je le suis. J'ai préconisé qu'on agisse parce que si on ne l'avait pas fait, un plus grand nombre d'emplois auraient disparu et les difficultés économiques seraient plus grandes. En fait, l'inaction aurait aggravé durablement notre déficit en déprimant la croissance économique pendant des années. C'est pourquoi j'ai préconisé une action rapide. Ce soir, je suis reconnaissant au Congrès d'avoir agi et heureux de dire que la loi sur le redressement et les réinvestissements est aujourd'hui promulguée.
Au cours des deux prochaines années, ce plan permettra de sauver ou de créer 3,5 millions d'emplois. Plus de 90 % de ces emplois seront dans le secteur privé, dans les domaines de la remise en état de nos routes et de nos ponts, de la construction d'éoliennes et de panneaux solaires, de la mise en place de services Internet à large bande et du développement des transports en commun.
(...)
Donc le plan de relance que nous avons adopté est le premier pas vers la reprise de notre économie. Mais ce n'est que le premier pas. Parce que même si nous gérons ce plan parfaitement, il n'y aura pas de réelle relance si nous n'éliminons pas la crise du crédit qui a gravement affaibli notre système financier.
Ce soir, je tiens à parler simplement et franchement de ce dossier, parce que chaque Américain doit savoir qu'il influence directement son bien-être et celui de sa famille. Vous devez également savoir que l'argent que vous avez déposé dans les banques du pays est en sécurité, tout comme votre assurance ; et vous pouvez compter sur la continuité du fonctionnement de notre système financier. Ce n'est pas une source d'inquiétude.
Ce qui est réellement préoccupant, c'est que si nous ne relançons pas l'emprunt dans ce pays, notre reprise sera étouffée dans l'ouf.
(...)
C'est pourquoi mon gouvernement agit rapidement et vigoureusement pour briser ce cycle destructeur, restaurer la confiance et de nouveau prêter de l'argent.
Nous le ferons par plusieurs méthodes. Premièrement, nous allons créer un nouveau fonds de prêt qui représente une initiative d'une ampleur sans précédent pour faciliter les prêts automobiles, les prêts scolaires et les prêts aux petites entreprises, afin d'aider les consommateurs et les chefs d'entreprises qui sont le moteur de notre économie.
Deuxièmement, nous avons lancé un plan immobilier qui aidera les familles responsables menacées de saisie à réduire leurs mensualités et à refinancer leur hypothèque.
Troisièmement, nous allons exercer toute la puissance du gouvernement fédéral pour nous assurer que les grandes banques dont dépendent les Américains ont suffisamment de confiance et de fonds pour accorder des prêts, même dans des périodes difficiles. Et lorsque nous apprendrons que de grandes banques ont de graves problèmes, nous demanderons des comptes aux responsables, imposerons les ajustements nécessaires, fournirons l'assistance requise pour assainir les comptes et assurerons la continuité d'institutions solides et viables, capables de servir nos citoyens et notre économie.
(...)
J'ai l'intention de tenir ces banques pour entièrement responsables de l'aide qu'elles reçoivent et, cette fois, elles devront clairement prouver comment l'argent du contribuable se traduit par plus de prêts pour le peuple américain. Cette fois, les P.D.G. ne pourront pas utiliser l'argent du contribuable pour gonfler leur salaire, acheter des rideaux élégants ou disparaître dans des avions privés. Ces temps sont révolus.
Ce plan va quand même exiger des ressources considérables du gouvernement fédéral - probablement plus que ce que nous avons déjà prévu. Mais si le coût de l'action est énorme, je puis vous assurer que le coût de l'inaction serait encore beaucoup plus conséquent, parce que l'inaction pourrait se traduire par une économie qui piétinerait pendant des mois et des années, voire une décennie. Cela serait plus grave pour notre déficit, pour les affaires, pour vous et pour la prochaine génération. Et je refuse de permettre cela.
(...)
Je demande donc au Congrès de se joindre à moi pour faire tout ce qui est nécessaire. Parce que nous ne pouvons pas condamner notre pays à une récession sans fin. Et pour nous assurer qu'une crise de cette ampleur ne se reproduise jamais, je demande au Congrès d'approuver rapidement un projet de loi qui permettra enfin de réformer notre système désuet de réglementation. Il est temps de mettre en place une réglementation rationnelle afin que notre marché financier puisse récompenser l'énergie et l'innovation, et punir les contournements et les abus.
Le plan de relance et le plan de stabilité financière sont les mesures immédiates que nous prenons pour raviver notre économie à court terme. Mais le seul moyen de restaurer complètement la vitalité économique de l'Amérique est de faire des investissements à long terme qui déboucheront sur de nouveaux emplois, de nouvelles industries et une capacité renouvelée de faire concurrence au reste du monde. Le seul moyen de faire de ce siècle un nouveau siècle américain est de nous attaquer enfin au problème de notre dépendance vis-à-vis du pétrole, du coût élevé des soins médicaux, des écoles qui ne préparent pas nos enfants et de la montagne de dette dont ils risquent d'hériter. C'est notre responsabilité.
Dans les prochains jours, je vais présenter un budget au Congrès. On a bien souvent fini par considérer ces documents simplement comme une série de chiffres sur une page, ou une longue liste de programmes. Je vois ce document différemment. Je le considère comme une vision pour l'Amérique - une épure de notre avenir.
Mon budget ne tente pas de résoudre tous les problèmes ni d'aborder tous les dossiers. Il reflète la dure réalité de ce dont nous avons hérité - un déficit d'un millier de milliards de dollars, une crise financière et une récession coûteuse.
(...)
Nous sommes un pays qui a toujours su entrevoir l'espoir au milieu du danger, et qui a toujours su tirer le meilleur parti de ses épreuves. Nous devons maintenant redevenir cette nation. C'est pourquoi, alors même que nous coupons dans les programmes dont nous n'avons pas besoin, le budget que je propose permettra d'investir dans les trois domaines qui sont essentiels à notre avenir économique : l'énergie, la santé et l'éducation.
Cela commence par l'énergie.
Grâce à notre plan de redressement, nous doublerons la production d'énergie renouvelable du pays au cours des trois prochaines années. Nous avons également alloué un montant sans précédent de fonds à la recherche scientifique fondamentale - l'investissement le plus important dans ce domaine de toute l'histoire américaine qui non seulement conduira à de nouvelles découvertes dans le secteur de l'énergie mais aussi à des avancées en médecine, en science et en technologie.
Nous ajouterons bientôt des milliers de kilomètres de lignes électriques qui transporteront la nouvelle énergie aux métropoles et aux villes du pays. Et nous mettrons des Américains au travail consistant à mieux isoler nos maisons et nos immeubles afin que nous puissions économiser des milliards de dollars d'énergie.
Mais pour vraiment transformer notre économie, protéger notre sécurité et préserver notre planète des ravages des changements climatiques, nous devons, en fin de compte, produire de l'énergie propre et renouvelable, le genre d'énergie qui soit rentable. C'est pourquoi j'ai demandé au Congrès de préparer des lois qui établissent des quotas sur la pollution par le carbone et encouragent la production d'énergie renouvelable en Amérique. Et pour appuyer cette innovation, nous investirons quinze milliards de dollars par an pour mettre au point des technologies telles que l'énergie éolienne et solaire, des biocarburants sophistiqués, une utilisation propre du charbon, et des automobiles et camions qui consomment moins de carburant et qui soient fabriqués ici-même en Amérique.
Au regard de notre industrie automobile, tout le monde reconnaît que les mauvaises décisions prises depuis des années et la récession à l'échelle mondiale ont poussé nos fabricants automobiles au bord du gouffre. Nous ne devons pas les protéger de leurs pratiques malavisées, et nous ne le ferons pas. Mais nous sommes fermement engagés en faveur d'une industrie automobile dotée de nouveaux outils et d'une nouvelle imagination pour devenir concurrentielle et gagnante. (...)
Nous devons également faire face aux coûts écrasants des soins de santé (...) Nous ne pouvons plus nous permettre de remettre à plus tard les réformes du secteur de la santé.
Déjà, nous avons fait davantage, au cours des trente derniers jours, pour promouvoir la réforme du secteur de la santé que pendant toute la décennie écoulée. Quelques jours seulement après de son ouverture, le Congrès a adopté une loi visant à étendre l'assurance maladie à onze millions d'enfants américains dont les parents sont employés à plein temps. Notre plan de relance investira des fonds pour établir une base de données informatisée des dossiers médicaux et pour mettre au point une nouvelle technologie qui réduira les erreurs et les dépenses, assurera la confidentialité de ces données, et sauvera des vies. Il donnera un nouvel élan à la lutte contre une maladie qui a touché la vie de chaque Américain, dont la mienne, en finançant la recherche sur le cancer. Et il fera le plus grand investissement à ce jour dans les soins de prévention, parce qu'il s'agit là d'un des meilleurs moyens de garder les gens en bonne santé et de limiter les coûts.
(...)
Le troisième défi qui nous est lancé se rapporte au besoin urgent d'élargir la promesse de l'éducation en Amérique.
Dans une économie mondiale où vos connaissances sont le talent le plus important que vous puissiez vendre, une bonne éducation n'est plus seulement une voie vers le progrès social - c'est un impératif dont il faut être doté au préalable.
(...)
Nous savons que les pays qui offrent aujourd'hui plus d'éducation que nous à leurs citoyens, nous dépasseront demain dans la concurrence. C'est pourquoi l'objectif de mon gouvernement sera de s'assurer que chaque enfant ait accès à une éducation complète et concurrentielle - du jour de sa naissance jusqu'au moment où il entamera sa carrière.
(...)
Il y a, bien sûr, une autre responsabilité que nous avons envers nos enfants. Et c'est la responsabilité de ne pas leur laisser une dette qu'ils ne pourront pas payer. Avec le déficit dont nous avons hérité, le coût de la crise à laquelle nous faisons face, et les défis à long terme que nous devons relever, il n'a jamais été aussi important qu'aujourd'hui de faire tout le nécessaire pour réduire ce déficit au fur et à mesure que notre économie se redressera.
Je suis fier du fait que nous ayons adopté ce plan de relance sans l'encombrer de dispositions supplémentaires, et je veux approuver un budget, l'an prochain, qui garantisse que chaque dollar dépensé ne reflète que nos priorités nationales les plus importantes.
J'ai tenu, hier, un sommet financier pendant lequel je me suis engagé à réduire de moitié le déficit d'ici la fin de mon premier mandat à la présidence. Mon gouvernement a commencé à examiner, en détail, le budget fédéral afin d'éliminer les programmes inefficaces qui gaspillent les fonds alloués. Comme vous pouvez l'imaginer, c'est un processus qui prendra quelque temps. Mais nous avons commencé par les dépenses les plus importantes. Nous avons déjà identifié comment nous pourrons économiser deux mille milliards de dollars au cours de la prochaine décennie.
Dans ce budget, nous mettrons fin aux programmes éducatifs qui ne marchent pas et aux paiements directs aux entreprises commerciales agricoles qui n'en ont pas besoin. Nous éliminerons les contrats octroyés sans appel d'offres et qui ont entraîné le gaspillage de milliards de dollars en Irak, et réformerons notre budget de la défense pour ne plus payer des systèmes d'armements qui datent de l'ère de la Guerre froide et que nous n'utilisons plus. Nous éliminerons le gaspillage et la fraude dans notre programme Medicare et son usage abusif, qui ne contribuent nullement à améliorer la santé de nos citoyens âgés, et nous redonnerons un sens d'équité et d'équilibre à notre code fiscal en éliminant enfin les avantages fiscaux pour les sociétés qui envoient nos emplois à l'étranger.
Pour préserver nos enfants d'un avenir de dette, nous mettrons fin également aux avantages fiscaux accordés aux 2 % des Américains qui sont les plus riches du pays.
(...)
Afin de maintenir la viabilité à long terme de notre système financier, nous devons nous attaquer également au coût croissant de Medicare [assurance maladie pour les personnes âgées] et de la sécurité sociale [pensions de retraite]. Une réforme complète du système de soins médicaux constitue le meilleur moyen de renforcer Medicare pour des années à venir. Nous devons engager un dialogue en vue d'une action similaire à l'égard de la sécurité sociale, tout en créant des comptes d'épargne universels exonérés d'impôt pour tous les Américains.
Enfin, parce que nous souffrons aussi d'un déficit de confiance, je suis décidé à rétablir un climat d'honnêteté et de transparence dans notre budget. C'est la raison pour laquelle le présent budget étale ses prévisions sur dix ans et tient compte de dépenses qui avaient été omises selon les anciennes règles : pour la première fois, il comprendra le coût intégral de la guerre en Irak et en Afghanistan. Voici sept ans que notre pays est en guerre. Nous n'allons plus en occulter le prix.
Nous réexaminons soigneusement notre politique à l'égard de ces deux guerres et j'annoncerai prochainement une stratégie pour l'Irak qui rendra ce pays à son peuple et qui mettra fin de façon responsable à cette guerre.
De plus, de concert avec nos amis et alliés, nous élaborerons une nouvelle stratégie globale à l'égard de l'Afghanistan et du Pakistan, visant à vaincre Al-Qaïda et à combattre l'extrémisme. Je ne permettrai pas que des terroristes puissent comploter contre le peuple américain à partir d'asiles sûrs situés dans un autre coin du monde.
(...)
Pour vaincre l'extrémisme, nous devons également respecter avec vigilance les valeurs que défendent nos forces armées, car il n'existe aucune force au monde plus puissante que l'exemple des États-Unis. C'est pourquoi j'ai ordonné la fermeture du centre de détention de Guantanamo et veillerai à ce que les terroristes capturés soient jugés de manière sûre et rapide, car le respect de nos valeurs, loin de nous affaiblir, renforce notre sécurité et nous rend plus forts. C'est ainsi que je puis vous affirmer ce soir, sans équivoque ni exception, que les États-Unis d'Amérique ne torturent pas.
Par nos paroles et par nos actions, nous montrons au monde qu'une nouvelle ère d'engagement a débuté. Nous savons en effet que l'Amérique ne peut à elle seule éloigner les dangers de ce siècle, pas plus que le monde ne peut les écarter sans l'Amérique. Nous ne pouvons ni repousser la négociation ni feindre d'ignorer les ennemis ou les forces qui pourraient nous faire du mal. Nous sommes plutôt appelés à aller de l'avant, animés du sentiment à la fois de confiance et de franchise que requiert la gravité des temps présents.
En vue de favoriser les progrès sur la voie d'une paix sûre et durable entre Israël et ses voisins, nous avons nommé un envoyé chargé de soutenir notre effort. Afin de relever les défis du XXIe siècle - du terrorisme à la prolifération nucléaire, des maladies pandémiques aux virus informatiques et à la pauvreté écrasante - nous renforcerons nos anciennes alliances, nous en forgerons de nouvelles et recourrons à tous les éléments de notre puissance nationale.
En outre, afin de réagir à cette crise économique de dimension mondiale, nous nous employons, de concert avec les États membres du G20, à restaurer la confiance dans notre système financier, à éviter le risque d'une montée du protectionnisme et à stimuler la demande de biens fabriqués aux États-Unis sur les marchés du monde entier. Car le monde dépend de nous pour sa vigueur économique, de la même manière que notre économie dépend de celle de l'économie mondiale.
Alors que nous nous tenons à cette croisée de chemins de l'histoire, les yeux de tous les peuples de toutes les nations sont une fois de plus fixés sur nous, attentifs à ce que nous faisons de ce moment, attendant que nous prenions l'initiative.
Ceux qui sont réunis ici ce soir ont été appelés à gouverner en une période extraordinaire. C'est un fardeau immense mais aussi un grand privilège, qui n'a été confié qu'à quelques générations d'Américains. Aujourd'hui la capacité de façonner le monde pour le meilleur ou pour le pire est entre nos mains.
(...)
Je sais que nous ne nous sommes pas entendus sur toutes les questions en jeu jusqu'ici et qu'il y aura assurément des moments à l'avenir où nous ne nous accorderons pas. Néanmoins, je sais aussi que chacun de vous présent ici ce soir aime ce pays et veut qu'il réussisse. Ce doit être le point de départ de chacun des débats que nous entamerons au cours des mois à venir, et notre point d'arrivée une fois ces débats terminés. Tel est le fondement sur lequel nos concitoyens s'attendent à ce que nous trouvions des terrains d'entente.
Et si nous y parvenons, si, unissant nos forces, nous arrivons à hisser notre pays des profondeurs de cette crise, si nous remettons notre peuple au travail et relançons le moteur de notre prospérité, si nous faisons face sans peur aux défis de notre époque et mobilisons l'esprit immuable d'une Amérique qui ne baisse pas les bras, alors un jour, dans un avenir encore lointain, nos enfants pourront dire à leurs enfants que c'est à cette époque que nous avons accompli, selon les mots gravés ici-même dans cet hémicycle, « un fait digne de demeurer dans les mémoires ». Merci, que Dieu vous bénisse et que Dieu bénisse les États-Unis d'Amérique.
(Fin de la transcription)
17:51 Publié dans brêves du bar sans culotte | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : icone des tags barack obama, hilary clinton, nicolas sarkozy, plan de relance, saul david alinsky, politique
Ben v'la pas mieux! M'Dame Hillary Rodham Clinton, la Dame à Bill aussi, veut améliorer les relations avec les peuples. Même s’ils sont sans Etat.
Par martingrall
Même s’il faut améliorer les relations avec les Etats récipiendaires. (Etat récipient dans lequel barbote la multitude).
Et même qu’elle tend la main au monde entier. Kouchner, chez la manucure, attend son tour. Le problème est qu’il n’a pas encore sollicité les photographes. Alors la prendre ou attendre pour la lui prendre ? Essentielle question.
Je vous rassure tout de suite, Il ne lui ait pas venu à l’esprit de tendre la main à tous les peuples. La non ingérence et le non respect des droits de l’homme organisant le fer de lance de ses engagements d’homme d’Etat. Frères ou sœurs peu importe. Tous lui consigneront leurs blessures.
Et il ne sait toujours pas le nombre de mains de Shiva, à sa décharge il n’existe pas de shivisme. Et il lui en faudrait cinquante et un peu plus. Ce sont les Etats-Unis qui tendent tous la main, derrière Hillary. Mais pas lui, il fait grise mine, et grisou confondu. Nous, mes nouveaux potes et moi, avons tellement d’intérêts en Chine.
Et donc, toujours, sans rature ni rajout.
La secrétaire d'État Hillary Rodham Clinton a consacré une grande partie de sa tournée dans quatre pays de l'Asie de l'Est à engager le dialogue par des contacts directs auxquels ces États n'étaient guère accoutumés depuis plusieurs années.
Cette nouvelle approche a pour objectif essentiel de développer la confiance entre les États-Unis et leurs auditoires à l'étranger, a expliqué Mme Clinton lors de plusieurs conférences de presse et d'arrêts divers sur son itinéraire.
« Notre tâche, à mon avis, étant donné le monde dans lequel nous vivons et dont nous avons hérité, consiste aujourd'hui à réparer nos relations, non seulement avec les gouvernements mais aussi avec les peuples », a dit Mme Clinton à la presse à Séoul, en Corée du Sud. « Nous vivons à une époque où l'opinion publique a une bien plus grande influence sur les décisions gouvernementales que cela n'était le cas dans le passé, même sous les régimes despotiques et autoritaires. »
« Nous tendons la main au monde entier. Il s'agit d'une initiative générale de réouverture sur le monde, que nous entendons mener de manière efficace. »
Lors de cette tournée, Mme Clinton s'est rendue au Japon, en Indonésie, en Corée du Sud et en Chine.
Le 20 février, elle s'est exprimée devant 3.000 étudiantes de l'université Ewha pour jeunes filles à Séoul, troisième escale de son voyage d'une semaine. Les sujets abordés allaient de la politique étrangère à sa vie professionnelle et à son expérience en tant que mère d'une jeune fille.
« J'ai eu l'occasion de contempler ce très vaste auditoire composé de jeunes femmes extraordinaires », a dit Mme Clinton. « J'étais très fière d'elles et je sais que chacune d'entre elles rêve de ce qu'elle fera dans la vie, comme nous le faisons tous, et j'espère qu'au fur et à mesure que nous avançons vers l'avenir, de plus en plus de ces rêves se concrétiseront. »
Auparavant, Mme Clinton s'était rendue en Indonésie, où, à Djakarta, elle a passé en revue des projets de santé et d'épuration d'eau qui sont financés par l'Agence des États-Unis pour le développement international. Se promenant à pied dans les quartiers de la ville, Mme Clinton a attiré une foule d'habitants dont la curiosité était excitée autant par sa présence que par son intérêt à leur égard.
« En fait, il ne s'agit pas seulement de contacts de gouvernement à gouvernement, il faut aussi des contacts humains directs », a dit Mme Clinton. « Si nous nous parlons les uns aux autres, si nous nous écoutons les uns les autres, je pense que nous pourrons approfondir encore plus nos bonnes relations. »
Mme Clinton a reconnu qu'il y aurait beaucoup de communication entre les gouvernements - c'est la méthode diplomatique traditionnelle - mais cela, en soi, ne suffira pas, selon elle. Il y aura des désaccords, mais des amis peuvent ne pas être d'accord tout en continuant à collaborer. Elle a ajouté que tendre la main aux différents peuples est un élément important du « pouvoir intelligent » qui n'est pas traditionnel et ne se réduit pas à des réunions ministérielles et à des événements officiels.
« Nous rendre dans les universités où la prochaine génération évalue son rôle et apprendre comment elle voit le monde et comment elle voit l'Amérique, ou nous promener dans un quartier de Djakarta et parler de programmes d'eau propre et de santé, mis en ouvre grâce au peuple américain, cela fait partie du message que nous essayons de transmettre », a dit Mme Clinton.
Lors d'une conférence de presse tenue conjointement avec le ministre indonésien des affaires étrangères Noer Hassan Wirajuda, Mme Clinton a annoncé le retour en Indonésie des volontaires du Corps de la paix. Ils avaient quitté ce pays en 1965 lors d'une période troublée au cours de laquelle le général Suharto avait fini par arriver au pouvoir, en 1968. Le Corps de la paix est composé de jeunes bénévoles américains qui se rendent à l'étranger, dans des pays qui souhaitent leur assistance ; ces volontaires vivent et travaillent au sein de la population dans le but de les aider à améliorer leur vie et leur gagne-pain.
Les États-Unis entameront également la procédure interministérielle nécessaire à la signature d'un traité d'amitié et de coopération avec les dix pays membres de l'Association des nations de l'Asie du Sud-Est (ANASE).
« C'est la première fois que les États-Unis entament cette démarche », a dit Mme Clinton lors d'une conférence de presse à Djakarta, en présence du Secrétaire général de l'ANASE, Surin Pitsuwan. Ces dix membres sont l'Indonésie, le Brunei, le Cambodge, le Laos, la Malaisie, les Philippines, Singapour, la Thaïlande, le Vietnam et la Birmanie.
Un large éventail de thèmes abordés en Chine
Mme Clinton a dit qu'elle a eu avec les responsables chinois des entretiens sur un grand nombre de dossiers et fondés sur un fait très simple, à savoir : « Il est essentiel que les États-Unis et la Chine aient des liens positifs et coopératifs. »
Les discussions ont porté sur des questions d'intérêt bilatéral, mais aussi sur des dossiers régionaux et internationaux. « (Ces liens) sont importants pour la communauté internationale, qui compte sur la volonté de la Chine et des États-Unis de collaborer et d'ouvrer en faveur de la sécurité, de la paix et de la prospérité pour tous », a dit Mme Clinton.
Les entretiens ont aussi porté sur la Corée du Nord et sur la nécessité de reprendre les Pourparlers à Six, qui incluent les deux Corées, le Japon, la Russie, la Chine et les États-Unis, a ajouté Mme Clinton. De plus, la Chine et les États-Unis reprendront leurs discussions entre militaires de rang moyen, dans le courant de février.
Mme Clinton a dit que les deux pays ouvreraient également de concert sur d'autres dossiers tels la Birmanie et le Soudan.
14:31 Publié dans brêves du bar sans culotte | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : hillary clinton, obama, droits de l'homme, chine, corée du sud, kouchner
Et not p’tit Nicolas s’en va rejoindre les bancs de l’école. Et c’est bien mieux que de se retrouver au banc de la société française.
Proposé par martingrall.
Tout de suite afin d’apaiser les benêts d’armes, not p’tit Nicolas n’est pas responsable de tout ce qui cloche en France ! Non j’dis ça parce qu’une cloche ça fait GLONG plus ou moins fort, Glong. C’est le carillon qui fait bling bling.
C’est que depuis quarante ans ils s’y sont mis à plusieurs dans sa fonte, rouge et blanche coulée dans le sable matricé. Dieu, le roi, l’église, le marchant, tous y ont mis leur patte. Et nous compatissons. Il est difficile et risqué d’ôter la gangue, comme on brise la croute pour retrouver la mie. Femme républicaine au bonnet phrygien.

Et le mot est dit. Phryge, insigne de la liberté des peuples, du début du monde à celui qui nous devance.
Chacun sait, sauf sans doute les sarkozystes, s’il lui en reste, que la bonne coulée se fait sans pression, c’est là qu’elle chante sa couleur d’unisson. Rouge sur deux yeux émerveillés.
Donc, pour trouver la bonne note, pas seulement celle de l’école et de son carnet, mais plutôt la note juste, d'union général(e), je pensais raccord, il faut la mettre au diapason.
Et c’est encore Barack Obama, il en devient agaçant, qui donne le LA. En limitant le champ d’action des groupes de pression.
Et toujours sans ajout ni rature
Le président Barack Obama a mis en place certaines des limites les plus strictes à l'action des groupes de pression de l'histoire des États-Unis, mais il faudra attendre de voir si ces limites ont réellement des effets, a déclaré un spécialiste de ce domaine, M. Fred Wertheimer.
Lors de la conférence de presse organisée le 17 février au Centre d'accueil de la presse étrangère du département d'État, M. Wertheimer, qui est à la tête de l'organisme Democracy 21, a parlé du rôle des groupes de pression au sein du gouvernement des États-Unis. Son organisme cherche à mettre fin à l'influence excessive de ces groupes dans la vie politique du pays.
L'un des premiers actes du président Obama depuis son entrée en fonction a été de promulguer un décret limitant strictement l'influence que les groupes de pression peuvent exercer sur le pouvoir exécutif, a-t-il dit.
Ce décret interdit aux ministres et autres hauts responsables nommés par le président d'accepter des présents de groupes de pression et de travailler dans des domaines où ils ont défendu des intérêts particuliers lorsqu'ils étaient dans le secteur privé. C'est aussi la première fois qu'un président interdit aux ministres et autres responsables faisant partie de son gouvernement d'accepter par la suite un emploi dans un groupe de pression tant que lui-même sera en exercice.
Selon M. Wertheimer, ces restrictions constituent un grand premier pas qui signale la volonté du président Obama d'empêcher l'influence excessive des groupes de pression sur son gouvernement. Non seulement ces restrictions sont exceptionnelles dans l'histoire des États-Unis, mais aussi aucun autre pays n'a adopté de telles mesures.
Lorsqu'il était sénateur, puis candidat à la présidence, M. Obama a manifesté son intérêt pour la limitation du rôle des groupes de pression. Il est connu pour être résolu à s'attaquer à cette question, a dit M. Wertheimer en indiquant qu'il avait fortement contribué à l'adoption, en 2007, de la loi qui limitait strictement les moyens d'influence des groupes de pression sur les parlementaires.
Cette loi contient des règles très strictes qui interdisent aux groupes de pression de prendre en charge les frais de déplacement de parlementaires ainsi que leurs frais de représentation (divertissements et restaurants).
Aux États-Unis, des milliers de personnes font partie de groupes de pression qui représentent une multitude d'intérêts, y compris ceux de pays étrangers. Des États du monde entier font appel à des groupes de pression à Washington pour défendre leurs intérêts.
M. Wertheimer a souligné la différence existant entre l'action d'un groupe de pression et la corruption, qui consiste à soudoyer des agents publics. Depuis longtemps, les États-Unis ont des lois destinées à prévenir la corruption et à la sanctionner, et c'est un phénomène peu fréquent dans le pays.
Les groupes de pression, a-t-il expliqué, existent dans tous les régimes démocratiques, où des personnes ou des groupes disposant de grandes sommes d'argent pour défendre leurs intérêts tentent d'avoir une influence sur les décisions des pouvoirs publics.
« C'est tout à fait naturel, a-t-il dit, que des gens tentent de découvrir les moyens de protéger leurs intérêts (...) Le problème surgit lorsque les règles du jeu permettent aux groupes de pression d'avoir recours à de l'argent et à d'autres avantages financiers pour avoir un grand avantage sur tous les autres de manière à influencer les décisions des pouvoirs publics. »
10:59 Publié dans brêves du bar sans culotte | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : nicolas srakozy, phrygien
07.01.2009
Le rôle important de la chansonnette dans la diplomatie publique de l’Elysée
proposé par martingrall,
Barbelivien est la toute dernière vedette à se joindre à ses camarades de chansonnettes pour des tournées à l'étranger.
Paris, cellule de l’Elysée.
Pousseur de goualantes célèbre à ses heures de nuit, connu à la fois tant pour ses prouesses de rédacteur de chanson à textes et ses thèmes lyriques que pour les services qu’il rend à la communauté sarkozyste, Didier est le tout dernier émissaire de la diplomatie publique élyséenne. Il rejoint d’autres célébrité de cet art, tels Carla Bruni-Sarkozy, Michel Leeb-Sarkozy, Céline Dion-Sarkozy, Arielle Dombasle-Sarkozy,
Yves Duteil-Sarkozy, Johnny Hallyday-Chirac, tous ces preux chevaliers sous la direction de le meneuse de revue, l’Officier Régine-Pompidou apporteront leur concours pour ouvrir le dialogue entre les nations et les restes du monde.

« la chansonnette bien sûr, est le passe-temps national des français », affirme la ministre de l’inculture en annonçant, le 1 Janvier, la nomination de M. Didier au sein de cette initiative. « Lorsque Didier Barbelivien se rendra à l'étranger, l'un de ses principaux objectifs sera de parler aux jeunes et d'éveiller leur intérêt à l'égard des français et de leur culture. »
Et d'ajouter : « La diplomatie publique doit être un dialogue. Et ce dialogue doit s'étendre à chaque citoyen, dans chaque pays, et en particulier aux jeunes gens. »
M. Didier prévoit de se rendre à Marrakech en janvier 2009. Actuellement cinquième au palmarès général des circuits Hodapi, frappés en Virgin majeur d’œuvre lyriques, il a joué pour les équipes des Mariniers de Gonflant sainte Honorine, des Loups Reds d’Epinal, et des White Stock de Marseille.
L’aubade gagne en popularité de par le monde. Sous les auspices de l’Elysée de nombreux joueurs de pipeau se sont rendus dans plusieurs pays étrangers en Colombie, au Venezuela, en Chine et au Nicaragua. En Chine, Carla Bruni-Sarkozy a rejoint son ex et au Nicaragua, c'est son ancien camarade des Rolling qui s'est joint à elle.
Il y a d'autres voyages prévus pour ces grands ambassadeurs de la complainte. Outre le séjour au Panama que doit accomplir Monsieur Michel, un autre est organisé pour M. Didier au Venezuela. Carla, qui, en 2007, a été élue première chanteuse de l’année pour sa toute première chanson, sera seule à se rendre en Chine dans le cadre des efforts de diplomatie publique de l’Elysée, elle fera un autre voyage historique, en 2009, quand elle se rendra, au printemps, en Afrique du Sud. Ce pays n'a jamais produit de chanteur sirupeux dans la vente majeure de ritournelle française, mais lors de la coupe nationale des victoires de la musique 2009, les Sud-Africains ont failli battre la puissante équipe de universal hodapi store.
L'objectif de la diplomatie publique, par le biais de la chansonnette, est d'encourager la communication entre le peuple Français et les peuples des pays étrangers où se rendent les représentants de cet art. En présentant M. Didier, Mme la Ministre a souligné : « La mission de diplomatie publique n'appartient pas qu'au gouvernement de la France. C'est une mission que partagent tous les Français. Et je suis fière du fait que Didier Barbelivien s'est joint à cette tâche pour nous aider à partager l'histoire de France, la culture Française et les principes fondamentaux de la France. »
La plupart des émissaires de la diplomatie publique ont utilisé leur expérience, acquise en aidant les jeunes en France par le biais des radios-crochet télévisuels, pour aider les jeunes de pays étrangers et leur enseigner les talents nécessaires pour avancer dans la vie. M. Carla, par exemple, a apporté avec elle en Colombie le modèle d'un programme baptisé Collège de Mireille qu'elle avait mis au point, avec Louis Bertignac et de proches collaborateurs, pour aider les jeunes chanteurs à améliorer leurs résultats scolaires.
« Nous avons ce programme dans lequel nous parlons des leçons de la vie, celles que vous apprenez en prenant part à des activités culturelles », a dit M. Carla. « Nous avons marié la chanson à l'enseignement scolaire et nous avons présenté ce programme à tous ces différents pays où nous sommes allés... Tout le monde est convaincu que l'éducation est le fondement qui améliorera la vie de ces enfants, et nous leur apportons certaines solutions à cette fin. « C'est ce que nous avons accompli en Côte d’ivoire et c'est ce que nous ferons de nouveau», a indiqué Carla Bruni-Sarkozy dans un entretien à notre confrère.
Ces voyages font une différence dans la vie des enfants. M. Leeb - le fameux lanceur de rire chinois - a décrit ainsi la réaction des jeunes chinois à la visite de Carla : « Elle a eu un effet très important sur ces enfants. J'ai vu leurs yeux s'éclairer... Ils pensaient : comment pouvons-nous avoir, ici, avec nous Carla Bruni-Sarkozy alors que nous avons l'habitude de la voir à la télévision ?... C'était incroyable ; c'était une expérience formidable pour eux et elle restera avec eux pour le reste de leur vie. »
??????????
Heu..Ben … je m’ai tout trompé. C’est pas ça. C’est aux states et c’est de base ball dont j’dois parler Me v’la bien je dois tout l’refaire.
Le rôle important du base-ball dans la diplomatie publique du département d'État
Ken Griffey est la toute dernière vedette à se joindre à ses camarades de sport pour des tournées à l'étranger
Par Martin Grall
Radiateur
Washington - Joueur de base-ball célèbre aux États-Unis, connu à la fois pour ses prouesses à ce sport et pour les services qu'il rend à la communauté - Ken Griffey est le tout dernier émissaire de la « diplomatie publique » américaine. Il rejoint d'autres célébrités de ce sport, tels Cal Ripken, Dennis Martinez, Barry Larkin, Bernie Williams et B.J. Surhoff, qui ont apporté leur concours aux programmes mis en ouvre par le département d'État pour élargir le dialogue entre les États-Unis et le reste du monde.
« Le base-ball, bien sûr, est le passe-temps national des Américains », a dit la secrétaire d'État Condoleezza Rice en annonçant, le 18 novembre, la nomination de M. Griffey au sein de cette initiative. « Lorsque Ken Griffey se rendra à l'étranger, l'un de ses principaux objectifs sera de parler aux jeunes et d'éveiller leur intérêt à l'égard des États-Unis et de leur culture. »
Et d'ajouter : « La diplomatie publique doit être un dialogue. Et ce dialogue doit s'étendre à chaque citoyen, dans chaque pays, et en particulier aux jeunes gens. »
Va t’en savoir pourquoi d’un coup ça fait très sérieux ce que j’écris
16:37 Publié dans brêves du bar sans culotte | Lien permanent | Commentaires (3) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : carla, bruni, sarkozy
06.01.2009
Si ! Vous êtes le Quentin Tarantino du 21° siècle, mais pour la vidéodémocratie américaine.
Et il y a pire. surtout pire. Et ouais !
Démocrates de toutes couleurs, l’Amérique attend votre vidéogramme.
Proposé par martingrall,
Le cinéaste Apted et l'économiste de Soto présideront le concours vidéo sur la démocratie ouvert à l’ensemble des Cinéastes mondiaux.
Date limite de soumission de vidéos est le 31 janvier 2009.
Voir « Concours vidéo sur la démocratie ( http://www.videochallenge.america.gov/fr/ )www.videochallenge.america.gov
Pour ceux n’ayant pas encore commencé le story board, passez tout de suite sur Youtube, lieu magique où vous trouverez davantage d'informations sur le concours vidéo sur la démocratie et, heureux veinards, où les soumissions des concurrents peuvent être visionnées. Et ouais ça aide.
Donc, pour les autres.
Les vidéos soumises par les participants du monde entier au concours du département d'État sur la démocratie seront évaluées par le célèbre cinéaste et réalisateur de documentaires Michael Apted et par l'économiste péruvien Hernando de Soto, qui ont accepté de superviser le processus de sélection des 21 demi-finalistes.
Lancé sur Internet et aux Nations unies le 15 septembre pour coïncider avec la Journée mondiale de la démocratie, le Concours vidéo sur la démocratie invite les concurrents à soumettre une vidéo de trois minutes qui complète la phrase « La démocratie, c'est... » ; il s'inscrit dans une stratégie visant à faire participer un auditoire international au dialogue sur Internet relatif à la nature de la démocratie.
Le dernier délai pour les soumissions au concours est le 31 janvier 2009. Les six gagnants sélectionnés parmi les 21 demi-finalistes recevront comme prix un voyage, tous frais payés, à Washington, à New York et à Hollywood où ils rencontreront des personnalités de l'industrie du film et de la télévision des États-Unis et des défenseurs de la démocratie des domaines des médias, de la société civile et du gouvernement américain.
Né au Royaume-Uni, le cinéaste Michael Apted est actuellement président du Directors Guild of America ou DGA. Selon un communiqué de presse publié le 29 décembre par cette association américaine de metteurs en scène, M. Apted a remporté de nombreux prix pour son ouvre sur le grand et le petit écrans portant sur une vaste gamme de thèmes politiques et sociaux, notamment les questions de race, de classe sociale, de sexe, de protection de la nature, d'égalité et de pressions sociales sur l'individu.
Parmi les films qu'il a réalisés, on peut noter Amazing Grace, Gorilles dans la brume, Coalminer's Daughter, Le monde ne suffit pas, et Nell. Son film L'odyssée du passeur d'Aur, troisième de la série Le Monde de Narnia, est actuellement dans la phase pré-tournage.
« Un film est une fenêtre sur notre condition humaine commune, sur les défis et les joies qui composent l'expérience humaine universelle, quels que soient la langue que nous parlons ou l'endroit où nous sommes nés », a dit M. Apted en acceptant la coprésidence de ce concours. « Les jeunes cinéastes qui relèveront ce défi pourront s'approprier la magie de cet art puissant pour établir des liens avec des personnes du monde entier dans le cadre d'une discussion internationale sur la démocratie », a souligné M. Apted.
Pour faire en sorte que le concours vidéo sur la démocratie soit une réussite, le département d'État a établi des partenariats avec les principales organisations de l'industrie cinématographique et des médias, notamment DGA, la Motion Picture Association of America ou MPAA, et NBC-Universal.
Le président-directeur général de la MPAA, Dan Glickman, a dit que la participation de M. Apted, en tant que coprésident, « donne à ce concours une valeur supplémentaire ».
« Nous savons que ces jeunes cinéastes seront flattés d'avoir leur vidéo évaluée par un émissaire si éminent de l'industrie du film », a dit M. Glickman.
Les travaux de Hernando de Soto sur le capitalisme et la protection par l'État des droits patrimoniaux lui ont valu de devenir connu sur la scène internationale ; il a été nommé par la revue Time, en 1999, parmi les cinq principaux innovateurs latino-américains du siècle.
« J'attends avec impatience de voir ce que les voix créatrices de par le monde pourront apporter à cet important début des progrès de la démocratie au XXIe siècle », a dit M. de Soto dans le communiqué publié le 9 décembre par le département d'État pour annoncer sa participation au concours en tant que coprésident.
La sous-secrétaire d'État pour la démocratie et les affaires mondiales, Paula Dobriansky, a dit à ce sujet : « Je ne connais personne d'autre qui soit mieux habilité que Hernando de Soto à coprésider le jury du concours vidéo sur la démocratie. Les idées proposées par M. de Soto pour lutter contre la pauvreté, le terrorisme et le désespoir en élargissant les droits patrimoniaux sont l'un des principes qui ont le plus permis à notre génération de s'affirmer. »
Le département d'État ouvre également de concert avec des institutions d'études supérieures comme le collège Tisch des arts de l'université de New York, et le collège des arts cinématographiques de l'université du sud de la Californie. Le partenariat pour le concours vidéo sur la démocratie comprend aussi des organisations prodémocratiques, notamment le Center for International Private Enterprise, l'International Republican Institute et le National Democratic Institute, de même que les organisations pour la jeunesse International Youth Foundation et TakingITGlobal.
18:07 Publié dans brêves du bar sans culotte | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : obama, démocratie, concour, culture
31.12.2008
Toujours recommencer. Jusqu'à contraindre l'impossible
Proposé par martingrall,
Par les temps qui courent, une certaine utilité?
Toujours repartir?
17:42 Publié dans brêves du bar sans culotte | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : politique, précarité
06.11.2008
Le discours de victoire de M. Barack Obama en intégral sur la pelouse de chicago (Ca commence bien)
Le 4 novembre 2008, le peuple américain a élu le sénateur de l'Illinois, M. Barack Obama, à la présidence des États-Unis. Au soir d'une longue journée électorale, M. Obama a pris la parole devant une foule de partisans réunis sur une immense pelouse de Chicago.
Bonjour, Chicago !
Si jamais quelqu'un doute encore que l'Amérique est un endroit où tout est possible, qui se demande si le rêve de nos fondateurs est toujours vivant, qui doute encore du pouvoir de notre démocratie, la réponse lui est donnée ce soir.
C'est la réponse donnée par les queues qui se sont formées autour des écoles et des églises, d'une ampleur jamais vue dans notre pays, par les personnes qui ont patienté trois, quatre heures, dont un grand nombre votaient pour la première fois de leur vie, parce qu'elles pensaient que cette fois-ci devait être différente et que leur voix pourrait représenter cette différence.
C'est la réponse donnée par des jeunes et des vieux, des riches et des pauvres, des démocrates et des républicains, des Noirs, des Blancs, des Hispaniques, des Asiatiques, des Amérindiens, des homosexuels, des hétérosexuels, des handicapés et des non-handicapés. Par des Américains qui ont montré au monde que nous n'avons jamais été une simple collection d'individus, ou un simple ensemble d'États rouges (républicains) et bleus (démocrates).
Nous sommes, et serons toujours, les États-Unis d'Amérique.
C'est la réponse qui a incité ceux en qui tant de gens avaient, pendant si longtemps, instillé le cynisme, la peur et le doute quant à ce qu'il leur était possible de réaliser, à saisir l'arc de l'histoire pour le tendre en direction d'un lendemain meilleur.
L'attente a été longue, mais ce soir, à cause ce que nous avons fait ce jour-ci lors de cette élection, l'Amérique a connu ce moment déterminant du changement.
Je viens de recevoir ce soir un appel téléphonique extraordinairement courtois de M. McCain.
M. McCain s'est battu avec persévérance et ténacité au long de cette campagne électorale, et les combats encore plus durs qu'il a menés pour la patrie qu'il aime sont encore bien plus loin. Il a supporté des épreuves pour les États-Unis que la plupart d'entre nous ne pourraient même pas concevoir. Notre situation est meilleure aujourd'hui du fait des services rendus par cet homme politique courageux et désintéressé.
Je le félicite, ainsi que Mme Palin, pour tout ce qu'ils ont accompli. Et je compte ouvrer de concert avec eux pour renouveler les promesses de notre pays au cours des mois à venir.
Je tiens à remercier mon compagnon de route, un homme qui s'est exprimé du cour pendant la campagne et qui s'est fait le porte-parole des hommes et des femmes avec lesquels il a grandi dans les rues de Scranton et qui rentraient le soir avec lui en train dans le Delaware, le vice-président élu des États-Unis, Joe Biden.
Et je ne serais pas ici ce soir sans le soutien inébranlable de ma meilleure amie des seize dernières années, le roc de notre famille, l'amour de ma vie, la prochaine « première dame » de notre pays, Michelle Obama.
Sasha et Malia, je vous aime plus que vous ne pouvez l'imaginer, et vous avez mérité le nouveau petit chien que nous emmènerons avec nous à la Maison-Blanche.
Et bien qu'elle nous ait quittés, je sais que ma grand-mère nous observe, avec les autres membres de ma famille qui ont fait de moi ce que je suis. Ils me manquent ce soir. Je sais que ma dette envers eux est incommensurable.
À ma sour Maya, à ma sour Alma, à tous mes autres frères et sours, j'exprime ma profonde gratitude pour le soutien que vous m'avez apporté. Je vous remercie du fond du cour.
Et au chef de ma campagne, David Plouffe, le héro méconnu de cette campagne, qui a mis sur pied la meilleure campagne politique, je pense, de l'histoire des États-Unis, à mon grand stratège, David Axelrod, qui a été mon partenaire tout au long de la campagne, à la meilleure équipe jamais assemblée dans l'histoire de la politique et qui est la raison première de cette victoire, je vous suis à jamais reconnaissant pour tous vos sacrifices.
Mais surtout, je n'oublierai pas à qui cette victoire appartient vraiment. C'est à vous qu'elle appartient.
Je n'ai jamais été le candidat le plus probable pour ce poste. Nous avons démarré avec peu d'argent et peu d'appui. Notre campagne ne s'est pas forgée dans les coulisses de Washington. Elle a débuté dans les arrière-cours de Des Moines, dans les salles de séjour de Concord et sur les vérandas de Charleston. Elle s'est construite sur les contributions d'hommes et de femmes qui ont puisé dans leurs maigres économies pour donner 5, 10 ou 20 dollars à notre cause.
Elle a pris de l'ampleur grâce aux jeunes qui, rejetant le mythe d'une génération dite apathique, ont quitté maison et parents pour s'engager dans un travail qui leur procurerait une rémunération minime et encore moins de sommeil.
Elle a aussi puisé de la force chez des personnes pas si jeunes que cela, qui ont bravé le froid glacial et la chaleur étouffante pour frapper à la porte de parfaits étrangers, ainsi que chez des millions d'Américains qui se sont portés volontaires, qui se sont organisés et qui ont prouvé que, plus de deux siècles plus tard, le gouvernement du peuple, par le peuple et pour le peuple n'avait pas disparu de notre planète.
C'est votre victoire.
Et tout cela, vous ne l'avez pas fait rien que pour gagner une élection. Je sais que vous ne l'avez pas fait pour moi. Je sais que vous l'avez fait parce que vous comprenez l'énormité de la tâche qui nous attend. Car alors même que nous faisons la fête ce soir, nous savons que les défis qui nous attendent sont les plus grands de notre temps - deux guerres, une planète en péril, la pire crise financière depuis un siècle.
Alors que nous sommes assemblés ici ce soir, nous savons que de courageux Américains se réveillent dans les déserts de l'Irak et les montagnes de l'Afghanistan, prêts à risquer leur vie pour nous.
Il y a des mères et des pères qui n'arrivent pas à trouver le sommeil après avoir couché leurs enfants parce qu'ils se demandent comment ils vont payer leur hypothèque ou leurs factures médicales, et économiser suffisamment d'argent pour payer les études universitaires de leurs enfants.
Il y a de nouvelles énergies à mobiliser, de nouveaux emplois à créer, de nouvelles écoles à construire, des menaces à déjouer et des alliances à réparer.
Le chemin sera long. La montée sera rude. Nous n'y arriverons peut-être pas en un an, ni même en un mandat. Mais nous n'avons jamais été si persuadés que ce soir d'y arriver.
Je vous le promets, ensemble nous y arriverons.
Il y aura des reculs et des faux départs. Il y a des gens qui ne seront pas d'accord avec chaque décision que je prendrai en tant que président. Et nous savons que le gouvernement ne peut pas résoudre tous les problèmes.
Mais je serai toujours honnête avec vous au sujet des défis que nous devons relever. Je vous écouterai, tout particulièrement lorsque nous ne serons pas d'accord. Et, par-dessus tout, je vous demande de vous joindre à l'ouvre de reconstruction de cette nation, comme elle se poursuit chez nous depuis 221 ans - quartier par quartier, brique par brique, et à la sueur du front.
Ce qui a commencé il y a 21 mois au cour de l'hiver ne s'achève pas en cette soirée d'automne.
La victoire à elle seule ne constitue pas le changement que nous recherchons. Elle ne nous apporte que la possibilité d'opérer ce changement. Et cela ne pourra pas se faire si nous continuons comme avant.
Cela ne pourra pas se faire sans vous, sans un nouvel esprit de service, de sacrifice.
Imprégnons-nous, alors, de ce nouveau sentiment de patriotisme et de responsabilité, par lequel chacun d'entre nous décide de participer davantage, de travailler encore plus dur et de penser non seulement à soi-même, mais aussi aux autres.
Souvenons-nous que si cette crise financière nous a appris quelque chose, c'est que nous ne pouvons pas avoir une bourse financière florissante si l'homme de la rue souffre.
Dans ce pays, nous nous élevons et nous chutons ensemble, comme un seul peuple. Résistons à la tentation du retour aux vieilles querelles politiques, à la mesquinerie et à l'immaturité qui empoisonnent notre vie politique depuis trop longtemps.
N'oublions pas que c'est un homme de cet État de l'Illinois [Abraham Lincoln] qui, le premier, introduisit à la Maison-Blanche l'emblème du parti républicain, un parti fondé sur les valeurs d'autonomie, de liberté individuelle et d'unité nationale.
Ce sont des valeurs que nous embrassons tous. Et si le parti démocrate a remporté une grande victoire ce soir, nous la célébrons avec humilité et avec la résolution de dépasser les différends qui ont entravé notre progrès.
Comme Lincoln le déclara à une nation alors beaucoup plus divisée qu'elle ne l'est aujourd'hui, nous ne sommes pas des ennemis, mais des amis. Si la passion a tendu nos liens d'affection, elle ne doit pas les briser.
Et à tous les Américains dont je dois encore conquérir le soutien, je n'ai peut-être pas obtenu vos suffrages cette nuit, mais j'entends votre voix. J'ai besoin de votre aide. Et je serai votre président aussi.
À tous ceux qui nous observent ce soir au-delà de nos rivages, depuis leur parlement ou leur palais, comme à ceux qui nous écoutent, serrés autour d'une radio, dans les coins les plus oubliés du monde, je leur dis : nous avons chacun une histoire particulière, mais aussi un destin commun, et l'aube d'une direction américaine nouvelle est apparue.
À ceux qui voudraient détruire le monde, je leur dis : nous vous vaincrons. À ceux qui recherchent la paix et la sécurité, je leur affirme : nous vous soutiendrons. Et à tous ceux qui se demandent si le phare de l'Amérique brille aussi fort que jamais, nous avons montré ce soir, une fois de plus, que la véritable force de notre pays provient non pas de la puissance de ses armes ou de l'abondance de ses richesses, mais du pouvoir durable de ses idéaux : la démocratie, la liberté, l'égalité des chances et l'espoir inébranlable.
Tel est le véritable génie de l'Amérique : sa capacité de changement. Notre union peut se parfaire. Ce que nous avons déjà accompli nous donne de l'espoir en vue de réaliser ce que nous pouvons et devons réaliser demain.
Cette élection est émaillée de faits inédits et de récits dont on parlera pendant des générations. Il en est un, cependant, qui me tient à cour ce soir, au sujet d'une femme qui a déposé son bulletin de vote dans une urne d'Atlanta. Elle est semblable aux millions d'autres personnes qui ont fait la queue pour exprimer leur choix lors de cette élection, à ceci près : Ann Nixon Cooper a 106 ans.
Elle est née une génération seulement après l'esclavage, à une époque où il n'y avait ni automobiles sur la route ni d'avions dans les airs, à une époque où une personne comme elle ne pouvait pas voter, pour deux raisons : parce qu'elle était une femme et à cause de la couleur de sa peau.
Ce soir, je songe à tout ce qu'elle a vécu au cours de son siècle parmi nous : la douleur et l'espoir ; la lutte et le progrès ; les moments où on nous disait : non, vous ne pouvez pas, alors que d'autres ne cessaient de proclamer le credo américain : Oui, nous le pouvons.
À une époque où les femmes étaient réduites au silence et leurs espoirs anéantis, elle les a vues se lever pour prendre la parole et tendre la main vers les urnes. Oui, nous le pouvons.
Alors que le pays tout entier désespérait sous l'emprise du dust bowl et de la dépression économique, elle a vu cette nation vaincre la peur grâce au New Deal, aux nouveaux emplois et au sentiment renouvelé d'un objectif commun. Oui, nous le pouvons.
Lorsque les bombes ont plu sur un de nos ports (référence à Pearl Harbor) et que la tyrannie a menacé le monde, elle a assisté à la mobilisation d'une génération qui s'est couverte de gloire en sauvant une démocratie. Oui, nous le pouvons.
Elle était là pour les bus de Montgomery, pour les lances à eau de Birmingham, pour un pont à Selma, et pour un prédicateur d'Atlanta qui proclamait au peuple : « We shall overcome » (nous surmonterons). Oui nous le pouvons.
Un homme a débarqué sur la lune, un mur s'est effondré à Berlin, une communication mondiale s'est instaurée par notre science et notre imagination.
Et cette année, en cette élection, elle a touché du doigt un écran d'ordinateur pour voter, car après 106 ans de vie parmi nous, après avoir vécu dans les temps les meilleurs comme aux heures les plus sombres, elle sait exactement comment notre pays peut se transformer.
Oui, nous le pouvons.
Amérique, nous sommes arrivés si loin, nous avons vu tant de choses ! Mais il reste encore tant à faire. Alors, ce soir, posons-nous la question : si nos enfants vivent jusqu'au siècle prochain, si mes filles ont la chance de vivre aussi longtemps qu'Ann Nixon Cooper, quel changement verront-ils ? Quel progrès aurons-nous réalisé ?
C'est maintenant l'occasion de répondre à l'appel. Le moment nous appartient.
C'est à nous, maintenant, de remettre notre peuple au travail et d'ouvrir les portes de l'avenir à nos enfants ; de rétablir la prospérité et de promouvoir la cause de la paix ; de renouer avec le rêve américain et de réaffirmer une vérité fondamentale, à savoir qu'à partir de notre multiplicité, nous ne formons qu'un seul peuple et que, tant que nous respirerons, nous espérerons. Là où nous rencontrerons le cynisme et le doute, ces gens qui nous disent que nous ne pouvons pas, nous leur répondrons par cette conviction éternelle qui résume l'esprit d'un peuple : si, nous le pouvons.
Merci. Que Dieu vous bénisse. Et que Dieu bénisse les États-Unis d'Amérique.
09:11 Publié dans Rêve de toujours | Lien permanent | Commentaires (2) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : obama, discours, integral, pelouse
19.09.2008
Sarkozy, le Président de l'Europe ayant fait choux blanc, les Etats Unis préinstallent la guerre froide
par martingrall
L’Europe politique ayant fait choux blanc, les Etas Unis recentrent leur politique expansionniste sur la « guerre froide » Entre dépositaires du monde libre, lui, et ses quelques alliés, et les pays communistes ou presque. Chine et Russie, Ex URSS, et leurs alliés,
Le discours de Condy Rice explore ce que pourrait être l’action de Mc Cain dès 2009. Politique au combien dommageable pour la France.
Ce "satanique" :-)) discours le 18 septembre 2008.
Au German Marshall Fund, la secrétaire d'État, Mme Condoleezza Rice, préconise la fermeté à l'égard de la politique agressive de la Russie
Je vous remercie, Craig Kennedy, pour votre aimable présentation.
Je remercie également tout le monde au German Marshall Fund pour m'avoir invité à prendre la parole ici aujourd'hui. Le German Marshall Fund est un organisme indispensable, en particulier pour notre alliance transatlantique, mais aussi de plus en plus pour nos partenariats en dehors de l'Europe.
Vous encouragez l'unité de pensée, l'unité de but et l'unité d'action dont les États-Unis ont besoin plus que jamais dans le monde actuel. Vous avez eu une influence incommensurable en nous aidant à renforcer les liens de notre pays avec l'Europe ces dernières années. Pour tout cela, je tiens à vous dire merci.
C'est la première fois que je prononce un discours au German Marshall Fund en qualité de secrétaire d'État, et je me risque à dire que ce sera aussi la dernière. Je vous remercie de vous rendre compte que je ne cherche pas les applaudissements en disant cela.
Je suis venue ici pour vous parler aujourd'hui d'un sujet qui a occupé tous les esprits récemment, à savoir la Russie.
La plupart d'entre nous sont au courant des événements du mois écoulé. Les causes de ce conflit, en particulier le différend entre la Géorgie et ses régions séparatistes de l'Abkhazie et de l'Ossétie du Sud, sont complexes. Elles remontent à l'effondrement de l'Union soviétique. Les États-Unis et leurs alliés ont tenté à de multiples reprises d'aider les parties à régler ce différend par la voie diplomatique. En fait, c'était en partie pour cette raison que je me suis rendue en Géorgie le mois avant le conflit, tout comme le ministre allemand des affaires étrangères, M. Steinmeier, entre autres.
Le conflit en Géorgie a des racines profondes. Toutes les parties ont fait des erreurs et des mauvais calculs. Toutefois, les faits principaux sont clairs :
Le 7 août, après de multiples violations du cessez-le-feu en Ossétie du Sud, notamment le bombardement par obus de villages géorgiens, le gouvernement géorgien a lancé une grande opération militaire à Tskhinvali et dans d'autres zones de cette région séparatiste. Malheureusement, plusieurs soldats russes chargés du maintien de la paix ont été tués à cette occasion.
Ces événements étaient préoccupants. Toutefois, la situation s'est détériorée davantage lors que les dirigeants de la Russie ont violé la souveraineté de la Géorgie et son intégrité territoriale en lançant une invasion de grande ampleur de l'autre côté d'une frontière reconnue internationalement. Des milliers de civils innocents ont dû quitter leurs foyers. Les dirigeants de la Russie ont établi une occupation militaire qui s'est étendue profondément dans le territoire géorgien. Ils ont ensuite violé l'accord de cessez-le-feu négocié par le président de la République française, M. Sarkozy.
Les autres mesures prises par la Russie pendant cette crise sont aussi profondément déconcertantes : ses accusations alarmistes de « génocide » commis par les forces géorgiennes... ses déclarations sans fondement au sujet de l'action des États-Unis pendant le conflit... ses tentatives de démembrer un État souverain en reconnaissant l'Abkhazie et l'Ossétie du Sud...ses déclarations au sujet de ses « intérêts privilégiés » dans la manière dont elle traite les États voisins qui sont indépendants... enfin son refus de permettre à des observateurs de la communauté internationale et à des ONG d'avoir accès à l'Abkhazie et à l'Ossétie du Sud, malgré les actes de violence et de rétribution que commettent les milices à l'encontre de Géorgiens innocents.
Ce qui est plus inquiétant au sujet de l'action de la Russie, c'est qu'elle s'inscrit dans le cadre d'un comportement qui ne cesse de s'aggraver depuis plusieurs années.
Je veux parler entre autres de l'intimidation par la Russie de ses voisins qui sont des États souverains... de son emploi du pétrole et du gaz naturel comme arme politique... de sa suspension unilatérale du traité sur les forces armées classiques en Europe... de sa menace de viser des États en paix au moyen d'armes nucléaires... de ses ventes d'armes à des États et à des groupements qui menacent la sécurité internationale... et de sa persécution, voire pire, de journalistes russes, de dissidents et d'autres personnes.
Il ressort de cette forme de comportement l'image d'une Russie qui est de plus en plus autoritaire sur son territoire et de plus en plus agressive à l'étranger.
Ce comportement n'est ni passé inaperçu ni resté incontesté. Nous avons abordé cette question dans le cadre de nos efforts visant à établir des relations constructives avec la Russie. Toutefois, l'attaque contre la Géorgie a cristallisé la voie que les dirigeants de la Russie sont en train de prendre et nous a menés à un moment critique pour la Russie et pour le reste du monde.
Un moment critique, mais non déterministe.
Les dirigeants de la Russie font actuellement des choix regrettables, mais ils peuvent faire des choix différents. L'avenir de la Russie est entre ses mains. Toutefois, ses choix seront influencés en partie par l'action des États-Unis, de leurs amis et de leurs alliés, tant par les stimulants que nous offrons que par les pressions que nous appliquons.
On a beaucoup parlé récemment de la manière dont nous sommes arrivés à ce stade. Certains ont tenté d'attribuer la responsabilité du comportement récent de la Russie à d'autres pays, alors qu'on ne peut pas blâmer des États voisins comme la Géorgie pour ce que la Russie a fait.
Bien sûr, les dirigeants de la Géorgie auraient dû mieux réagir face aux événements du mois écoulé en Ossétie du Sud, et il n'est avantageux pour personne de prétendre le contraire. Nous avons averti nos amis géorgiens que la Russie leur tendait un piège et que tomber dans ce piège ferait le jeu de Moscou.
Néanmoins, les dirigeants de la Russie se sont servis de ce prétexte pour lancer ce qui, d'après toutes les apparences, a été une invasion préméditée d'un État voisin indépendant. En fait, ils ont préparé le terrain pour ce scénario il y a des mois, en délivrant des passeports russes à des séparatistes géorgiens, en entraînant leurs milices et en les armant, puis en justifiant comme un acte de légitime défense leur campagne par-delà la frontière géorgienne.
On ne peut pas non plus attribuer le comportement de la Russie à l'élargissement de l'OTAN. Depuis la fin de la guerre froide, nos alliés et nous avons ouvré de concert pour transformer l'OTAN, afin qu'elle devienne, au lieu d'une alliance qui a défendu les remparts d'une Europe divisée, un moyen de favoriser la croissance d'une Europe unie, libre et en paix et de faire face aux dangers, tels que le terrorisme, qui menacent aussi la Russie.
Nous avons ouvert l'OTAN à tout État souverain et démocratique en Europe qui remplit les conditions nécessaires pour y adhérer. Nous avons soutenu le droit de tous les pays qui ont renoncé au communisme de choisir la voie de développement qu'ils poursuivent et les institutions auxquelles ils souhaitent adhérer.
Cet effort d'importance historique a réussi. Près de la moitié de nos alliés au sein de l'OTAN sont d'anciennes nations captives. La promesse de leur adhésion constitue un stimulant pour ces États de mettre en place des institutions démocratiques, de réformer leur économie et de régler leurs anciens différends, comme des États tels que la Pologne, la Hongrie, la Roumanie, la Slovaquie et la Lituanie l'ont déjà fait.
Fait tout aussi important, l'OTAN n'a cessé d'inciter la Russie à participer à ses tentatives de construction d'une Europe pacifique et prospère. La Russie a siégé à presque chaque sommet de l'OTAN depuis 2002. Alors prétendre que cette alliance est dirigée contre la Russie est simplement ignorer l'histoire. En fait, nous sommes toujours partis du principe - qui n'a pas changé - que les besoins légitimes de la Russie en matière de sécurité étaient mieux servis par la présence d'États pacifiques, prospères et démocratiques à ses frontières que par celle d'États faibles, divisés et pauvres.
De même, il est tout simplement impossible d'attribuer le comportement de la Russie aux États-Unis - les accusant d'être trop fermes, ou pas assez, avec la Russie (...) ou encore d'être trop peu soucieux de ses intérêts ou trop naïfs au sujet de ses dirigeants.
Depuis la fin de la guerre froide - qui a duré pendant trois gouvernements, démocrates et républicains - les États-Unis ont cherché à encourager la naissance d'une Russie puissante, prospère et responsable. Nous l'avons traitée non comme une ennemie vaincue, mais comme une nouvelle partenaire. Nous avons soutenu - politiquement et financièrement - la transition de la Russie vers une économie moderne reposant sur le libre-échange, et vers une société libre et pacifique. Et nous l'avons respectée en tant que grande puissance avec laquelle il fallait ouvrer au règlement des dossiers mondiaux qui nous concernaient tous les deux.
Lorsque nos intérêts ont divergé, nous avons consulté les dirigeants russes. Nous avons cherché un terrain d'entente. Et nous nous sommes efforcés, du mieux possible, de tenir compte des intérêts et des idées de la Russie. C'est ainsi que nous avons abordé des sujets contentieux, de l'Iran au Kosovo, en passant par la défense antimissile. De plus, je me suis rendue plusieurs fois en Russie, les deux dernières fois en compagnie du ministre de la défense Robert Gates, afin de promouvoir la coopération.
Or, les dirigeants russes ont commencé, de plus en plus, à ne plus agir tout à fait dans le même esprit. Et leurs récentes actions poussent certains à se demander si nous ne sommes pas retombés dans une guerre froide. Non, ce n'est pas le cas. Mais cela soulève tout de même la question suivante : d'où vient cette nouvelle Russie ? Comment la Russie des années 90 est-elle devenue la Russie d'aujourd'hui ?
Après tout, les années 90 ont été pour la Russie une période de réel espoir et pleine de promesse. L'État totalitaire était démantelé. La plupart des Russes voyaient leurs libertés s'étendre considérablement au niveau de ce qu'ils pouvaient lire ou dire, acheter ou vendre, et des associations qu'ils pouvaient créer. Les nouveaux dirigeants arrivés au pouvoir cherchaient à orienter la Russie vers la liberté politique et économique sur le plan intérieur, et vers l'intégration à l'économie mondiale et la tenue d'un rôle international responsable.
Tout cela est vrai. Mais de nombreux Russes ont des souvenirs différents. Ils se souviennent de la dernière décennie comme d'une époque de débordements et d'anarchie, d'incertitude économique et de chaos social. Une époque où les criminels, les gangsters et les barons de la pègre pillaient l'État russe et exploitaient les éléments les plus faibles de la société russe. Une époque durant laquelle de nombreux Russes - et pas seulement les élites et les anciens apparatchiks, mais de simples citoyens - éprouvaient un sentiment de déshonneur et de bouleversement que nous autres Occidentaux n'avons pas complètement mesuré.
Je me souviens de cette Russie, parce que je l'ai vue de mes propres yeux.
Je me souviens de ces vieilles femmes qui vendaient les maigres possessions de toute une vie le long du vieil Arbat - des assiettes, des tasses ébréchées, n'importe quoi pour survivre.
Je me souviens des soldats russes qui rentraient d'Europe de l'Est et qui devaient vivre dans des tentes parce que l'État russe était tout simplement trop faible et trop pauvre pour les loger convenablement.
Je me souviens de mes discussions avec mes amis russes - des gens tolérants, ouverts et progressistes - qui ont éprouvé un sentiment aigu de honte durant cette décennie. Non pas à cause de la disparition de l'Union soviétique, mais parce qu'ils ne reconnaissaient plus leur propre pays : le théâtre du Bolchoï s'effondrait... les retraités n'arrivaient plus à payer leurs factures...en 1992, l'équipe olympique russe défilait sous un drapeau que personne n'avait jamais vu, et recevait des médailles d'or au son d'un hymne national que personne n'avait jamais entendu. Il régnait un sentiment humiliant que tout ce qui était russe n'était plus désormais bon à rien.
Cela n'excuse pas le comportement de la Russie, mais aide à en comprendre le contexte. Cela contribue à expliquer pourquoi de nombreux simples citoyens russes ont éprouvé du soulagement et de la fierté lorsque de nouveaux dirigeants sont apparus à la fin de la dernière décennie, des dirigeants qui cherchaient à reconstituer l'État russe et à réaffirmer sa puissance à l'étranger. Une autorité imparfaite était considérée, cela se comprend, comme préférable à l'absence d'autorité.
Ce qui est devenu évident, c'est que l'objectif légitime de reconstruction de la Russie a pris un tournant sinistre - avec le recul des libertés individuelles... l'application arbitraire de la loi... la corruption généralisée à divers niveaux de la société russe... et l'impulsion paranoïaque et agressive, qui s'est déjà manifestée dans l'histoire de la Russie, de considérer la montée de la démocratie dans ses pays voisins - récemment lors des révolutions dites « de couleur » en Géorgie, en Ukraine et au Kirghizstan - non pas comme une source de sécurité accrue, mais comme une menace pesant sur ses intérêts.
Mais quelle que soit la voie qu'elle empruntera, la Russie d'aujourd'hui n'est pas l'Union soviétique - ni par la taille de son territoire, ni par la portée de sa puissance, ni par l'ambition de ses objectifs, ni par la nature de son régime. Les dirigeants de la Russie d'aujourd'hui n'ont aucune prétention à l'universalisme idéologique, aucune solution de substitution au capitalisme démocratique, ni aucune capacité de créer un système parallèle d'États clients et d'institutions rivales. La base de la puissance soviétique a disparu.
Malgré l'autoritarisme de leurs dirigeants, les Russes jouissent aujourd'hui d'une plus grande prospérité, de plus nombreuses possibilités et, d'une certaine manière, d'une plus grande liberté qu'à l'époque tsariste ou soviétique. Les Russes réclament de plus en plus les fruits de leur participation à l'économie mondiale - des emplois et des technologies, des voyages à l'étranger, des produits de luxe et des prêts hypothécaires à long terme.
Étant donné leur prospérité croissante et la multiplication des chances qui s'ouvrent à eux, je ne peux pas imaginer que la plupart des Russes souhaitent retourner à une époque, comme à l'ère soviétique, où leur pays se tenait fièrement isolé des marchés et des institutions occidentales.
C'est donc là que réside la tragédie sous-jacente des choix que sont en train de faire les dirigeants russes. Il ne s'agit pas seulement de la douleur qu'ils infligent aux autres, mais des coûts débilitants qu'ils imposent à la Russie elle-même - la façon dont ils sapent la crédibilité internationale que les entreprises russes ont ouvré avec tant d'acharnement à établir... et la façon dont ils risquent le progrès réel et futur du peuple russe, qui a pourtant parcouru tant de chemin depuis la fin du communisme.
Et tout cela pourquoi ? L'attaque de la Russie contre la Géorgie n'a fait que prouver ce que l'on savait déjà - à savoir que la Russie peut utiliser sa supériorité militaire écrasante pour punir un petit voisin. Mais la Géorgie a survécu. Sa démocratie perdurera. Son économie sera reconstruite. Son indépendance sera renforcée. Son armée sera, à terme, reconstituée. Et nous attendons le jour où l'intégrité territoriale de la Géorgie sera restaurée pacifiquement.
L'invasion de la Géorgie par la Russie n'a permis d'atteindre, et ne permettra d'atteindre, aucun objectif stratégique. Les dirigeants russes n'atteindront pas l'objectif principal de leur opération militaire, à savoir déposer le gouvernement de Géorgie. Notre objectif stratégique est désormais de faire comprendre clairement aux dirigeants russes que leurs décisions mettent irrémédiablement la Russie sur la voie de l'isolement, et de la disparition de son influence sur la scène internationale.
Pour atteindre ce résultat, les pays conscients de leurs responsabilités, notamment les États-Unis et leurs alliés européens, devront faire preuve de détermination et d'unité. Nous ne pouvons pas nous permettre de valider l'idée préconçue que certains dirigeants russes semblent se faire, à savoir que nous serions prêts à céder, oublier et finir par accepter la situation lorsque des nations libres sont soumises à une pression suffisante, accompagnée d'intimidation, de menaces et d'actes d'agression.
Les États-Unis et l'Europe doivent se dresser contre les comportements de cette nature et ceux qui s'en font les champions. Il est de l'intérêt des États-Unis et de l'Europe, et de l'intérêt du peuple russe, qui mérite de meilleures relations avec le reste du monde, que nous ne permettions pas à l'agression de la Russie de porter ses fruits. Ni en Géorgie, ni nulle part ailleurs.
Les États-Unis et leurs alliés européens ne font donc qu'un dans leur soutien à la Géorgie. Il convient de rendre hommage tout particulièrement au président Sarkozy pour le leadership dont il a fait preuve à cet égard. L'alliance transatlantique est unie. C'est ainsi que M. Jaap de Hoop Scheffer, secrétaire général de l'OTAN, s'est rendu cette semaine à Tbilissi à la tête d'une délégation composée des 26 ambassadeurs de notre alliance, afin de manifester notre soutien sans faille à nos amis géorgiens. La porte d'un avenir euro-atlantique reste grande ouverte à la Géorgie, et notre alliance continuera à ouvrer dans le cadre de la nouvelle commission OTAN-Géorgie afin que cet avenir devienne réalité.
Les États-Unis et leurs alliés européens vont également continuer à mener l'effort international visant à aider la Géorgie à reconstruire ; cet effort s'est d'ailleurs déjà traduit par des avancées remarquables. Les États-Unis ont présenté un programme de soutien économique à la Géorgie d'un montant de 1 milliard de dollars. L'Union européenne a promis 500 millions d'euros. Et elle se prépare à déployer une importante mission d'observateurs et de vérificateurs civils en Géorgie.
Par ailleurs, avec un appui à la fois américain et européen, les ministres des affaires étrangères du G-7 ont condamné les actes de la Russie et se sont engagés à soutenir la reconstruction de la Géorgie. La Banque asiatique de développement s'est engagée à accorder un prêt de 40 millions de dollars à ce pays. Le FMI a approuvé une facilité de crédit de 750 millions de dollars. Et l'Organisation pour la sécurité et la coopération en Europe fait des plans pour y renforcer la présence des observateurs, bien que Moscou bloque toujours cette initiative.
Inversement, la Russie n'a trouvé qu'un support minimal pour ses actions : des félicitations de Daniel Ortega et du Hamas ne sont pas vraiment un critère de triomphe diplomatique...
Dans le même temps, les États-Unis et l'Europe continuent à soutenir, sans équivoque, l'indépendance et l'intégrité territoriale des voisins de la Russie. Nous nous opposerons à toute tentative russe d'enfermer des nations souveraines et des peuples libres dans une « sphère d'influence » archaïque.
Les États-Unis et l'Europe renforcent leurs liens avec les voisins de la Russie. Nous travaillons au sein d'un groupe élargi, y compris avec nos amis finlandais et suédois, qui ont été des partenaires précieux durant la crise récente. Nous apportons notre soutien à des initiatives constructives, telles que la politique « Grand Nord » de la Norvège. Nous ouvrons afin de résoudre d'autres conflits régionaux, par exemple au Nagorny-Karabakh. Et nous ne permettrons pas à la Russie de mettre un véto à l'avenir de la communauté euro-atlantique, ni en ce qui concerne le choix des États auxquels nous proposons de devenir membres, ni sur la décision de ces États d'accepter nos propositions. Nous avons précisé ce point de manière claire à nos amis ukrainiens.
Les États-Unis et l'Europe approfondissent leur coopération dans le domaine du développement de l'indépendance énergétique, en travaillant avec l'Azerbaïdjan, la Géorgie, la Turquie et les pays de la Caspienne. Nous allons renforcer le système ouvert mondial d'approvisionnement en énergie, et nous le protégerons contre les pratiques outrancières. Il ne saurait y avoir un jeu de règles pour le complexe énergo-industriel russe et un jeu de règles pour tous les autres.
Enfin, les États-Unis et l'Europe, et leurs nombreux alliés et amis dans le monde entier, ne permettront pas aux dirigeants russes de jouer sur les deux tableaux, en tirant parti des normes, des marchés et des institutions internationales alors même qu'ils en menacent les fondations. Il n'y a pas de troisième voie. Le monde ne peut laisser agir côte à côte une Russie du XIXe siècle et une Russie du XXIe siècle.
Afin d'atteindre son plein potentiel, la Russie doit s'intégrer pleinement dans l'ordre politique et économique mondial. Or la Russie fait aujourd'hui le grand écart, avec un pied dans le système et l'autre à l'extérieur. Les dirigeants russes doivent faire face à une dure réalité s'ils souhaitent que leur pays soit plus qu'un simple fournisseur d'énergie : le succès de la Russie dépend du reste du monde, et la Russie ne peut rien changer à cela.
Déjà, les dirigeants russes ont un aperçu de ce que pourrait être l'avenir s'ils maintiennent leur comportement d'agression. À la différence de la Géorgie, la Russie vient de voir sa position sur la scène internationale atteindre son point le plus bas depuis 1991. Et le coût de cet isolement, dû aux seules actions de la Russie, est élevé.
La coopération nucléaire civile entre la Russie et les États-Unis est désormais à l'arrêt. Les dirigeants russes portent tort à l'économie de leur nation. La demande d'adhésion de la Russie à l'Organisation mondiale du commerce est désormais remise en question. Il en est de même de son désir d'adhésion à l'Organisation de coopération et de développement économiques.
Mais la retombée la plus grave pour Moscou est sans doute que son comportement pose fondamentalement la question de savoir quelle est la personne dont la vision de l'avenir de la Russie guide réellement le pays. Il n'y a pas si longtemps, le nouveau président russe avait présenté pour son pays une vision positive et tournée vers l'avenir.
Cette vision tenait compte des points faibles de la Russie : le déclin de sa population et ses difficultés poignantes dans le domaine de la santé, son incapacité à développer une économie de haute technologie et bien diversifiée, comparable aux économies des nations situées à l'ouest de la Russie mais aussi, de plus en plus fréquemment, à l'est également, et enfin la disparité croissante entre la qualité de la vie des habitants de Moscou, de Saint-Pétersbourg et de quelques autres grandes villes, et celle des habitants des campagnes.
C'était une vision qui appelait au renforcement de l'État de droit, à l'élimination de la corruption, à l'investissement dans les forces vives de la nation, à la création de possibilités de progrès non pas seulement au profit d'une élite restreinte, mais au profit de l'ensemble du peuple russe, appelé à partager cette prospérité croissante.
C'était une vision qui reposait sur ce que le président Medvedev appelait les « quatre I » : Investissement, Innovation, réforme des Institutions, et amélioration de l'Infrastructure, dans une perspective de développement de l'économie russe.
Et c'était une vision qui reconnaissait que la Russie ne pouvait se permettre de développer des relations avec le monde fondées sur l'antagonisme et l'ostracisme.
Cela est particulièrement vrai dans le monde d'aujourd'hui, de moins en moins organisé selon des principes de polarité, qu'il s'agisse d'un univers multipolaire, unipolaire ou, encore moins, bipolaire. Dans le monde d'aujourd'hui, il est impératif que les nations développent un réseau de liens solides et uniques, avec de nombreux États influents.
Le contexte est donc très différent de celui qui prévalait durant la plus grande partie du siècle dernier, lorsque la politique étrangère des États-Unis était l'otage de nos relations avec la Russie. Nous devions tout examiner à travers ce prisme, y compris nos relations avec les pays tiers. Nous étions enfermés dans un conflit idéologique à somme nulle avec l'Union soviétique. Chaque pays devait choisir son camp, ce qui réduisait nos choix de manière drastique.
Fort heureusement, cette époque est révolue, et elle ne reviendra pas. Les États-Unis sont donc désormais libres de mettre en ouvre une politique étrangère plus multidimensionnelle. Et c'est ce que nous faisons.
Nous élaborons des programmes tournés vers l'avenir avec des démocraties qui partagent avec nous une culture multiethnique, comme c'est le cas du Brésil et de l'Inde, et avec des puissances émergentes telles que la Chine et le Vietnam, sans avoir à nous inquiéter des rivalités de la guerre froide.
Nous transformons nos alliances en Asie, avec le Japon et la Corée du Sud, l'Australie et les Philippines ; nous transformons ces plateformes de défense réciproque en catalyseurs du développement de la sécurité régionale, du commerce et du soutien aux libertés, en construisant une région Asie-Pacifique dynamique.
Nous avons entrepris la reconstruction de nos relations avec des pays tels que la Lybie, dont les dirigeants ont fait le choix responsable de rejoindre la communauté internationale.
À travers l'Afrique, nous renforçons avec de nombreuses nations nos partenariats enracinés dans des valeurs partagées, et nous apportons notre soutien aux nouvelles initiatives africaines pour la réussite au XXIe siècle : bonne gouvernance, investissement dans la population, lutte contre la maladie et la corruption, développement grâce à la liberté économique.
Au grand Moyen-Orient, nous remettons en cause la politique que nous poursuivions depuis soixante ans, au cours desquels les nécessités de la guerre froide ont amené les gouvernements américains successifs à préserver la stabilité au prix de la liberté, pour finir pas n'obtenir ni l'une, ni l'autre.
Et nous préparons avec optimisme l'avenir avec nos amis et alliés des Amériques, dont nous nous étions parfois beaucoup trop éloignés durant la guerre froide. Nous mettons en ouvre avec eux une vison commune du continent, fondée sur la démocratie, le développement, la sécurité des personnes et la justice sociale.
Les étalages anachroniques de force militaire de la part de la Russie ne renverseront pas le cours de l'histoire. La Russie est libre de déterminer la nature de ses relations avec les nations souveraines. Et celles-ci sont libres de déterminer la nature de leurs relations avec la Russie, y compris sur le continent américain.
Mais nous avons confiance dans le fait que nos relations avec nos voisins d'Amérique latine, qui souhaitent un meilleur système éducatif, un meilleur système de santé, de meilleurs emplois et de meilleurs logements, ne souffriront pas du fait que quelques bombardiers Blackjack vieillissants rendent visite dans la région à l'une des rares autocraties qui y subsistent, à la traîne d'un continent de plus en plus pacifique, prospère et démocratique.
Notre monde offre aujourd'hui une multitude d'occasions historiques de progrès, menacées toutefois par de multiples défis, du terrorisme à la prolifération nucléaire, et du changement climatique à la hausse des prix des matières premières. Il est de l'intérêt des États-Unis de construire des partenariats pour résoudre ces défis, qui ne sont pas les seuls. C'est également de l'intérêt de la Russie.
Il est de l'intérêt commun des États-Unis et de la Russie de lutter contre le terrorisme et les extrémismes violents. Il est également de l'intérêt commun des États-Unis et de la Russie de voir la péninsule coréenne dénucléarisée, et d'empêcher les forces au pouvoir en Iran d'acquérir les armes les plus destructrices que le monde connaisse. La sécurité du Moyen-Orient, et la paix entre les Israéliens et les Palestiniens, est également de l'intérêt commun des États-Unis et de la Russie. Enfin, il est de l'intérêt commun des deux pays d'éviter que le Conseil de sécurité ne redevienne une institution bloquée, comme ce fut le cas durant la guerre froide.
Les États-Unis et la Russie partageaient ces divers intérêts, et bien d'autres encore, le 7 août. Et nous les partageons toujours en ce 18 septembre. La déclaration de Sochi, signée il y a quelques mois par le président Bush et M. Poutine, alors président de la Fédération de Russie, a créé un cadre stratégique permettant aux États-Unis et à la Russie de progresser dans les nombreux domaines où les deux nations partagent des intérêts.
Nous continuerons d'avancer, par nécessité, dans les domaines d'intérêt commun avec la Russie. Mais il serait fort dommage que notre relation n'aille pas au-delà : les meilleures relations lient les États qui partagent non seulement des intérêts, mais également des objectifs, des aspirations et, on ne saurait trop le répéter, des valeurs.
Quelles que soient les différences entre nos politiques, nous ne les laisserons pas faire obstacle à l'approfondissement des relations entre nos deux sociétés.
Nous continuerons donc à accueillir les russes, étudiants et enseignants, juges, journalistes, responsables syndicaux ou réformateurs démocratiques qui souhaitent visiter les États-Unis. Nous continuerons à soutenir le combat de la Russie contre le VIH-SIDA et la tuberculose. Et nous continuerons à apporter notre soutien à tous les Russes qui aspirent à un avenir de liberté pour leur remarquable nation.
J'espère sincèrement que le prochain président et le prochain secrétaire d'État des États-Unis se rendront en Russie, prendront le temps de parler avec des membres de la société civile russe, et accorderont des interviews aux médias russes indépendants, diminués mais toujours présents.
Les États-Unis et nos amis et alliés, en Europe mais également sur le continent américain, et en Asie, et en Afrique, et au Moyen-Orient, ont confiance dans notre vision du monde pour ce siècle encore jeune : une vision où la puissance n'est pas définie par les sphères d'influence, ou par une concurrence à somme nulle, ou par la capacité d'imposer sa volonté aux plus faibles, mais par une concurrence ouverte sur des marchés mondialisés, le commerce et le développement, l'indépendance des nations, le respect des droits de l'homme, la gouvernance dans le respect de la loi, et la défense de la liberté.
Cette vision du monde ne signifie pas qu'il n'y aura pas de difficultés, de revers ou même de crises importantes, comme nous l'avons vu récemment. Mais c'est ce monde ouvert et interdépendant, plus que tout autre au cours de l'histoire, qui offre à tous les êtres humains une meilleure chance de vivre dans la paix, la prospérité et la dignité.
Il reste à voir si les dirigeants russes sauront surmonter leur nostalgie d'une époque révolue et orienter leur action sur les sources du pouvoir, et d'exercice du pouvoir, au XXIe siècle. Cette décision appartient à la Russie, et à elle seule. Nous espérons que les dirigeants russes feront le choix responsable, dans l'intérêt de leur peuple et dans l'intérêt du monde.
Par martingrall (480 Encourager)
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martingrall (480 Encourager)
Ce blog nest, ne sera, jamais quun bistrot, une machine à café dans lequel on parle, on déclame, on crie, à la cantonade sans intention aucune. Le blogueur nest pas un journaliste, ...
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20:08 Publié dans brêves du bar sans culotte | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : condy rice, u.s.a
19.08.2008
Sarkozy mange son chapeau, Mikhaïl Saakachvili n’en n’est qu’a la cravate !
Proposé par martingrall
Nicolas Sarkozy, est un homme d’Etat Français, temporairement représentant de l’union européenne. C’est la fin de l’été, et Nicolas invite le président Jacques Chirac et son épouse dans la maison de famille de Carla Sarkozy, sur le cap nègre. Lorsque l’on sait que Jacquot est un grand défenseur de l’égalité des hommes, dans l’endroit et le temps, je pense que Nicolas devrait suivre des cours de maintien en société. Mais France tutoyant les abysses économiques oblige, Sarkozy va donc au rapport. Sans avoir demandé conseil à Laurel, Hardy comme chaque année est en vacances en corse. Que faire ? Après avoir et salé et poivré, les bords. Ce n’est pas facile d’être président de la république en titre par manipulation médiatiques et lâchetés politiques et devoir demander des conseils de survie à son prédécesseur Grand Défenseur également de l’Economie Durable. GDED.
Sarkozy, homme toujours trop pressé, a oublié dans son cabas de traitres, les grands écologues verts. Et c’est pas de chance. Ceci étant, la prise de conscience de la dégradation environnementale générée par la désinvolture écologique française, de tous et de chacun des français, n’étant pas d’actualité, Nicolas peut encore en faire un plan marketing.
Et pour ça, son conseiller Tv SarkoMe, va Saussey tous les plats américains. Mc Cain et Obama sont en plein déjeuner.
Et notre conseillère en éditoriaux la grande Lea Terhune en fait réclame.
Vas-y Thierry, le chili égoutte ! Et Voynet assure la vacance du PS.
L'écologie a une longue histoire aux États-Unis, mais l'influence des groupes qui militent pour la protection de l'environnement augmente au fur et à mesure que les effets du réchauffement climatique se font sentir. Ces groupes soutiennent en effet les candidats qui ont les meilleurs états de service dans ce domaine.
La League of Conservation Voters (LCV) est très active sur la scène politique. Son objectif officiel est de « transformer les valeurs écologistes en priorités nationales » et elle cherche à l'atteindre en informant les électeurs des grands dossiers environnementaux et en mobilisant des appuis au niveau local. Indépendante et apolitique, la LVC évalue chaque nouvelle loi en fonction de son effet sur l'environnement et rédige « un bulletin de notes » présidentiel.
Le porte-parole de la LVC, M. David Sandretti, a déclaré à America.gov que l'on s'accordait de plus en plus à dire qu'il y avait un lien entre l'environnement et notre avenir. Si, auparavant, les écologistes tendaient à s'intéresser à des questions essentiellement locales, les préoccupations locales, nationales et mondiales sont aujourd'hui mélangées à mesure que les scientifiques accumulent des preuves du réchauffement climatique.
Les inquiétudes relatives à la qualité de l'eau et de l'air transcendent les frontières nationales et, lorsqu'il s'agit de l'avenir de l'environnement, « nous avons tous le même ordre du jour », a dit M. Sandretti.
La réduction des émissions de gaz carbonique résultant de l'utilisation de combustibles fossiles est cruciale. Malheureusement, il existe un mouvement politique favorable à de nouveaux forages, malgré les conclusions du ministère de l'énergie affirmant que ces forages auraient peu d'influence sur l'augmentation des cours du pétrole à court et à long terme.
Les résultats d'un sondage publiés le 11 août par la LCV révèlent que les électeurs préfèrent le développement d'énergies renouvelables à des investissements massifs dans le forage de gisements pétroliers. En outre, 83% des personnes interrogées sont favorables à la réduction de la dépendance des États-Unis vis-à-vis du pétrole étranger et aux investissements dans des sources d'énergie propre, telles que l'énergie éolienne et solaire.
La LCV soutient les candidats écologistes dans toutes les élections, qu'elles soient locales ou nationales. Par contre, elle s'oppose à tous ceux qui veulent mettre en ouvre des mesures nuisibles à l'environnement. Selon son site Web, elle a contribué à la défaite de 23 candidats « anti-environnement ».
La LCV, le Sierra Club, Friends of the Earth Action, Defenders of Wildlife et d'autres organismes ont récemment annoncé leur soutien au candidat démocrate, M. Barack Obama, pour l'élection présidentielle de 2008.
La LCV affirme que le relevé de votes de M. Obama montre qu'il soutient régulièrement l'environnement et qu'il est favorable à des sources propres d'énergie. M. Sandretti est également encouragé par le fait que l'environnement figure au programme de M. McCain. Toutefois, trois de ses votes sur quatre au Sénat, estime ce groupe, ont été défavorables à la protection de l'environnement.
M. McCain s'est toutefois démarqué du gouvernement Bush en soutenant un système de plafonnement et d'échange de droits d'émissions de gaz carbonique. Il est également favorable à de plus strictes normes de consommation de carburant pour les véhicules. Il préconise cependant la levée du moratoire sur le forage en mer et la construction de 45 réacteurs nucléaires, ce qui inquiète les écologistes.
Dans un discours prononcé le 4 août, M. Obama a déclaré qu'il ne pensait pas que de nouveaux forages constituent une solution face à la crise énergétique, mais qu'il était prêt à envisager une telle solution si c'était nécessaire pour faire accepter un plan global dans ce domaine.
Non contente de suivre les votes et les lois, la LCV appuie la campagne des candidats favorables à la protection de l'environnement, notamment en payant pour les publicités radio et télévisées, en faisant des dons directs et en maintenant l'attention des médias sur les questions environnementales.
La LCV est la première association écologiste à avoir créé un centre de rassemblement de fonds pour les candidats favorables à l'environnement. Un électeur soucieux de souligner l'importance de ce dossier peut donc verser des dons à un candidat donné par le truchement de la LCV.
Les syndicats ouvriers se joignent également de plus en plus aux militants écologistes. Ainsi, le Sierra Club a annoncé son soutien à M. Obama conjointement avec l'United Steelworkers, le plus grand syndicat des États-Unis.
Le Sierra Club, qui est la plus ancienne et la plus importante association écologiste des États-Unis, organise également des campagnes de sensibilisation des électeurs et contribue à l'élection ou à la réélection de candidats favorables à la protection de l'environnement, ce que font également Friends of the Earth et le Natural Resources Defense Council.
On constate en outre que des chrétiens évangélistes commencent à défendre l'environnement, gonflant encore les rangs des électeurs qui réclament de nouvelles mesures dans ce domaine.
11:37 Publié dans brêves du bar sans culotte | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : obama, mc cain, sarkozy, chirac
24.07.2008
Carla fait sa pub et Rachida ouvre son blog vidéogrammes.
Pour éviter toutes dérives médiatiques tic tic tic…. Et c'est Carla la plus intelligente.
Mais c’est le contribuable qui paye, pour rachida, c’est toujours comme-ça à l’UMP.
C’est qu’avec l’âge, les plis... politiques s’annoncent. Et la voir tituber ou bien pire au bras de Bernard Laporte, simple secrétaire d’état, et heureux patron de campings, cela est d’un très mauvais goût, et fait désordre dans le paysage pipole franchouillard. Quoique très peu au fait des campings, très loin de ce qu’elle pense être la distinction et la classe, c’est là que je rencontrais ceux qui désormais, m’invitent dans leurs soirées, Week End et bien plus. C’est là que je conduisis mes premières, Rools, Bentley, Ferrari, Lamborghini,...Dormis dans mes premiers châteaux, péchais mes premiers saumons, portais mes premiers kilts, écrivis mes premières biographies anonymes et privées. Mais Madame Dati n’ira jamais en ces lieux. Pas assez puissante? Ce n’est pas l’important, surtout n’être capable que d’amitié et du don que cela induit. Donc, Laporte peut-être bien plus puissant qu’il ne le médiatise. Mais.
C’est du vidéoblog de Dati dont il s’agit, donc. En premier lieu, l’UMP ??? Achète le mot-clé de Dati à Google avec mon bel argent détourné de l’intérêt général, mon général, et tant pis pour tous ceux, nombreux, portant ce patronyme sur leur carte d’identité française et du monde. Ainsi dorénavant, lorsque j’interroge Google sur le sublissime guitariste Dadi, je vois Rachida. Et ça ne joue pas du même manche. Donc. Doré-navrant, et ça l’est, navrant et doré, Il y a les vidéos officielles et les vidéo pirates. Les vidéos pour tous les rédacteurs.fr et les vidéos pour journalistes en .com en .eu…. en fait la terre entière. C’est peut-être ce qu’on devrait leur apprendre à l’UMP, la France mesurée en quelques mètres carrés d’arrondissement parisiens, n’est qu’une chiure de mouche dans un monde de huit milliards d’habitants dont 50% ont moins de vingt ans. Et donc. C’est Carla qui régale, Elle, Grande Dame, laisse libres vents aux vidéos la babillant, et même pas fan, elle s'y découvre plutôt sympa. Et on y voit un virtuose du manche, un louis Bertignac agile. C'est toujours ça. Mais je préfère Marcel et son ‘song’ très métallique.
Carla Bruni adore la provocation
10:28 Publié dans brêves du bar sans culotte | Lien permanent | Commentaires (1) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : racida dati, carla bruni, dati, louis, bertignac
11.07.2008
Nicolas Sarkozy gagne encore. N'en déplaise aux très mauvaises langues.
proposé par martingrall
Le crach boursier s’installe et Sarkozy rigole :-)))
ben oui il est encore prem’s
Le CAC 40 a perdu 26% depuis le début de l’année et Sarko en a perdu 27.
Youpi il gagne encore.
Et la crise des subprimes touche enfin la France,
C'est loin la France?
Tais-toi et râmes! Et souque et souque et souque et souque petit lapin.
De toutes les places européennes, c’est Paris qui a plongé le plus brutalement. A la clôture, le CAC a lâché en effet 3,09% à 4100,64 points. Outre le pétrole, l’indice parisien a été plombé par les valeurs financières, sur fond de rumeurs de crise à la tête du Crédit agricole alimentées par le journal Le Monde.
Vendredi, le titre de la première banque française a perdu 9,75% à 11,57 euros. Celui de la Société Générale a lâché 6,29% à 51,08 euros, celui de Dexia 7,07% à 8,40 euros, quand le titre BNP-Paribas perdait 3,91% à 55,12 euros. Dopé par la hausse du brut, le titre Total, qui pèse 15% du CAC 40, a repris 0,65% à 50,17 euros et amorti la chute du marché parisien.
Et Sarko dépasse d’une très large longueur notre super menteur national, Le très grand Jacques.
18:58 | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : nicolas sarkozy, crach boursier, subprimes
10.07.2008
Sarkozy au G8 vend ses agruculteurs Français. Deux noirs à la vaisselle pour un blanc à la charrue.
Ben depuis le temps que le politique français veut en finir avec le labourage et le pâturage, nos deux mamelles bien trop redistributrices, par là rendant impossible la création de centres de profits, la destruction des sols et des exploitations par remembrement n'ayant pas suffit, c'est par l'augmentation outrancière des taxes françaises sur l'énergie que Sarko et Filon et tout l'UMP à leur suite, en sont arrivés à bout. Ouf.
Et déjà commence le partage des terres, commencé sur l’île de Ré par rouerie fiscale. Mais démocratie visible et élastique obligeant, la France, par la voix de son Chef, apportera ses forces agricoles vives aux pays qui en feront la demande selon le barème joint. Et donc.

Faisons bonne figure toute en démo. Pour démonstration,
Déclaration du G8 à Toyako sur la sécurité alimentaire mondiale
On trouvera ci-après un extrait de la Déclaration des chefs d'État et de gouvernement du G8 diffusée le 8 juillet 2008 lors de leur sommet à Toyako (Japon). Traduction des services officiels de la République française. Demain ou après demain je vous balance la vraie déclaration traduite par les services du G8.
Toyako - mardi 8 juillet 2008
1. Nous sommes très vivement préoccupés par la forte augmentation des prix alimentaires dans le monde qui, conjuguée à des problèmes de pénurie dans certains pays en développement, menace la sécurité alimentaire mondiale. L'incidence négative de cette tendance récente pourrait faire plonger des millions de personnes supplémentaires dans la pauvreté et ralentir ainsi les progrès accomplis sur la voie des Objectifs du Millénaire pour le développement. Nous avons pris des mesures supplémentaires pour aider ceux qui souffrent de l'insécurité alimentaire ou de la faim et nous réaffirmons aujourd'hui l'engagement que nous avons pris de traiter cette crise structurelle multiforme.
2. Nous sommes déterminés à prendre toutes les mesures possibles de manière coordonnée et nous nous sommes engagés en janvier 2008 à verser plus de 10 milliards de dollars pour l'aide alimentaire, des interventions dans le domaine de la nutrition, des actions de protection sociale et des mesures destinées à accroître la production agricole dans les pays touchés, à court, moyen et long terme. Dans l'immédiat, nous faisons face aux besoins urgents des plus vulnérables. Dans ce contexte, nous nous félicitons des contributions faites par d'autres acteurs pour faire face à la crise alimentaire mondiale. Nous demandons à d'autres donateurs de participer à nos côtés en prenant des engagements, notamment par l'intermédiaire du Programme alimentaire mondial (PAM), pour répondre aux besoins humanitaires les plus pressants et pour fournir des semences et des engrais dans la perspective des prochaines semailles. Nous rechercherons également les possibilités de contribuer à la mise en place d'une agriculture locale en favorisant l'achat sur place d'aide alimentaire. Nous soulignons combien il est important de renforcer l'efficacité de la fourniture d'aide alimentaire en temps utile et en fonction des besoins, et d'augmenter la productivité agricole.
3. Pour traiter efficacement cette crise, il faut montrer l'exemple, faire preuve d'ambition et disposer de ressources suffisantes. La communauté internationale a besoin d'une réponse totalement coordonnée et d'une stratégie globale pour remédier à ce problème de manière intégrée à court, moyen et long terme. Nous accueillons avec satisfaction les conclusions adoptées dans les enceintes internationales compétentes, notamment la Conférence de haut niveau de l'Organisation des Nations Unies pour l'Alimentation et l'Agriculture (FAO) sur la sécurité alimentaire mondiale (Rome) et la quatrième Conférence internationale de Tokyo sur le développement (TICAD) de l'Afrique (Yokohama). Nous nous félicitons du rôle moteur joué par les Nations Unies et les institutions de Bretton Woods pour réunir le groupe de haut niveau sur la crise alimentaire mondiale afin d'arrêter un « cadre général d'action » et nous demandons aux acteurs concernés de mettre rapidement en ouvre les plans destinés aux pays qui en ont besoin afin d'obtenir très vite des résultats.
4. Pour nous concerter et mettre en ouvre ces plans de manière efficace, nous travaillerons avec la communauté internationale afin de former un partenariat mondial sur l'agriculture et l'alimentation associant tous les acteurs concernés, notamment les gouvernements des pays en développement, le secteur privé, la société civile, les donateurs et les institutions internationales. Ce partenariat, qui renforce les institutions de l'ONU et d'autres institutions internationales existantes tout en s'appuyant sur elles, pourrait constituer un soutien efficace et réel aux processus et aux organismes nationaux et au pilotage local, s'appuyer sur l'expertise au sein des organisations internationales existantes et, en particulier, veiller au suivi et à l'évaluation des progrès. L'ONU doit faciliter ce travail et en assurer la coordination. Dans le cadre de ce partenariat, un réseau mondial d'experts de haut niveau sur l'alimentation et l'agriculture fournirait une analyse scientifique et mettrait en lumière les besoins et les risques futurs.
5. Nous avons pris l'engagement de réformer la FAO en profondeur afin d'en améliorer l'efficacité en matière de garantie de la sécurité alimentaire pour tous. Dans ce contexte, nous espérons que la prochaine conférence extraordinaire de la FAO assurera un suivi efficace du Sommet mondial de l'alimentation de Rome et adoptera des mesures concrètes pour améliorer l'efficacité de la FAO.
6. La sécurité alimentaire nécessite également un marché mondial et un système commercial stables pour l'alimentation et l'agriculture. L'augmentation des prix alimentaires vient renforcer les pressions inflationnistes et crée des déséquilibres macro-économiques, notamment dans certains pays à faible revenu. Nous ouvrerons donc à la conclusion rapide et fructueuse d'un cycle de Doha ambitieux, global et équilibré. Il est également indispensable de supprimer les restrictions aux exportations et d'accélérer les négociations à l'Organisation mondiale du Commerce (OMC) afin d'introduire des disciplines plus strictes sur les actions commerciales qui prolongent et aggravent la situation et entravent les achats humanitaires de produits alimentaires. Par ailleurs, nous continuons d'encourager le développement de marchés ouverts et efficaces pour les produits agricoles et alimentaires et nous préconisons de faire assurer le suivi du fonctionnement de ces marchés par les institutions compétentes afin de réduire au maximum la volatilité des prix alimentaires et de prévenir les crises futures.
Nous appelons également les pays disposant de stocks alimentaires suffisants à mettre à disposition une partie de leurs excédents pour aider les pays qui en ont besoin en cas d'augmentation importante des prix, et d'une manière qui ne fausse pas les échanges commerciaux. Nous étudierons les options possibles pour adopter une approche concertée de la gestion des stocks, notamment les avantages et les inconvénients liés à la mise en place d'un système « virtuel » de réserves à des fins humanitaires qui ferait l'objet d'une coordination internationale.
7. Nous sommes pleinement conscients de la nécessité de prendre toute une série de mesures à moyen et à long terme pour faire face aux problèmes de la sécurité alimentaire et de la pauvreté, et notamment de l'importance de la production alimentaire mondiale et de l'accroissement de l'investissement dans l'agriculture. Nous entendons dans ce cadre :
a) mettre fin à la diminution générale de l'aide et de l'investissement dans le secteur agricole, et parvenir à une augmentation significative du soutien aux initiatives des pays en développement, notamment, en Afrique, par la mise en ouvre totale et efficace du Programme intégré pour le développement de l'agriculture en Afrique (CAADP) ;
b) soutenir l'objectif du CAADP d'une croissance annuelle de 6,2 % de la productivité agricole et ouvrer pour atteindre l'objectif de doubler la production des denrées alimentaires de base dans les pays africains en respectant les critères du CAADP dans un délai de cinq à dix ans et de manière durable, l'accent étant mis plus particulièrement sur les petites exploitations agricoles et la croissance rurale solidaire ;
c) promouvoir la recherche et développement agricole, et la formation d'une nouvelle génération de scientifiques et d'experts dans les pays en développement qui privilégient la diffusion de technologies agricoles améliorées viables et adaptées au plan local, notamment par l'intermédiaire du Groupe consultatif pour la recherche agricole internationale (CGIAR) et via des partenariats tels que l'Alliance pour une révolution verte en Afrique ;
d) soutenir l'amélioration des infrastructures, y compris l'irrigation, les moyens de transport, la chaîne d'approvisionnement, les systèmes de stockage et de distribution et le contrôle de qualité ;
e) contribuer au développement de systèmes d'alerte précoce en matière de sécurité alimentaire ;
f) encourager l'action des institutions financières internationales, y compris des banques régionales de développement et du Fonds international de développement agricole (FIDA) ; à cet égard, nous nous félicitons particulièrement de l'annonce faite récemment par la Banque mondiale de la création d'une facilité de financement rapide de 1,2 milliard de dollars pour répondre aux besoins immédiats, et du travail du Fonds monétaire international (FMI) destiné à répondre aux besoins des pays importateurs de produits alimentaires confrontés à des difficultés dans leur balance des paiements, notamment grâce à la Facilité pour la réduction de la pauvreté et pour la croissance et au réexamen de la Facilité de protection contre les chocs exogènes ;
g) accélérer la recherche et développement et renforcer l'accès aux nouvelles technologies agricoles pour stimuler la production agricole ; encourager l'analyse scientifique des risques, y compris en ce qui concerne la contribution de variétés de graines développées à l'aide des biotechnologies ;
h) soutenir les stratégies de développement menées par les pays pour s'adapter au changement climatique, lutter contre la désertification et promouvoir la préservation et l'utilisation durable de la diversité biologique tout en intensifiant nos efforts de lutte contre le changement climatique ;
i) garantir la compatibilité des politiques relatives à la production et à l'utilisation durables des biocarburants avec la sécurité alimentaire, et accélérer le développement et la commercialisation de biocarburants de deuxième génération qui sont produits à partir de plantes non alimentaires ou de biomasse non comestible. À cet égard, nous travaillerons ensemble et avec d'autres partenaires pour développer des critères et des indicateurs scientifiques pour la production et l'utilisation des biocarburants ;
j) promouvoir la bonne gouvernance dans les pays en développement en mettant l'accent plus particulièrement sur leurs politiques de sécurité alimentaire et de marchés des produits alimentaires ; et -5- k) intégrer les objectifs de sécurité alimentaire dans les politiques de développement des pays donateurs et bénéficiaires, et réaffirmer notre attachement commun aux principes de la Déclaration de Paris sur l'efficacité de l'aide.
8. Nous avons chargé un groupe d'experts du G8 de suivre la mise en ouvre de nos engagements et de recenser d'autres manières dont le G8 pourrait soutenir les travaux du groupe de haut niveau sur la crise alimentaire mondiale et travailler avec d'autres parties intéressées pour que la prochaine Assemblée générale des Nations Unies puisse concrétiser le Partenariat mondial.
9. Nous dresserons le bilan des progrès accomplis dans ce domaine lors de notre prochain Sommet.
08:54 Publié dans brêves du bar sans culotte | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : sarkozy, filon, sécurité alimentaire
09.07.2008
Sarko et Fillon gagnent la bataille de l'emploi, par forfait, et Bertrand n'a rien suivi.
Lui, le Xavier, il s’encalminait dans la forfaiture, nu couvert de goudron comme un sale tricheur qu’il est ! Ouais! (Eddy Mitchell)
proposé par martingrall
Que ceux qui disaient, tout bas, que Nicolas Sarkozy n’avait pas de chance lève le doigt. Et au Japon on ne fait pas dans le détail. Chacun connait le tranchant Tanto du Kanda. 神田 cela signifie également "Le (ou les) champs divin(s)". Et p’tit Nicolas récupère tout plein d’index pour ses collections.

Et oui, Sarkozy va gagner. Les doigts de pieds en éventail en sirotant Carla à la paille. L’emploi industriel se réinstallera en France sans qu'il bouge ne serait-ce qu’une paupière. Ce n’est pas de sa faute. Il est toujours occupé à trouver un hélicoptère pour se rendre dans les marécages d’Hokkaido.
Non ce sont les transporteurs qui ne peuvent plus payer la hausse du baril. Et donc,
Boomerang! Comme avant nous disions: Champagne!
Parce que cette augmentation des frais de transport aura une incidence de plus en plus forte sur la délocalisation en dehors de l’hexagone qui pourrait alors s’inverser.
Et alors et alors! et alors! Nico est arrivééé, sans s'pressééer, le p'tit Nico... le grand Filon.... avec Carla et son grand chapeau.......
Mais, il y a un mais.
Qui dit emplois sécurisés, inverse de précarisés, dit classe moyenne, obligatoire dans toutes démocraties, c'est le capitalisme libéré qui le dit, dit forte augmentation de salaire, et ça les maîtres de forge ne veulent toujours pas s'y résoudre. Alors. Nicolas va devoir sortir tous ses brelans d’As d’un coup.
Et pas de chance. Le seul as c’est lui !
Donc, ce faisant, Il est possible que la forte augmentation des frais d'expédition pousse certaines sociétés françaises à réinstaller les usines hexagonales entre les six pans bien creusés, usines qu'elles ont ouvertes à l'étranger, mais ce phénomène ne devrait pas modifier profondément la mondialisation en cours.
Les industriels Français restants sont satisfaits de la hausse de l’Euro car ils peuvent exporter plus difficilement leurs produits. En 2007, le volume des produits industriels importés a augmenté de 12 % par rapport à l'année précédente. 52 milliards d'euros de déficit du commerce extérieur de madame Lagarde.Toutefois, les industriels s'inquiètent de la hausse des prix des carburants, qui a entraîné une forte augmentation des frais d'expédition. De la délocalisation à la localisation.
Le coût d'expédition d'un conteneur normal de Shanghai (Chine) à un port de la côte ouest Nantes ou Sud,Marseille, y compris les frais de transport par voie terrestre, a triplé depuis 2000 et triplera de nouveau si le cours du pétrole atteint 200 dollars le baril, comme certains spécialistes le prévoient, selon un rapport sur les marchés mondiaux de la banque d'affaires canadienne CIBC.
Et donc. La réimportation de leurs produits manufacturés sous d’autres latitudes, devient pharaonique. Bateaux, trains, ports, trains, bateaux, péniches, pirates, vols à la tire, pour ne citer que ceux-là sans parler de la logistique et du faible investissement des ménages.
Les auteurs de ce rapport de la CIBC qui vaut pour tous les pays industrialisés ayant foncé dans la délocalisation, MM. Jeff Rubin et Benjamin Tal, estiment que l'augmentation considérable des frais de transport pourrait encourager certaines sociétés françaises, qui ont délocalisé leurs usines dans des pays à très bas salaires, principalement en Asie, à les réinstaller en Europe et en France. Soit sur le sol de leur consommation. Je ne vous dis pas le prix de la basse côte de vache de réforme argentine. 320% en transport frigorifié pour ^tre rendue port de Marseille, et que pour faire bonne figure nous arrondissons à 500% rendu dans l’hypermarché. Bonne nouvelle, la viande de vrai bœuf made in France devient visible dans les rayons.
La mesure dans laquelle elles le feront dépendra de la proportion des frais de transport par rapport au montant total du prix de revient d'un produit et de la réduction de la différence de salaires entre, par exemple, la Chine et la France, due à l'augmentation des frais de transport. Il est cependant probable que les sociétés Européennes auront beaucoup moins tendance à s'implanter en Asie et que l'on observera d'autres changements dans les échanges commerciaux ainsi qu'un fort ralentissement de la croissance du commerce mondial.
Néanmoins, des spécialistes du secteur des transports font remarquer que le prix des carburants n'est pas le seul élément à avoir une influence sur les frais d'expédition ; la demande de services de transport, la disponibilité des navires de transport et le bon fonctionnement des grands ports jouent aussi un rôle. Par exemple, le ralentissement de l'activité économique en Chine et la forte augmentation du nombre de navires de transport qui devrait avoir lieu dans le monde sont susceptibles d'exercer une pression à la baisse sur les frais d'expédition.
D'autres spécialistes sont d'avis que l'avenir proche du secteur industriel français est plus complexe que le rapport canadien le laisse entendre. Du fait que l'augmentation des frais de transport a une incidence aussi bien sur les importations que sur les exportations il est difficile d'établir sans de plus amples travaux de recherche ce que son effet net sera sur les industriels qui réimportent le produit fini mais qui devront acheter à l'étranger leurs éléments nécessaires à leur production.
Ce qui satisfera Nicolas Sarkozy, bien davantage que le CD de sa mie, et bien que le renversement complet de la tendance à la délocalisation ; ne se fera pas dans un proche avenir, il est établi que la proportion de relocalisation sera plus importante que les entreprises décidant de poursuivre la délocalisation. Et comme un bonheur ne vient jamais seul, d’autres branches d’activité verront le jour.
Que ceux qui disaient, tout bas, que Nicolas n’a pas de chance lève le doigt.
En 2007, le coût salarial dans la fabrication de meubles de bureau était de 7% pour 18% de supplément de transport, Shanghai- Nord de la France.
20:20 Publié dans brêves du bar sans culotte | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : nicolas sarkozy, françois filon, xavier bertrand, emploi, relocalisation
Les Français dépendent d'émissions étrangères pour leurs infos politiques.
proposé par martingrall,

Mais ça va changer !
Les Français, je vous aime, si si, c’est comme ça, ne peuvent plus choisir leur logiciels de messagerie, ni leur moteur de recherche, ni leur traitement de texte, ni leur logiciel d’échange de fichier peer to peer, ni… , les français doivent choisir leur logiciel payants parmi la liste officielle imposé par L’Elysée et appliquée par le gouvernement. Par contre, p’tit Nicolas, lui nous repasse sa précieuseté en boucle. Pas la Carlita, il est interdit d’écouter la radio, avant qu’il n’en désigne la grande autorité Sarkozyste. Sans doute le vénérable homme de culture, Jacques Chancel.
Et il est grand temps. Je ne vous dis que ça. Branché sur France culture, après quelques jours d’écoute, entre mon habitat lacustre et la plage, je suis devenu un révolutionnaire (anti pipolitique) vrai de vrai. Sang pour sang.
Mais ça va changer !
Avec Chancel aux manettes, sur ! Nos méninges vont refroidir. Déjà que sur télésarko on en reprend du repenti Sabatier, du Risolli passant la tête….. Ouf, Sarko s’affirme en s’affichant. Il est donc de droite tradition pure avec conservateur. Et c’est son pote, le Bush en vrai, qui vient à la rescousse de l’information libre et non faussée de notre beau pays, dans un très long plaidoyer lancé ce jour, 9 juillet, cinq jour avant l’anniversaire de la révolution. De la maison blanche, il tance not P’tit Nicolas à nous, comme si c’était un simple président zimbabking.
De Washington - La population Française a plus que jamais besoin d'informations depuis que la crise politique s'est aggravée ces derniers mois pendant la campagne de propagande qui a opposé le président Nicolas sarkozy, au fondateur du Mouvement UMP Jacques Chirac.
Les organes d'information dans le pays sont dominés par l'organisme de contrôle présidentiel favorable à M. Nicolas Sarkozy, mais, face à la montée du mécontentement et au chaos, le Studio 7 de la Voix de l'Amérique à Washington sera le moyen essentiel d'information pour les auditeurs Français.
Selon l'Agence Reuterre L’organisme de contrôle n'offre que des nouvelles favorables au gouvernement, et ce dernier restreint l'accès à d'autres sources d'information. Reuterre a indiqué que des partisans de M. Sarkozy avaient obligé des Français à enlever leurs antennes paraboliques de télévision et que les pouvoirs publics percevaient maintenant des droits de douane sur les journaux étrangers, dont le prix était ainsi devenu prohibitif. Un Français a déclaré à Reuterre : « Nous sommes privés d’informations et il nous faut des nouvelles authentiques, non pas celles fabriquées par l’organisme de contrôle et l’agence de publicité élyséenne qui est ruineuse. »
Le Studio 7 fait partie de la Voix de l'Amérique, qui est financée par le gouvernement des États-Unis, mais le groupe de journalistes français établis à Washington interviewe aussi bien des ministres du gouvernement Sarkozyste, que des responsables de l'opposition, mon grand ami et celui des droits de l’Homme, Dominique de Villepin, et tous les autre responsables de l’opposition grandissante, des particuliers et des représentants de la société civile.
Créé en 2003, le studio 7 fait aussi appel aux services de journalistes indépendants français en danger et dans des pays limitrophes.
La directrice du département France de la Voix de l'Amérique, a déclaré le 30 juin : « Notre objectif est tout simplement de dire la vérité à nos auditeurs, une vérité qui est aussi exacte et aussi impartiale que possible. Nous avons une responsabilité particulière envers des pays comme La France où les médias ne sont pas libres. Il ne s'agit pas de modifier le gouvernement Sarkozyste, mais de donner aux Français les informations dont ils ont besoin pour prendre leurs décisions politiques. »
Selon le rapport que l'organisme de défense des droits de l'homme, Human Rights Watch, a publié sur la France en juin 2008. ‘’Les organismes de contrôle de l’information de M. Nicolas Sarkozy déclenchent une campagne violente systématique contre les personnes censées être des militants de l’opposition et contre ceux qu'ils considéraient ne faire pas preuve de loyauté envers M. Sarkozy.’’
Et les vagues montantes emmenées par la marée, de clapotis en clapotis, jouant entre mes doigts de pieds me sortirent de la torpeur somnolente qui, chez moi, provoque sa nappe de prémonitions. Ah ben zut sur la méditerranée il n’y a pas de marée. Et si c’était vrai.
09:01 Publié dans brêves du bar sans culotte | Lien permanent | Commentaires (3) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : liberté de la presse, logiciels interdits
Sarkozy prend le monopoly pour lui tout seul. Et avec la rue de la paix.
Et il prend toutes les gares, la rue de la paix, et met des prisons privées aux quatre coins. Et pour parfaire le tout, il change la règle du jeu.
proposé par martingrall
Et oui, p’tit Nicolas a décidé tout seul comme les grands, de changer la stratégie de la caisse des dépôts et consignations, toujours appelée Ma Tante dans la langage populaire, et la transforme en fonds souverain correspondant plus à sa gracieuseté. Des fonds souverains, comme chez les Émirats, même pas à démocratie élastique, et les dictateurs asiatiques.

Bien sur le changement technique, simplement technique, n’y voyez aucune intention personnelle, permet de placer son fidèle parmi les fidèles, le sieur Pierre Mariani, ancien directeur de son cabinet closed, ha ben oui, il décide aussi du personnel des banques, en lieu et bureau louis XVI de l’ancien va nu pieds mais pas sans culotte, le DirGé de l’endroit, au patronyme un peu désuet, Augustin de Romanet, un tout proche du président de la république UMP pendant 12 ans, not gentil papa à nous et qui le restera, Jacques Chirac.
Et au passage, P’tit Nicolas ne passant pas par la case départ, rafle la plus importante institution financière de France.’’ In the pock ‘’
Et carla dans un émoi ''' ça aussi c't'à-nous. Reviens encore grand fou, tu es ma plus belle chanson'''
Bien sur la caisse des dépôts sert à construire des logements sociaux et participe tant financièrement qu' égalitairement à l’équipement social des communes, ce qui le contrarie un brin. Surtout pour les communes à notables tout aussi loyaux que chiraquiens.
Donc pauvres gueux, pour prétendre aux logements sociaux que vous avez payés de votre sueur, de vos yeux, de vos bras, de votre santé, faudra attendre, un peu, beaucoup, passionnément, à la folie.maladie complétement déremboursée.
Ha, il ne vous l’avait pas dit ? Si, il dit tout P’tit Nicolas, sourdingues que vous êtes. La marguerite remplace la martingale, la nouvelle égalité sociale des Français.
Je ne sais pas, mais j’ai la très mauvaise certitude, que l’habitude des français de demander des prêts sur gage à taux réduits en mettant leurs bijoux de familles au clou chez ma tante sera remplacée par de vénaux usuriers, mais avec pognon sur rue.
Des noms des noms, des noms,
00:32 Publié dans brêves du bar sans culotte | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : caisee des dépôts et consignation, piertre mariani, jacques chirac
07.07.2008
réponse au billet de Guy Birenbaum, le post ne poste plus
L'Etat sarkozyste sent de plus en plus mauvais. Se disputant entre arrogance et insignifiance. Entre chiures de mouche et papillons. Selon des sources bien informées, américaines, les avions de guerre et d’intimidation seraient sur les chaînes de montage, et centrales nucléaires originelles, originales Général Electric certifiées, seraient déjà en activité et fonctionnement, dans les usines électriques à eau pressurisée de dessalement de l’eau de mer. Nouvelle plutôt saumâtre pour M’Dame Anne Areva de Lauvergeon. Ce serait, dans une de ses usines plutonomiées par G Electric, prononcez Gi I et non Gi Aïe, que l’électrifié Général Kadhafi affirmerait, le fourbe, que le chef de l’Afrique, c’est lui.
Selon les mêmes sources, encore mieux informées, cela ne serait pas faux. Que Sarko n’ait rien à faire, mais alors, aucune affaire, en Afrique.
Et Sarkozy entre Ribouldingue et Filochard, d’avancer ses pions avec la complicité du cador de la rédaction, comme à l’ENA : introduction, développement, conclusion. Surtout la conclusion des manœuvriers éditorialistes semainiers du labeur, néanmoins influenceurs, par lesquels sur tous les blogs tous aussi efficaces et zélés, son irrévérence respectueuse, Jean-Michel Aphatie, introduit la duplicité du Big Nick Star, « Haro sur le nouveau centre par le décollement du chef de son chef. Et le valet en moins. ne reste plus quela Reine et le Roi. L’As c’est lui. Souvenez-vous de Carcassonne, dans la cinquième, le ministre sautait. Donc, il fallut que p'tit nicolas appela JMA. Vous me direz avant il y a le Dix. C’est le Xavier de l’abdication des droits de travailleurs accessoirement de l’Homme, 1947 versus, le droit au travail justement rémunéré y est écrit en très gros, qu’Aphatie appâtât de même. Pour l’introduire chez les mêmes zélateurs. Pour l’analogue geste d’Auguste, décollement de la tête. Parce qu’après les méandreuses et serpentantes tergiversations du Bertand, réduisant les partenaires sociaux d’une preste rotation de la semelle droite, surtout le talon, ses potes et potesses auront juste le droit de se faire oublier, tant que la France reste une démocratie. Remarquez, pour la maçonnerie il y a le frère Bouygues et ses comoranges. Sur qu'Aphatie vise le treize heures. Très bonne heure pour le Boulanger qui sommeille.
14:07 Publié dans Grève à la Post.fr | Lien permanent | Commentaires (15) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note
05.07.2008
Sarkozy préfère les entreprises de jouets chinois et de matériel Darty, aux droits de l’Homme
proposé par martingrall,
P’tit, mais alors de plus en plus petit, Nicolas préfère les entreprises de jouets chinois et de matériel Darty, aux droits de l’Homme.
Et je retourne ma veste toujours du même côté, Les profits immédiats par asservissement des peuples. Et là Sarko nous scie, il est bien de droite.


Ne rigolez pas, Chinois de gauche, tous, Tibétains, tous, en intégrant les Bouddhistes effacés, et Français compris quelque soit leur religion et conviction. Donc vous. Et toi, lecteur impassible et crédule, surtout.
Donc Nicolas Sarkozy ira montrer sa présidence le 8 août prochain, à la cérémonie d’ouverture des jeux olympiques de Pékin, Beijing en chinois et dans l’empire du milieu, dépourvu de tous pékins tibétains de Lhassa et d’ailleurs.
Mais, il y a un met et Sarko est gourmand de canards laqués sept couches, et de feuilles de choux chinois. Lagardère, lalère et Beau Loré, seraient du voyage pour lancer, chacun, leur quotidien Sino-Franchouille, de Chine marché à France foire. Et Ducasse se casse à Monaco. Heureux homme dans ses droits. Pour une bien meilleure cuisine.
Donc le jour de l’ouverture, Sarko signe sa maigreur, que dis-je sa maigritude chronique en politique étrangère ou Jacques Van Minden, président du cercle France-chine* remplace aux pieds levés, les deux, notre charmante stagiaire et néanmoins collaboratrice aux droits de l’Homme, Mademois’aile Yama Rade secrétaire en très mauvais Etat.
Cependant esprits chagrins que vous êtes. Par devant le 08-08-08, date, toute en symbole, ou par après les jeux paralympiques, date de très grand j’m’en foutisme, et de décadence dans la valeur des droits de l’hommiste, Nicolas Sarkozy s’organisera une petite entrevue secrète avec le Dalaï Lama, mettant un terme au mercantile courroux chinois. Enfin, J’dis ça j’dis rien, mais dès le huit août deux mille huit, tous les chinois viendront en France tirer la tirelire, dix yans dans la bouche et ouvre les cuisses. Je me permettrais juste de leur demander de commencer par l’Elysée et le ministère de l’extérieur. Ensuite tout peut se discuter. Surtout la hausse de leurs produits manufacturés importés par Darty. Doublement, j’dis ça j’dis rien, mais Madame Angéla Merkel, n’ira pas à la cérémonie d’ouverture de Pékin, et le gouvernement Chinois double l’importation des produits germaniques. C’est à ni rien comprendre. Si quelqu’un pouvait éclairer le gouvernement français et son mati-lumi-gnon avec autre chose que des lanternes rouges.
Une autre chose me chiffonne, Les chinoises et chinois viendront avec des coupures de 10 yuans, 1 euro à un poil près, mais pour qui préparent-ils les coupures de 100.
* et en €, Jacques Van Minden est président du cercle franco-chinois, association privée qui promeut les échanges commerciaux entre la France et la Chine. Pour lui, la venue de Nicolas Sarkozy à Pékin pour l’ouverture des JO est « un grand soulagement pour les entreprises françaises et les contrats en cours, qui auraient très bien pu être remis en question. Le peu que l’on a, on l’aurait perdu », affirme-t-il, sans aucune preuve à l’appui : « J’ai reçu des messages de Pékin qui expliquent que si Sarkozy ne vient pas, c’est dramatique, on frise l’incident diplomatique ».
***Pour les Jeux Olympiques d'été de 2008, qui se tiendront à Pékin, l'association Reporters sans frontières a détourné le drapeau olympique en remplaçant le fond blanc par un fond noir, et les anneaux par des menottes, symbole de l'oppression, afin de protester contre ce que l'association considère comme des atteintes aux Droits de l'homme en République populaire de Chine. Reporters sans frontière appelle également les athlètes qui participeront à cette édition des Jeux Olympiques, les journalistes qui la couvriront, et les spectateurs qui y assisteront, à porter l'un des cinq badges créés par l'association, chacun reprenant la forme et l'une des couleurs des anneaux olympiques, et dans lesquels sont inscrits les sinogrammes désignant la liberté (自由) source Wikipedia
Et des deux, saint Nicolas et saint Menard, il faudra choisir, les jouets, ou l'honneur même s'il peut quarante jours durant.
14:15 Publié dans brêves du bar sans culotte | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : jeux olympiques, droits de l'homme
04.07.2008
Lorsqu’il n’y a pas de blé j’en trouve. Sarkozy au G8.
proposé par martingrall
Et sur le point de croissance ? Qu’est-ce aequo ? Nous arrivons vite au point Godwin, plus rien à dire, discussion inutile, fin de non recevoir. Ben c’est que le monde du wold entier en veut à mort aux français.
Partout dans chaque recoin de nos poches recousues plusieurs fois, on ne peut que constater la hausse des prix et la croissance anémié de nos bourses.

Cependant se sont-elles qui domineront le sommet du G8. Cependant, deux fois, le monde économique du détail change, passant sans vague et sans surprise du Prix imposé à la valeur estimée.
Et au Japon entre le 7 et le 9 juillet de notre ère, passant de l’errance à la piste d’envol, les chefs d'État et de gouvernement des principaux pays industriels du monde centreront leurs entretiens sur un ensemble de problèmes économiques imbriqués qui menacent d'affaiblir des économies déjà ébranlées par la crise des marchés financiers.
Et les japonais toujours pince sans rire lorsqu’ils veulent faire toucher du doigt l’inaccessible montagne, (leurs excédents commerciaux) n’y sont pas allé avec le plat du tanga. C’est dans le marécage de Toyako dans l’île d’Hokkaïdo, méticuleusement arrangé en cité lacustre qu’ils accueilleront les dirigeants du groupe des Huit (G8) - l'Allemagne, le Canada, les États-Unis, la France, l'Italie, le Japon, la Russie et le Royaume-Uni. À l'ordre du jour de ce sommet figurent de nombreux dossiers, allant des changements climatiques à la lutte contre la prolifération des armes de destruction massive.
Bien sur G 8 oblige, ce sommet sera dominé par le Fuji tout proche, ego centré sur l'envolée des prix des produits alimentaires et énergétiques et par les pressions inflationnistes dans d'autres secteurs encore plus préoccupants.
Selon les vrais économistes, ni Elie Cohen, n’y Jacques Attali n’y sont conviés, la situation financière précaire des ménages dans tous les pays industriels développés et en consolidation, ainsi que le resserrement du crédit accordé aux entreprises pourraient ralentir encore davantage les économies développée, précipitant les pays aux endettements massifs en dépression, Il sera difficile, dans ces circonstances, d'équilibrer les mesures de promotion de la croissance et celles visant à lutter contre l'inflation. Et surtout, de décider qui pourra accroitre ses richesses et qui sera le dindon de la farce.
La morosité des populations face à la situation économique et les difficultés politiques internes que connaissent certains pays industriels font que la plus grande partie des chefs d'État et de gouvernement rompront sans doute avec la tradition des sommets, consistant à « entériner les conclusions de leurs ministres des finances », et tenteront d’organiser une agence de contrôle des la spéculation sur les produits énergétiques et alimentaires.
L’optionnel mensonge ordinaire des français.
Il est vraisemblable que le communiqué final du sommet « s'accrochera à quelques bonnes nouvelles économiques » telles que la remontée relative des marchés financiers qui donnerait à croire que la crise est une illusion, que la pente est droite et horizontale, avec quelques faux plats permettant le roue libre.
Mais la crise de l'immobilier aux États-Unis est loin d'être réglée, les marchés des capitaux sont inquiets et la hausse des prix alimentaires et énergétiques incite plutôt au pessimisme en ce qui concerne l'inflation. Aucun de ces problèmes n'a de solution facile, et l’absence et l’incompétence effrayante et remarquée, ne fait qu’aggraver l’inquiétude des pays exportateurs vers les pays en développement. C'est ainsi que, dans le domaine de l'énergie, les ministres des finances du G8 sont d'avis que la « réduction des subventions » accordées par certains pays à ce secteur pourrait atténuer la pression inflationniste qui s'exerce sur le cours du pétrole. La question est cependant de savoir si le G7 (le G8 moins la Russie) possède l'influence nécessaire pour encourager d'autres pays à engager des réformes en ce sens.
Certes, la Chine a récemment réduit ses subventions sur les carburants, suivie en cela par l'Inde, Taïwan, la Malaisie et l'Indonésie, les pouvoirs publics de ces pays ayant compris qu'il leur serait difficile de continuer à subventionner l'énergie. Mais tout pays qui coupe ses aides dans ce secteur risque de s'exposer à une opposition politique, à de l'agitation sociale et à une relance de l'inflation.
Sarkozy est très retissant à décourager les spéculations sur les matières premières.
Le ministre de l’économie Japonais est toujours effaré de voir Nicolas Sarkozy compter en Rolex vantage. Comme les français compte leur smic en kg de pomme de terre.
Cela n’empêche pas la discussion au sein du G7, G8 moins la France, sur ce qui constituerait un cadre judicieux d'investissement dans le développement des ressources énergétiques enverrait un signal très significatif aux marchés énergétiques et aux pays qui doivent faire face à ce problème. Il s'agit notamment de décourager la spéculation sur les cours, de réduire les subventions et d'augmenter la production pétrolière. Dans ce dernier domaine, si les États-Unis décidaient d'envisager sérieusement d'élargir leur champ de prospection pétrolière, notamment dans leurs eaux territoriales et dans des régions protégées telles que le nord de l'Alaska, cela aurait sans doute un effet salutaire sur les prix énergétiques.
11:40 Publié dans brêves du bar sans culotte | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : g8, sarkozy, économie
03.07.2008
Vive les soldes, surtout les pignoufs pipolitiques.
proposé par martingrall,
Chacun veut sa tête de piaf dans la boîte à belle zimages !
Ne vous pressez pas, on ne sait jamais. Depuis que les balles à blanc deviennent de méchantes abeilles cuivrées, des lasers peuvent sortir des caméras.
« Fixez bien la loupiote rouge. Et Zigg. Un éclair bleu France. Un siège vide, et on revote à saint Célestin, ce dimanche bien loin de Pentecôte.
Mais tant qu’ils ne sont pas seuls à être concernés par la valse des étiquettes, la démocratie se porte bien.

Mais, donc Sarko n’aura pas attendu de recevoir la gifle de l’Union européenne sur la liberté cadenassée du net, censure imself, ni l’interdiction de faire payer par les français le profit des ses potes, Hodapi et télé sans pub, de devenir patron des seules informations que doivent retenir les français, ce jourd’hui Nicolas s’attaque à l’industrie du livre, en installant la loi hotodafé.
Et c’est con, j attendais avec impatience et fièvre le dernier de Christine Angot pour en parler à la Gibson lors de nos rencontres illicites devant la machine à dafé, et H-otto postminger veut pas.
Je suis très ennuyé cependant, pas plus tard qu’hier, m’Dame la ministre de la culture nous gratifiait d’un très carnassier sourire lors de la présentation du livre numérique, qui allait tout régler dans l’édition et la lecture du livre. Et, là, sans la prévenir, donc la prenant par surprise, cinq députés sans doute perdus dans le peloton de la grande boucle qui démarre tantôt, lance un ‘’Haro sur le livre’’ grand mangeur de bois. Parce que pour ces portes-bois, à défaut de porter la plume mont blanc du Président de la raie publique, tout doit être fait pour éviter la déforestation. Surtout les arbres. Les presistants et les caduques on peut mais pas les arbres.
Alors pour conserver à la France son bel et bon végétatif tapissant, supprimons tous les éditeurs refusant la bannière Lagardère. En les frappant là ou ça fait mal, aux males, la bourse. Et je ne dis pas que chez les éditrices, il reste une ouverture. Tiens sur BMF ou BFM ils lancent un grand concours pour devenir chroniqueur économiste. Donc, pas de picaillon, pas d’édition, pas d’avances pour l’auteur, pas d’auteurs, donc pas d’invendus chez les libraires. Bien sur cela ne concerne que le livre, moins de 10% d’invendus, pour les périodiques 50% d’invendus avec plein d’encre sales et en technicolor, on a le temps. Seul élément de la chaîne devant être confirmés, la grande distribution accordée à Lagardère une et celle de l’Antoine pas Gallimard bien trop consciencieux, mais Sellière Ernest, deux.
Mais essayons d’apporter notre positive contribution par un constat. Après Mes 68, Sarko s’attaque à François et quoi de plus signifiant que de s’attaquer à ce que François Mitterrand avait de plus beau, sa passion des livres. Et dont l’immense culture, savourons au passage, en fit bafouiller Jean D’O. Grand moment de télé. Bisous Gillou. Surtout François bien au fait des libraires, ses seuls vrais amis, avait mandé à Jacobus Lang une loi définissant un prix unique du livre, 5% de remise maxi, protégeant, non pas ses amis, nous avions gabellement de quoi les mettre à l’abri du besoin, mais l’universalité de la lecture et en tout premier lieu la liberté de lire d’apprendre et de savoir. Et sans Angot qui va m’apprendre à bien me tenir devant les dames. Et m’zelle Gibson qui piaffe. Et Gerhard Schröder revendique toujours l’impertinence obligatoire des auteurs – éditeurs-libraires comme fer de lance de l’innovation. Lui reste quelques 250 milliards d’euros d’excédents commerciaux annuels, de quoi beurrer toute la Bavière d’arbres en argent massif.
Mais en dehors de nos députés éludeurs, qu’en est-il ?
Le prix unique du livre fait vivre pas moins de 40% des libraires et 100% des indépendants et 90% des auteurs, une paille, que p’tit Nicolas veut nous enlever de l’œil, pour mieux le voir, même, et surtout si la moitié des pays de l’union européenne ont copié et appliquent la loi de Jacobus. Et il doit y avoir une raison. Mince ou conséquente, mais raison gardons, d’autant que les requins sont en voie de disparition. Et puis c’est beau un gardon lorsqu’il dépose ses œufs en se frottant sur l’herbier de la rivière. Et trois semaines plus tard des petits poissons font des livres qui se mettent et se placent dans les librairies ou ils attendent avec impatience le client qui sera attendri par ses allers et venues et son sort. Et gare au temps qui passe sur le carborundum des gares, si la belle ne parvient pas à séduire le chaland, elle est mise au rebut au fond de l’impasse, à faire des passes et remplacements. Et si au bout de deux petits mois pas de client d’impasse attendris, au moins trois milles, c’est le retour au pays et la honte du pilon. Il est difficile de déterminer la durée de vie moyenne d'un livre. Ce qui est sûr, c'est que son temps de décollage est de plus en plus court. On sait si c'est un succès au bout de 3 à 5 semaines. Précise le rédacteur en chef adjoint de Livres Hebdo, Fabrice Piault. Mais surtout les petits éditeurs enfin les éditeurs non institutionnels, chacun a son égo, sont les véritables dénicheurs de talents et les seuls découvreurs des génies de l’écriture, et des lecteurs qui vont avec. Donc dans la France de la réforme Sarkozyste, celle qui fait bœufs de vaches stériles, pour sauver le livre et tout ce qui va avec, « Haro sur les députés »
14:46 Publié dans brêves du bar sans culotte | Lien permanent | Commentaires (1) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : prix unique du livre.
Ségolène Royal et Bertrand Delanoë font campagne présidentielle ensemble pour ressouder le parti.
proposé par martingrall
Oh ! Suis-je bête, je suis parti sur les chapeaux de roues de la Mustang de Steves Mc Quen dans Bullit, filant le train à un vieux rêve, un Parti Socialiste Unifié, c’était déjà la même époque, je n'ai pas eu le temps de lire la suite. Mea culpa. Et tant va la culpe à l'eau bleue et plate....

Il faut avouer que Ségo Et Bertand ça a de la gueule.
Donc, c'est aux Etats-DésUnis que ça se passe, et bien sur il s'agit de Madame Clinton Hillary et de Monsieur Obama Barack. Et les zigues font campagne ensemble pour Unifier le Parti Démocrate, devenu pour quelques mois un PDU très européen.
Ainsi donc, Après des mois de rivalité dans le cadre de leur campagne électorale respective, dont nous ignorerons dés maintenant tous les coups bas, Mme Hillary Clinton et M. Barack Obama ont fait campagne ensemble le 27 juin dans la petite ville d'Unity dans le New Hampshire, si ! Ils ont osé, pour illustrer l'unité au sein de leur parti politique, le parti démocrate.
Lors de la mise en bouche, très recherché chez les Clinton, Mme Hillary a encouragé les électeurs désireux de voir le pays s'engager dans une nouvelle direction à apporter leur soutien sans faille à M. Obama, le candidat, présumé, du parti démocrate à la présidence de la république étasuiniène, ajoutant que le symbolisme du rassemblement qui a eu lieu à Unity ne se limite pas au nom de cette localité, mais par le respect que toutes les femmes et certains des hommes politiques doivent aux citoyens, qui ont apporté le même nombre de suffrages a elle-même et à l'autre, lors de la primaire démocrate qui y avait eu lieu, 107 chacun.
Très consensuel, pour reprendre ses 107 parts, M. Obama lança d'un éclat socratique : « Aujourd'hui, nous repensons à ce jour enneigé de janvier, où 107 électeurs ont voté pour Mme Clinton et 107 pour moi. Nous considérons maintenant ces suffrages comme 214 suffrages en faveur du changement dans notre pays. » Toute la salle applaudit.
« Unity, a renchéri Ségolène Clinton, n'est pas seulement un bel endroit du vrai Hampshire, c'est aussi un sentiment extraordinaire. Je sais, que ce que nous commençons ici en étant unis, se terminera sur les marches du Capitole, lorsque Barack Obama prêtera serment en sa qualité de président dans le grand envol d'oies qui vous protégera de nos ennemis. Et dès maintenant je mets mon mari, Bill, à disposition de Barack Obama, avec lequel il s'est entretenu par téléphone il y a quelques jours, et Barack compte le voir dans le cadre de la campagne et recevoir de Bill des conseils pendant les mois à venir. Re-applause dans la salle.
Bla bla bla, applause , Bla, applause Bla, bla, applause......... puis cette réunion se termina par la proposition de Bertrand Obama sur l'immigration. « Je serai votre champion lorsque je serai à la Maison-Blanche, et c'est ce dont vous avez besoin maintenant plus que jamais. » Au sujet de l'immigration, tous les dossiers sont prioritaires et j'entreprendrais une réforme visant à fournir aux 12 millions d'immigrés clandestins actuellement aux Etats-Unis, la possibilité de se faire naturaliser Américain, d'ouvrir les écoles et l'emploi syndiqué aux hispaniques qui leur permettra d'abattre les obstacles qui mettent le rêve américain hors de portée pour de nombreux Américains. »
Et je me suis réveillé ! J'étais déjà aux states, j'avais gagné à la loterie un des 50 000, visas. Green card en poche, au bout de la file d'attente menant au préposé aux tampons, Mc Cain, soi-même, m'attendais. Vous aimez les frites ? Si les aime ! Dis, pour qui tu m'parles ! Je plante même les patatoes, heu, arrangeant ma tenue, les petits doigts sur la couture du pantalon, pommes de terre Monsieur le Président ! Ouf, je passais la porte magnétique, je montais dans le camion militaire qui nous amena à l'autre bout de l'aéroport dans l'agence de voyage à destination unique. Dans le camion était plaquardé, nous nous vengerons. Mais en naturel, c'est fou comme Mc Cain ressemble à Nick.
11:47 | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : ségolène royal, bertrand delanoë
14.06.2008
Nicolas Sarkozy c’est Nick Tornade.
Parce que pour nous faire la nique, là on est complet. D’autant que même en cherchant bien sous les tapis, dans les porte-bois, sur le dos des zébus, d'opposition point…. Final. Nous sommes loin de la finale de « L'objection d’une nébulosité était » A moins que ce ne soit « Songes d’une gauche qui fut » Ou des « quatre saisons ». Et puis 4-1 il ne manque qu’un 2 milieu pour gagner aux dés. Pour le Foot voir le sélectionneur du rugby, secrétaire de son état.
Alors lassé de toutes ces vilénies, personne ne veut que Nicolas réussisse ses voyages, les jaloux. Même que Carla vient de blesser la Colombie en susurrant que son mec contient de la cocaïne colombienne. Les afgans attendent le CD pour savoir à quelle dose il carbure. Alors Sarkozy décide, pendant les six derniers mois de cette année pourrie il sera le président européen de la météo.
Haro sur le climat.
Et depuis qu’un balustre lui a volé son échelle, c'est la fête à la grenouille qui ne sait plus à quels seins se vouer. Lui qui voulait, encore nous taxer d’une contribution financière pour pénurie d’eau de pluie, c’est râper. Bon il reste un gros point à faire financer pour remplir les caisses à fonds perdus. Faire déclarer les esclaves que détiennent les Français, que c’est bon le conservatisme, 3% de la population, normes de l’O.N.U. Et à 10 € la tête de redevance annuelle, ça fait si je compte bien , 65 000 000 / 3% = 1 950 000 €. Et il a de la marge, soit augmenter la redevance soit le nombre d’esclaves. Et tout ça c’est dans ARTE mercredi prochain.
00:07 Publié dans Entre la messe et les vêpres | Lien permanent | Commentaires (1) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : esclavage, climat
12.06.2008
Sarko veut son Air Force One, pour lui tout seul.
proposé par martingrall
Comme c'est beau un Air Force One à la française.

c'est vrai il a de la gueule, le Star Force One Starcosy.
Avec, plus de 8, 7% de hausse des dépenses de l’Elysée depuis l’avénement de Nicolas Sarkozy président de l’autre pays des droits de l’homme, avec une inflation limitée statistiquement à 3,7%, et une croissance à Zéro pointé, Nicolas Sarkozy, qui n'en peut plus de toutes ses réussites, demande à acheter un airbus A330-200 pour deux cents places en luxe et 400 en économiques.
Actuellement cet avion de la capacité d'un 747, est la propriété de Air Caraïbes desservant les îles depuis la France. Nicolas souhaite le faire transformer par un grand couturier, sous la direction de Carla, pour lui, sa famille, un ou deux extérieurs, amis ministres, amis industriels de la communication passive. Bien sur la peinture extérieure sera refaite, pour le coût de la précieuse laque écologique, se renseigner au bureau des matériels d’air France à Roissy, à l’effigie de Nicolas de France, et dont l’entretien, la maintenance, et la surveillance et l'équipement seront confiés à l’armée de l’air.
Oui Nicolas Sarkozy est un homme pressé de profiter des petits plaisirs du pouvoir absolu. Et il ne veut pas utiliser la flotte déjà impressionnante de ses prédécesseurs.
L’affaire n’est pas encore faite, Nicolas a fait mettre une option d’achat, et attend que J-F Copé, libéré dans quinze jour du démantèlement de France Télévision et de sa ventilation par appartement aux potes sarkozystes, le fasse valider en toute démocratie par les députés UMP.
Douce France…. Mais non c'est des conneries, Air caraïbes loue ses avions! il en a trois en service et 3 en commande, on ne peut pas commander des avions et les revendre. Mais, affaire à suivre!
09:45 Publié dans brêves du bar sans culotte | Lien permanent | Commentaires (5) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : star force one sarkozie
Sarkozy chef de la censure ! Il faut plomber Wikipédia !
proposé par martingrall
Eh oui, Sarkozy est le briseur de tabous dont la france du polit buro a toujours révé! Et:

Il a mis ses potes, le vétuste bronzé, et, son attaché personnel en communication, patrons d’Euro RSCG à la tâche en ciblant celui par qui nous savons tout sur tout WIKIPEDIA.
Vous voulez savoir avec qui déjeune mercredi Martine Aubry et Jean- François Copé, Marc Tessier, ancien président de France télévision ! C’est sur Wikipedia.
Où déjeunent Nicole Notat et Xavier Bertrand ! C’est sur Wikipédia
Comprendre votre commune, son budget, ses comptes ! C’est sur Wikipedia.
Comprendre le regroupement des entités publiques données aux potes sarkozystes et recapitalisées par le détournement de nos impôts c’est sur Wikipédia,
Comprendre le démembrement, le démantèlement de la France par l’ensemble des partis politiques gauche et droite confondus, afin d’effacer toutes les preuves de leurs incapacités à répondre à l’utilité du politique, c’est à dire l’allégement de la charge de la vie privée et les contraintes de la vie professionnelle de chacun des Français ! C’est sur Wikipédia
Comprendre la relation intime entre les partis politiques et les structures économiques de profits ! C’est sur Wikipédia.
Chaque fois que quelque chose vous semble politiquement tordu, un mécanisme que vous ne comprenez pas, une étrangeté, une bizarrerie, une impossibilité sociale, au lieu de vous prendre pour le dernier des demeurés, Cliquez sur Wikipédia, la réponse est là.
Vous n’êtes plus seul. Tout le monde pense la même chose. Vous devenez un élément de pouvoir. Donc !
Séguéla, l’appeler cé gars las sera un plus; il est catalan, roi de l’embrouille et de l’incompétence accomplie, il s’occupe des constructeurs automobiles français depuis qu’ils n’arrivent plus à produire les voitures que les clients veulent acheter, et donc que les autres constructeurs récupèrent pour pas un rond, lance une opération de déstabilisation de l’encyclopédie interactive participative, en la condamnant unilatéralement parce que ce qui est écrit sur le Wiki n’est pas ce que voudrait y lire Séguéla ! Le jour ou la science approuvera les frasques du fils de pub, plus personne n'aura jamais entendu parler de Nicolas Sarkozy.
Même si, surtout, si la France sarkozyste sert de modèle aux 75% des pays non démocratiques de la planète dans l’effacement de leur participation par à la terreur à l’annulation de leur peuple.
Ben oui si ne le savez pas encore c’est le wikipédia qui plombe votre pouvoir d’achat, qui détruit les emplois, qui ferme les hôpitaux qui privatise la Justice et sa police, qui affame les populations aux biens séquestrés, qui fait flamber le brut, qui fait dégringoler la bourse de trois points par jour en dénigrant effrontément toutes les belles et langoureuses entreprises françaises du CAC 40.
Ben c’est que Wikipedia, entrave la communication, non, la publicité institutionnelle unilatérale rscgiste, en vous apportant la vraie nature des institutions, ce qui, par ailleurs, et dans tous les pays d’Europe, donc la France, est une obligation légale.
Si un procès doit être fait, ce n’est pas à notre encyclopédie, mais à Nicolas Sarkozy, garant des dites institutions libres et sans entrave.
Un lieu commun de toute démocratie, ‘La vérité ou la mort’ toujours appliqué à tour de bras par les Etats-Unis.
Mais que viennent foutre, ces publicitaires, à la direction de l’autre pays des droits de l’Homme.

08:12 Publié dans brêves du bar sans culotte | Lien permanent | Commentaires (2) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : sarkozy, censure, wikipedia, aubry, bertrand
11.06.2008
Abolition des trente-cinq heures! Mais puisque l’on vous dit que Sarko n’est pas de Gaulle.
Bon ça se voit tout de suite, De gaulle était un cadre noir, fier et noble cavalier en vrai. Je vous l’accorde, faut pas faire de très gros efforts, cependant.
Ah ben non Charles de Gaulle, ne faisait pas le jour ce que la veille, il jurait ses grands dieux ne jamais faire !
Exemple les trente cinq heures !
Il a chargé le Truck de service de faire passer en force leur abolition, contre la volonté de son propre camp !
Si tu réussis tu prends la place de Fillon !
Et, comme Sarko dans ce milieu politique, est un larron dans sa propre foire, il accusera les franc-Macs de tous les maux.
« Vous les gardiens de la république et des libertés, c’est un des vôtres, balayez devant vos loges ! Je ne peux pas être partout »
Donc. Truck de base ne s’en laisse pas conter par les fonts commun GGT-MEDEF, CFDT, ni par la GPME, ni même par son chef qui lui demande de la mettre pédale douce, l’assemblée nationale n’étant une petite vieille à qui on place une assurance jeunesse éternelle, du temps pas si lointain ou Truck était prospecteur placier d’une officine d’assurances.
Question :
Qu’est ce qu’une représentation d’élus largement minoritaires, qui impose en force, sans respect de la représentation majoritaire, le nouveau centre n’étant pas vraiment convié aux discussions, le contraire de l’accord conclu entre tous les partenaires sociaux qu’ils ont pris eux-mêmes sous leur mandature chiraquienne ! Et refusent obstinément et nouvellement de s’y plier !
Comment appelle-t-on un représentant du peuple, et payé par lui, retraite incluse, Assedic à vie garantie, qui refuse les textes qu’il a lui même fait signer ?
Et comme certains n’arrivent toujours pas à accepter ce qu’ils sont réellement, insérer les réponses aux questions ci-devant, Ils souhaiteraient un délai supplémentaire, afin de faire passer l’abolition des trente cinq heures pendant les vacances.
Puisque l’on vous dit que Sarko c’est pas Charlie.
15:29 Publié dans brêves du bar sans culotte | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : sarkozy, cfdt, cgt, medef
07.06.2008
Les agences immobilières sans pas-de Porte.
Puisque l’on vous dis qu’il n’y a pas de crise !
Les hyènes gagnent et se refont sur les carcasses.
Des centaines d’agences immobilières ferment leurs pas-de-porte. Pour une fois très bien nommées, le nombre de transactions ayant fortement chuté depuis le début de l'année dans un contexte de ralentissement du secteur. Perte de 50% de transactions sur le marché des particuliers.
"C'est un mouvement de balancier économique normal et sain en raison de la baisse de l'activité des transactions", affirme la F.N.A.I.M qui n'a pas encore recensé le nombre de cessations d'activité.
Au début de l'année, bien avant la crise des subprimes, qui n’a pas touché la France puisqu’on vous le dit, un professionnel du secteur avait prédit que la France verrait la fermeture de nombreuses agences immobilières", ajoutant "que ce ne serait que justice".
Se gaussant d’un effondrement des ventes de logements neufs au premier trimestre (-27,9% sur un an) et une chute du nombre des mises en chantier. - 60%
Et c’est une chance pour la France, elle va démonter vendre et remonter les immeubles a Beyrouth. Rien ne se perd tout se transforme.
16:57 Publié dans brêves du bar sans culotte | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : crash immobilier
La France sarkozyste, le pays du non aux droits de l’Homme.
proposé par martingrall,
L’Europe refuse la politique du logement de Sarkozy. En fait sa ‘non politique’ du logement. En particulier le logement social et le logement d’urgence.
Publiés à Strasbourg, en dehors de toute censure, ces rapports sont accablants pour le droit social élémentaire des hommes à disposer d’un toit.
Ces rapports édités par un groupe d’experts du Comité Européens des droits sociaux, organisme officiel de la commission européenne, juge la politique sarkozyste non conforme sur plusieurs points et souvent contraire à la charte sociale européenne.
Il insiste et fibule l’insuffisance de l’offre de logements sociaux, les carences de l’aide aux sans-abris, exclusivement générée par l’absence de politique sociale de la France, le manque de places et d’aires d’accueil pour les gens du voyage et surtout, Le trop grands nombre de logements ‘indignes’ proposés aux français socialement les plus faibles.
Ces experts, ont justifié leur rapports en notant l’étendu de ces logements indignes, entre 400 000 et 600 000 logements soit selon le barème des organisme sociaux français entre 1 000 000 et 1 500 000 personnes continuent d’être exposées à des risques sanitaires graves et irréversibles dus à des conditions de vie médiocres
Est reproché à la France "La politique de logements en France en faveur des plus pauvres est insuffisante" "L'absence d'une approche coordonnée pour promouvoir l'accès effectif au logement des personnes se trouvant ou risquant de se trouver en situation d'exclusion sociale ou de pauvreté". Y est notamment formulairement critiquée. Selon le barème de développement social européen.
Le Comité des droits sociaux avait été saisi en 2006 de deux réclamations émanant l'une d'ATD Quart Monde (Aide à toute détresse), l'autre de la Fédération des Associations Nationales de Travail avec les Sans-Abri (FEANTSA).
"Sur une population de 60 millions d'habitants, 100.000 sont sans abri, trois millions sont mal logés et 5,6 millions sont dans une réelle vulnérabilité résidentielle", avait estimé Marc Uhry, expert de la FEANTSA, lors d'une audience publique en septembre dernier.
Les deux organisations non gouvernementales estimaient que la France violait trois articles de la charte sociale européenne
Sur
Le droit au logement,
Le droit à la protection contre la pauvreté
L'exclusion et le droit de la famille à la protection sociale, juridique et économique.
La suite de la procédure incombe au comité des ministres du Conseil de l'Europe qui devrait adopter une résolution ou adresser une "recommandation" à la France pour l'inviter à se mettre en conformité avec la charte sociale. Recommandation soumise à obligations.
La mise en oeuvre de la loi Dalo devrait répondre à certaines des critiques, s'agissant des garanties de relogement après une expulsion, du nombre de places d'accueil pour les sans abri ou de l'accès au logement social qui "n'est pas réservé aux foyers les plus pauvres".
Le comité regrette notamment que le concept de "mixité sociale", qui vise à éviter la création de ghettos de familles en difficultés, aboutisse à des décisions "discrétionnaires" en matière d'attribution des logements Et la création et le renforcement de Ghettos communautaires, les premiers dans l’histoire de la France.
Au détour d'un des rapports, l'un des objectifs de la loi Dalo est d'ores et déjà jugé insuffisant.
La loi Dalo jugée insuffisante et inapplicable en l’état "Même si toutes les mesures envisagées étaient menées à bien, c'est-à-dire si 591.000 logements sociaux supplémentaires étaient réalisés d'ici 2009, on observerait toujours un déséquilibre considérable par rapport au nombre de demandes de logements sociaux", estiment les experts. Soulevant et transmettant leurs études sur le développement de la précarité de l’emploi jusque dans les administrations publiques.
12:37 Publié dans brêves du bar sans culotte | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : logements sociaux










